jeudi 6 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2300832 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP BACLET - CATHERINE BACLET-MELLON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 15 mars 2023, 11 juillet 2024 et 24 juillet 2024, dont le dernier n'a pas été communiqué, Mme B A, représentée par Me Abiven, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2022 par laquelle le maire de la commune de Bettencourt-Rivière l'a mise en demeure de procéder à l'élagage et l'abattement de ses plantations empiétant sur le cimetière communal dans un délai d'un mois, ensemble la décision implicite de rejet du 29 janvier 2023 de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bettencourt-Rivière une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- cette décision est fondée sur des faits matériellement inexacts dès lors que ses plantations n'occasionnent ni danger ni gêne à la circulation dans le cimetière communal ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 2212-2-2 du code général des collectivités territoriales dès lors qu'aucune voie de circulation ou de passage n'existe dans la partie du cimetière que longent ses plantations ;
- cette décision n'est ni nécessaire, ni adaptée ni proportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2023, la commune de Bettencourt-Rivière, représentée par Me Baclet, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme A d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 2 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 26 juillet 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard, rapporteur,
- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public ;
- et les observations de Me Wacquier, assistant Mme A et substituant Me Abiven.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 5 novembre 2022, la maire de la commune de Bettencourt-Rivière a mis en demeure Mme A de procéder à l'élagage et l'abattement de ses plantations empiétant sur le cimetière communal dans un délai d'un mois. Par un courrier du 25 novembre 2022, Mme A a présenté un recours gracieux contre cette décision qui a été implicitement rejeté le 29 janvier 2023. Par sa requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de la décision du 5 novembre 2022, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
2. S'il est établi que les feuilles et le menu branchage qui tombent naturellement d'un grand arbre, situé sur la bordure du terrain de Mme A donnant sur le cimetière, rendent plus difficiles l'entretien de ce dernier et des tombes qui s'y situent, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces feuilles et branchages ou les racines de cet arbre sont la source d'une atteinte à la sûreté ou à la commodité du passage ainsi que l'a considéré le maire de la commune de Bettencourt-Rivière au terme de la décision attaquée. Dans ces conditions, Mme A est fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur de fait et à en demander, pour ce motif, l'annulation, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Bettencourt-Rivière la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par la commune de Bettencourt-Rivière au titre des frais engagés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 5 novembre 2022, ensemble la décision implicite de rejet du 29 janvier 2023, sont annulées.
Article 2 : La commune de Bettencourt-Rivière versera à Mme A une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de la commune de Bettencourt-Rivière sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Bettencourt-Rivière.
Délibéré après l'audience du 13 février 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Lebdiri, président,
- M. Fumagalli, conseiller,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2025.
Le rapporteur,
Signé
J. Richard
Le président,
Signé
S. Lebdiri
La greffière,
Signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
No 230083
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513014
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.
02/04/2026