LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2300537

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2300537

lundi 16 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2300537
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantSCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 14 novembre 2022, le juge des référés du tribunal a, sur la requête n°2200691 présentée par le département de l'Aisne, désigné, sur le fondement de l'article

R. 532-1 du code de justice administrative, M. B A en qualité d'expert en vue de déterminer la nature et les causes des nouveaux désordres affectant le collège Jean Mermoz à Laon (02000) et les moyens d'y remédier.

Par une requête, enregistrée le 20 février 2023, la société Fayat Bâtiment représentée par la SCP Lebègue Derbise, demande au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 14 novembre 2022 et confiée à M. B A, expert, à :

- la société Eliaco ;

- la société l'Auxiliiaire, en qualité d'assureur de la société Eliaco ;

- la SA GAN Assurances, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés ;

et de réserver les dépens.

Elle soutient que :

- une première réunion d'expertise a eu lieu sur place le 18 janvier 2023 et a mis en évidence que le lot n°3 (bardage extérieur) potentiellement concerné par certains désordres, notamment d'infiltrations ou de détérioration du pare pluie a été confié à la société Eliaco et eu égard à la nature des désordres dénoncés par le département de l'Aisne, la présence de cette société et de son assureur, la société l'Auxiliaire apparait utile ;

- la maîtrise d'œuvre a été à plusieurs intervenants faisant l'objet d'un groupement, parmi lesquels figuraient la société Saunier et associés (BET tous corps d'état) qui a fait l'objet d'une liquidation judiciaire le 18 juillet 2013 était assurée auprès de la SA Gan Assurances ; il apparaît donc que la présence de cette compagnie d'assurances soit utile au déroulement des opérations d'expertise confiée à M. A ;

- la présente demande d'extension est présentée dans le délai de deux mois suivant la première d'expertise conformément à l'article R. 532-3 du code de justice administrative et est donc parfaitement recevable.

Par un mémoire, enregistré le 28 février 2023, la SA AXA France Iard, représentée par la SCP Cottignies Cahitte Desmet, demande au juge des référés de constater qu'elle émet toutes protestations et réserves sur la demande d'extension des opérations d'expertise et de rendre communes et opposables les opérations d'expertise confiées à M. A, à la société Eliaco, à la société l'Auxiliaire et à la SA Gan Assurances es qualité d'assureur de la société Saunier et associés.

Par des mémoires, enregistrés les 4 mars et 2 septembre 2023, la société l'Auxiliaire représentée par Me Cadix, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, de statuer ce que de droit sur la requête de la société Fayat Bâtiment en ce qu'elle la vise, de laisser dans la cause l'ensemble des défendeurs dont la société Zurich Insurance Public Limited Company appelée en intervention forcée par la société Gan Assurances et la société Apave Infrastrucures et construction France anciennement Apave Nord Ouest, appelée en intervention forcée par la société l'Auxiliaire.

Par des mémoires, enregistrés les 15 mars, 4 avril et 19 juin 2023, la société Gan Assurances représentée par Me Gache-Genet, dans le dernier état de ses écritures, demande au juge des référés de prendre acte de ce qu'elle émet les plus extrêmes protestations et réserves sur la demande d'ordonnance commune sollicitée par la société Fayat, et ce d'autant que le contrat de Saunier a été résilié à compter du 1er janvier 2013, de rendre communes et opposables à Zurich Insurance PLC l'ordonnance n°2200691 du 14 novembre 2022 désignant M. A en qualité d'expert judiciaire, par ainsi que l'ordonnance à intervenir, de rejeter la demande de mise hors de cause ainsi que la demande de condamnation formulée par la société Zurich Insurance PLC à son encontre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, rejeter la demande d'extension formée par le département de l'Aisne dans sa requête n°2300878 du 17 mars 2023, celle-ci intervenant postérieurement à la forclusion du délai décennal et de réserver les dépens.

