mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2303527 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP LEBEGUE DERBISE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 octobre 2023, et 28 mai 2024, la Région Hauts-de-France, représentée par Me Poulain, demande au juge des référés, de :
1°) prescrire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise en vue de déterminer la nature et les causes des désordres constatés sur les bâtiments de la cité scolaire d'Amiens Sud, dont les ateliers nord du lycée Edouard Branly et les moyens d'y remédier, en présence de :
- la société Rabot Dutilleul en qualité de titulaire du marché ;
- la société Verspiren en qualité d'assureur de la société Rabot Dutilleul ;
- la société Margueron en qualité de sous-traitante de la société Rabot Dutilleul du lot charpente bois ;
- la société AXA France Iard en qualité d'assureur de la société Margueron ;
- la société Citebanche en qualité de sous-traitante du titulaire en charge du lot couverture étanchéité ;
- la société Allianz Iard en qualité d'assureur de la société Citebanche ;
- la société Siretec Ingenierie en qualité de bureau d'études et O.P.C ;
- la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) en qualité d'assureur de la société Siretec Ingenierie ;
- la société Bureau Veritas en qualité de bureau de contrôle technique ;
- la société Studio Gobe Bernier, venant aux droits du studio Ranson, architecte désigné ;
- la société Mutuelle des Architectes Français (MAF) en qualité d'assureur de la société Studio Gobe Bernier ;
- la société MMA Iard, en qualité d'assureur de la société Margueron, postérieurement à la société AXA France Iard ;
2°) réserver les dépens.
Il est fait valoir que :
- la Région Hauts-de-France est aujourd'hui propriétaire d'un ensemble de bâtiments à vocation scolaire, notamment du lycée Edouard Branly situé à Amiens ;
- les bâtiments de la cité scolaire d'Amiens sud, dont les Ateliers Nord du Lycée Edouard Branly, ont fait l'objet d'une restructuration/réhabilitation, le maître de l'ouvrage de l'époque étant le Conseil Régional de Picardie ;
- le marché a été confié à la société Rabot Dutilleul, avec sous-traitance pour les lots " charpente " aux établissements Margueron et la " couverture " aux établissements Citebanche ;
- s'agissant de l'Atelier Nord, une charpente et couverture ont été créées afin de couvrir un ancien patio, avec réception des travaux de couverture le 14 octobre 2013 ;
- le 4 juin 2022, un orage avec fortes pluies et chutes de grêles s'est abattu sur la ville d'Amiens et la toiture de l'Atelier Nord s'est alors effondrée, générant des dommages conséquents au niveau des salles de classe avec infiltrations d'eau de pluie ;
- la société Siretec a alors été missionnée par la Région, avec l'accord des parties, pour réaliser une étude de la structure existante ;
- une expertise amiable contradictoire entre les parties a notamment eu lieu en mai 2023 ;
- le cabinet Socotec préconise le renforcement ou le remplacement de l'ensemble des éléments de charpente encore en place mais a toutefois relevé un assemblage des pannes sur les sabots métalliques réalisés avec l'aide de pointes, alors même que contractuellement les assemblages devaient être faits par le biais de boulons et de tirefonds ainsi qu'une problématique de
sous-dimensionnement des éléments de charpente, susceptibles d'expliquer l'effondrement ;
- il résulte d'un rapport établi par le cabinet Saretec qu'il semble exister d'importantes différences de niveau avec des décrochements et des acrotères et que le sinistre pourrait notamment résulter d'une éventuelle non-conformité du dimensionnement de la charpente ;
- la mesure d'expertise sollicitée s'avère donc utile pour déterminer l'origine et les causes des désordres allégués et les moyens d'y remédier.
Par un mémoire, enregistré le 20 novembre 2023, la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), représentée par Me Gaubour et Me Mendy, demande au juge des référés de constater qu'elle émet toutes protestations et réserves sur la demande d'expertise formulée par la Région Hauts-de-France, de juger qu'elle est recevable et bien fondée en ce qu'elle se réserve le droit d'opposer aux parties toute fin de non-recevoir, nullité ou moyen de fait et de droit, ainsi, que l'opportunité d'exercer tous recours à l'encontre d'entités dont la responsabilité pourrait s'avérer engagée dans le cadre des faits soumis à la présente juridiction.
