jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2303510 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL CABANES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 1er décembre 2022, le juge des référés du tribunal a, sur la requête n°2201410, présentée pour la communauté de communes de la Plaine d'Estrées, par Me Lepretre, désigné, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, Mme A B en qualité d'experte, en vue de déterminer la nature et les causes des désordres constatés sur la station d'épuration de Longueil Sainte Marie.
Par une requête, enregistrée le 16 octobre 2023, sous le n°2303510, la société Saur, représentée par Me Cabanes, demande au juge des référés de procéder à l'extension des opérations de l'expertise prescrite par l'ordonnance du 1er décembre 2022, au chef de mission suivant :
- fournir au juge les éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices subis par la société Saur, exploitante des installations jusqu'en juin 2019.
Il est fait valoir que :
- la première réunion d'expertise s'étant tenue le 4 octobre 2023, la demande de la société Saur est recevable ;
- la société Saur, exploitante de la station d'épuration, a été contrainte d'assumer les frais de location des équipements de substitution sur la durée des travaux de réparation, de novembre 2018 à juin 2019 (surpresseur) et entre janvier et juin 2019 (pour la rampe d'aération) ;
- dans ce contexte, il est utile d'étendre les opérations d'expertise à l'examen de ces chefs de préjudices subi par l'exploitante de la station d'épuration.
Par un mémoire, enregistré le 31 octobre 2023, la société Wangner Assainissement, représentée par Me Aberlen, demande au juge des référés qu'elle n'entend pas s'opposer à la demande d'extension sollicitée, tous droits et moyens des parties étant réservés.
Par un mémoire, enregistré le 3 novembre 2023, la communauté de communes de Plaine d'Estrées, représentée par Me Leprêtre, demande au juge des référés de lui donner acte de ce qu'elle ne s'oppose pas à la requête de la société Saur tendant à l'extension de la mission d'expertise confiée à Mme A C par l'ordonnance de référé du 1er décembre 2022 à l'appréciation des préjudices qu'elle a subis en sa qualité d'exploitante des installations jusqu'en juin 2019.
La requête a été communiquée à la société Egis France, à la société Aerzen France, à la société Europelec, et à l'assistance départementale pour les territoires de l'Oise (ADTO), lesquelles n'ont pas produit d'observations.
La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président comme juge des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révèlerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ". Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 précité, les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. En outre, le juge du référé peut appeler à l'expertise en qualité de sachant toute personne dont la présence est de nature à éclairer ses travaux.
2. Par une ordonnance du 1er décembre 2022, le juge des référés du tribunal a ordonné une expertise, en vue de déterminer la nature et les causes des désordres constatés sur la station d'épuration de Longueil Sainte Marie.
3. La requête enregistrée le 16 octobre 2023, sous le n°2303510, présentée pour la société Saur, par Me Cabanes, tend à ce que la mission de Mme A C, designée en qualité d'experte par l'ordonnance du 1er décembre 2022 soit complétée comme suit : " fournir au juge les éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices subis par la société Saur, exploitante des installations jusqu'en juin 2019 ".
4. L'extension de la mission de l'expert telle que sollicitée au point 3 n'a pas été contestée par les parties et présente dès lors un caractère d'utilité. Par consequent, il y a lieu d'y faire droit.
O RDONNE
Article 1er : La mission confiée à Mme A C, prescrite par l'ordonnance du juge des référés, en date du 1er décembre 2022, est étendue comme suit :
- fournir au juge les éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices subis par la société Saur, exploitante des installations jusqu'en juin 2019.
Article 2 : L'expert reprendra en tant que de besoin ses opérations d'expertise en présence de l'ensemble des parties à l'instance, à savoir :
- la communauté de communes de la plaine d'Estrées ;
- la société SAUR ;
- la société Wangner assainissement ;
- la société Egis France ;
- la société Aerzen France ;
- la société Europelec ;
- et l'assistance départementale pour les territoires de l'Oise (ADTO).
Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe par voie électronique pour le
31 décembre 2024 et le notifiera aux parties intéressées conformément à l'article
R. 621-9 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception quatre jours au moins avant les opérations d'expertise.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes de la plaine d'Estrées, à la société SAUR, à la société Wangner assainissement, à la société Egis France, à la société Aerzen France, à la société Europelec, à l'assistance départementale pour les territoires de l'Oise (ADTO) et à Mme A C, experte.
Fait à Amiens, le 19 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé :
S. THERAIN
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2303510