Par un mémoire, enregistré le 17 avril 2023, la société Apave Infrastructures et Construction France, venant aux droits de l'Apave Nord Ouest SAS par voie d'apport partiel d'actif en date du

1er janvier 2023, représentée par Me Marié, demande au juge des référés de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sollicitée, sans que cela ne vaille reconnaissance de responsabilité et de garantie, de dire et juger qu'elle recherchera la responsabilité des parties suivantes et sollicite la condamnation des parties dont la responsabilité pourrait être engagée et à la garantir indemne, cette demande étant interruptive de prescription et de forclusion.

Par un mémoire, enregistré le 8 août 2023, la société Architectoni et la société Boyeldieu Dehaene Architecte, représentées par Me Abiven, demandent au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise confiées à M. B A par ordonnance du 14 novembre 2022 à la société Eliaco, à son assureur la société l'Auxiliaire et à la société Gan assurances, assureur de la société Saunier et associés, liquidée et de réserver les dépens.

La requête a été communiquée à la société Eliaco, au département de l'Aisne, à la société Gras Savoye, à la société Symoe, à la société Guy Folliot, à la société Mutuelles du Mans Assurances Mutuelles, à la société Mutuelle du Mans Iard, à la société Cuisine Service, et à la société Zurich Insurance PLC, lesquels n'ont pas produit d'observations.

La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président comme juge des référés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ". Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 précité, les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. En outre, le juge du référé peut appeler à l'expertise en qualité de sachant toute personne dont la présence est de nature à éclairer ses travaux.

2. Par ordonnance du 14 novembre 2022, le juge des référés du tribunal a ordonné une expertise, en vue de déterminer la nature et les causes des nouveaux désordres affectant le collège Jean Mermoz à Laon (02000) et les moyens d'y remédier.

3. La requête enregistrée le 20 février 2023 sous le n°2300537, présentée pour la société Fayat Bâtiment, tend à rendre communes et opposables les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 14 novembre 2022 et confiée à M. B A, expert, à :

- la société Eliaco ;

- la société l'Auxiliiaire, en qualité d'assureur de la société Eliaco ;

- la SA GAN Assurances, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés.

4. Aux termes de son mémoire du 4 avril 2023, la société Gan Assurances représentée par Me Gache-Genet demande notamment au juge des référés de prononcer sa mise hors de cause de la présente procédure compte tenu de ce que le contrat de la société Saunier a été résilié à compter du 1er janvier 2013 et de rendre communes et opposables à la société Zurich Insurance PLC les opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance n°2200691 du 14 novembre 2022 désignant

M. A en qualité d'expert judiciaire.

Sur la demande de mise hors de cause de la société Gan Assurances et la demande de mise en cause de la société Zurich Insurance PLC :

5. La société Gan Assurances soutient que la société Saunier a résilié son contrat le

19 septembre 2012 avec une prise d'effet le 1er janvier 2013, de sorte qu'elle n'est plus l'assureur en risque au jour de la réclamation ni au jour de survenance des désordres. Elle demande la mise en cause de la société Zurich Insurance PLC à compter du 1er janvier 2013 en tant que nouvelle compagnie d'assurances de la société Saunier. L'organisation d'une mesure d'expertise ne préjuge pas de la responsabilité éventuelle des parties appelées en la cause et ne préjudicie pas au principal. Dès lors peuvent être appelées à une expertise ordonnée sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative non seulement les personnes dont la responsabilité est susceptible d'être engagée par l'action qui motive l'expertise ou qui à tout le moins n'y sont pas manifestement étrangères, mais aussi toute personne dont la présence est de nature à éclairer les travaux de l'expert. Ainsi dans la mesure où une relation contractuelle existait entre les compagnies d'assurances Gan et Zurich Insurance PLC et la société Saunier lors de l'exécution du marché public en cause, aucune de ces deux sociétés n'est manifestement étrangère au litige susceptible d'être engagé devant le juge du fond et il apparaît utile que ces deux compagnies d'assurances participent à la présente procédure.

