jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2300447 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
| Avocat requérant | SELARL MANGOT-PAINEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 février 2023, M. B A, représenté par
Me Mangot, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 19 janvier 2023 par lequel la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la préfète de l'Oise aurait dû lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est non fondée dans les moyens qu'elle soulève.
M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du
22 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, conformément à l'article
R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Boutou, vice-président, a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été pris par la préfète de l'Oise à la suite de l'instruction et du rejet de la demande d'asile de M. A et n'a nullement pour objet de répondre à une demande de titre de séjour pour un motif de santé. Si la préfète a toujours la possibilité d'user de son pouvoir de régularisation, elle n'y est nullement tenue. Par suite, l'unique moyen de la requête tiré de ce que M. A pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et doit être écarté.
2. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Mangot la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés au cours de l'instance et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Mangot et à la préfète de l'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301129
Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la demande de la SAS SAGEB, gestionnaire de l'aéroport de Beauvais-Tillé, en litige sur les impositions de taxe foncière, de taxe spéciale d'équipement, de taxe GEMAPI et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2019. La société requérante, après avoir abandonné ses moyens initiaux, a sollicité l'application du plancher de 80 % prévu à l'article 1518 B du code général des impôts pour le calcul de la valeur locative des biens concédés, ainsi que l'exclusion de certains biens (feux de balisage, portes automatiques, clôtures) de l'assiette de la taxe en application du 11° de l'article 1382 du même code. Le tribunal a fait droit à la demande d'exclusion des feux de balisage aéronautique, conformément à la position de l'administration, mais a rejeté les autres moyens de la requête. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, avec une réduction correspondante des impositions.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301134
Le Tribunal Administratif d’Amiens a statué sur une requête de la SAS SAGEB, gestionnaire de l’aéroport de Beauvais-Tillé, contestant ses cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2020. La société demandait notamment l’application d’un plancher de 80% sur la valeur locative des biens concédés (article 1518 B du CGI) et l’exclusion de certains équipements spéciaux (feux de balisage, clôtures) et non-valeurs. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en ordonnant l’exclusion des feux de balisage aéronautique de l’assiette, conformément au 11° de l’article 1382 du CGI, et a rejeté le surplus des conclusions, dont la demande d’application du plancher de l’article 1518 B.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2302630
Le Tribunal Administratif d'Amiens statue sur la demande de la SAS SAGEB, gestionnaire de l'aéroport de Beauvais-Tillé, en réduction de ses impositions de taxe foncière, de taxe spéciale d'équipement, de taxe GEMAPI et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2021. La société requérante, après avoir abandonné ses moyens initiaux, sollicite l'application du plancher de 80 % prévu à l'article 1518 B du code général des impôts pour le calcul de la valeur locative des biens concédés, ainsi que l'exclusion de certains biens (feux de balisage, clôtures, etc.) de l'assiette de la taxe. Le tribunal, suivant l'administration qui admet l'exclusion des feux de balisage aéronautique, rejette le surplus des conclusions de la requête.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304072
Le Tribunal administratif d'Amiens a condamné l'État à verser 100 euros à un détenu pour le préjudice moral subi lors d'une fouille à nu jugée illégale, faute de justification par un comportement suspect ou un risque pour la sécurité. La juridiction a estimé que cette fouille, non motivée par l'administration pénitentiaire, constituait une erreur d'appréciation engageant la responsabilité de l'État, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 225-1 du code pénitentiaire. La somme allouée porte intérêts à compter de la demande préalable du requérant.
31/12/2025