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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2300559

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2300559

vendredi 14 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2300559
TypeDécision
PublicationD
Avocat requérantSCP LEBEGUE DERBISE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par ordonnance du 13 mai 2022, le juge des référés a, sur la requête enregistrée sous le

n° 2200586, présentée pour M. F B par Me Pelletier, désigné le docteur E C en qualité d'expert, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les conditions et conséquences de sa prise en charge par le service des urgences du centre hospitalier de Soissons le 15 décembre 2015.

Par une requête enregistrée le 22 février 2023 sous le n° 2300559, le Docteur E C demande au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise prescrites par l'ordonnance du 13 mai 2022 au docteur D et au centre hospitalier de

Saint-Quentin.

Il est fait valoir que lors de la première réunion d'expertise du 16 novembre 2022, tous les faits survenus sur le poignet gauche de M. B n'ont pu être analysés dans leur totalité dans la mesure où le patient a également été pris en charge par son médecin traitant, le docteur D et par le centre hospitalier de Saint-Quentin.

Par un mémoire, enregistré le 9 mars 2023, le centre hospitalier de Saint-Quentin, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, demande au juge des référés de lui donner acte de ce qu'il ne s'oppose pas, sous toutes réserves de responsabilité, à sa participation aux opérations d'expertise confiées au docteur E C selon une ordonnance du 13 mai 2022 et de réserver les dépens.

La requête a été communiquée à la société Breteuil Assurances Courtage, au centre hospitalier de Soissons, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), à M. F B, au docteur A D et à la commune de Soissons, lesquels n'ont pas produit d'observations dans le délai imparti.

La présidente du tribunal a désigné, M. Bertrand Boutou, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :

" Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article

R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".

2. La requête du Docteur E C, expert missionné par l'ordonnance du 13 mai 2022, tend à ce que les operations d'expertise soient rendues communes et opposables au Docteur A D et au centre hospitalier de Saint-Quentin, en faisant valoir que lors de la première réunion d'expertise du 16 novembre 2022, tous les faits survenus sur le poignet gauche de M. B n'ont pu être analysés dans leur totalité dans la mesure où le patient a également été pris en charge par son médecin traitant, le docteur D et par le centre hospitalier de Saint-Quentin. Il y a lieu de faire droit à cette demande et de prolonger la durée de l'expertise dès lors que cette extension, qui présente un caractère utile à la réalisation de l'expertise sollicitée, d'ailleurs non contestée par les parties, constitue une simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjugeant pas de la responsabilité d'une quelconque des parties.

ORDONNE :

Article 1er : La mission de l'expert désigné par l'ordonnance susvisée n° 2200586 du

13 mai 2022 du juge, statuant en référé, est étendue au docteur A D et au centre hospitalier de Saint-Quentin.

Article 2 : La date de dépôt du rapport d'expertise prévue par l'ordonnance du 13 mai 2022 est reportée au 1er septembre 2023.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B, à la société Breteuil Assurances Courtage, au centre hospitalier de Soissons, à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), au centre hospitalier de Saint-Quentin, au docteur A D, à la commune de Soissons et au docteur E C, expert.

Fait à Amiens le 14 avril 2023.

Le juge des référés,

Signé :

B. Boutou

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2300559

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