6. La mise en cause des autres sociétés visées au point 3 présente un caractère d'utilité, qui n'est d'ailleurs pas contesté.

Sur les autres conclusions :

7. la société Apave Infrastructures et Construction France, venant aux droits de l'Apave Nord Ouest SAS et la société Gan Assurances demandent au juge des référés, de dire qu'ils solliciteront la garantie des autres constructeurs et assureurs, et que leurs conclusions sont interruptives de prescription au regard des dispositions des articles 1794-4-2,1792-4-3 et 2224 du code civil. Il n'appartient toutefois pas au juge des référés d'accueillir des conclusions en déclarations de droit.

8. Il n'appartient pas au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions citées au point 1 de donner acte de protestations ou de reserves, ni de condamner certains des intervenants à en garantir d'autres dans l'hypothèse de leur propre condamnation par le juge de l'action. Les conclusions présentées en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.

9. Enfin la circonstance que la demande d'extension des operations formée par le département de l'Aisne aux termes de sa requête n°2300878 du 17 mars 2023 porterait sur des dommages dont l'action en réparation serait susceptible de se heurter à la prescription décennale est inopérante alors que l'instance donnant lieu à la présente ordonnance ne porte pas sur ce point.

Sur les dépens :

10. Aucun dépens n'a été engagé dans le cadre de la présente instance. Dès lors, les conclusions présentées à cet égard par les parties sont dépourvues d'objet et, par suite, doivent être rejetées.

O RDONNE

Article 1er : La mission confiée à M. B A, prescrite par l'ordonnance du juge des référés, en date du 14 novembre 2022, est étendue à :

- la société Eliaco ;

- la société l'Auxiliiaire, en qualité d'assureur de la société Eliaco ;

- la SA Gan Assurances, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés ;

- et la société Zurich Insurance PLC, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés.

Article 2 : L'expert reprendra en tant que de besoin ses opérations d'expertise en présence de l'ensemble des parties à l'instance, à savoir :

- le département de l'Aisne ;

- la société Fayat Bâtiment exerçant sous l'enseigne Cari Thouraud ;

- la société Eliaco ;

- la société l'Auxiliiaire, en qualité d'assureur de la société Eliaco ;

- la SA Gan Assurances, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés ;

- la société Gras Savoye ;

- la société Boyeldieu Dehaene ;

- la société Architectoni ;

- la société Symoe ;

- la société Guy Folliot ;

- la société Mutuelles du Mans Iard Assurances Mutuelles, en sa qualité d'assureur de la société d'exploitation des établissements R. Goutte aujourd'hui liquidée ;

- la société Mutuelles du Mans Iard, en sa qualité d'assureur de la société d'exploitation des établissements R. Goutte aujourd'hui liquidée ;

- la société Cuisine Service ;

- la société AXA France Iard, en sa qualité d'assureur de la société Cuisine Service ;

- la société Apave Infrastructures et construction France, venant aux droits de la société Apave Nord Ouest SA ;

- et la société Zurich Insurance PLC, en sa qualité d'assureur de la société Saunier et associés.

Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dont un par voie électronique pour le 29 mars 2024 et le notifiera aux parties intéressées conformément à l'article

R. 621-9 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception quatre jours au moins avant les opérations d'expertise.

Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée au département de l'Aisne, à la société Fayat Bâtiment exerçant sous l'enseigne Cari Thouraud, à la société Eliaco, à la société l'Auxiliaire, à la SA Gan Assurances, à la société Gras Savoye, à la société Boyeldieu Dehaene, à la société Architectoni, à la société Symoe, à la société Guy Folliot, à la société Mutuelles du Mans Iard Assurances Mutuelles, à la société Mutuelles du Mans Iard, à la société Cuisine Service, à la société AXA France Iard, à la société Apave Nord Ouest SA, à la société Zurich Insurance PLC et à

M. B A, expert.

Fait à Amiens, le 16 octobre 2023.

Le juge des référés,

Signé :

S. THERAIN

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

2

← Retour aux décisions