Par un mémoire, enregistré le 22 novembre 2023, la société Rabot Dutilleul et la société Verspieren, représentées par la SCP Lebègue Derbise, demandent au juge des référés de constater que la société Rabot Dutilleul émet les protestations et réserves d'usage sur la mesure d'expertise sollicitée et de prononcer la mise hors de cause de la société Verspieren.
Il est fait valoir que la société Verspieren n'est aucunement une compagnie d'assurance mais un simple courtier servant d'intermédiaire entre les entreprises assurées et les compagnies d'assurances.
Par des mémoires, enregistrés les 4 décembre 2023 et 31 janvier 2024, la société Allianz SA et la société Citebanche SAS, représentées par Me Moussafir, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures, de prendre acte de ce qu'elles formulent toutes protestations et réserves de responsabilité et de garantie ainsi que de recevabilité et d'opportunité à la désignation d'un expert judiciaire et de rendre communes et opposables, les opérations d'expertise qui seront ordonnées aux sociétés AXA, CTE, Security et Financial Solution, CFDP Assurance, Picardie Couverture et SMABTP.
Elles soutiennent que :
- la société Citebanche a elle-même fait appel à des sous-traitants pour certaines prestations, à savoir, les sociétés ci-dessous désignées :
- BCE, radiée, assuré par AXA ;
- CTE, assurée par Elite Insurance ;
- Picardie Couverture assurée par la SMABTP ;
- elles ont tout intérêt et sont bien fondées à solliciter que les mesures d'expertise sollicitées par la Région Hauts-de-France soient rendues communes et opposables aux sociétés, ci-dessous désignées :
- AXA en qualité d'assureur de la société BCE, radiée ;
- CTE et son assureur, la société Elite Insurance ;
- Picardie Couverture et son assureur, la SMABTP ;
- compte tenu de la radiation de la société d'assurance Elite, sa mise en cause n'a plus lieu d'être, mais il convient de mettre en cause la société Security et Financial Solution et la société CFDP Assurance.
Par un mémoire, enregistré le 6 décembre 2023, la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) et la société Sirectec Ingenierie, représentées par Me Gaubour et Me Mendy, demandent au juge des référés de constater qu'elles émettent toutes protestations et réserves sur la demande d'expertise formulée par la Région Hauts-de-France et de juger qu'elles sont recevables et bien fondées en ce qu'elles se réservent le droit d'opposer aux parties toute fin de non-recevoir, nullité ou moyen de fait et de droit, ainsi, que l'opportunité d'exercer tous recours à l'encontre d'entités dont la responsabilité pourrait s'avérer engagée dans le cadre des faits soumis à la présente juridiction.
Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2023, la société Picardie Couverture et la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), représentées par Me Gaubour et Me Mendy, demandent au juge des référés de constater qu'elles émettent toutes protestations et réserves sur la demande d'expertise formulée par la Région Hauts-de-France et de juger qu'elles sont recevables et bien fondées en ce qu'elles se réservent le droit d'opposer aux parties toute fin de non-recevoir, nullité ou moyen de fait et de droit, ainsi, que l'opportunité d'exercer tous recours à l'encontre d'entités dont la responsabilité pourrait s'avérer engagée dans le cadre des faits soumis à la présente juridiction.
Par un mémoire, enregistré le 3 janvier 2024, la société Studio Gobe-Bernier, représentée par Me Abiven, demande au juge des référés de prendre acte de ses protestations et réserves quant aux opérations d'expertise sollicitées par la Région Hauts-de-France, de dire que les opérations d'expertise seront communes et opposables à l'ensemble des défendeurs et de réserver les dépens.
Par des mémoires, enregistrés les 18 et 23 janvier 2024, la société AXA France Iard, en sa qualité d'assureur de la société BCE, représentée par Me Desmet, demande, dans le dernier état de ses écritures, au juge des référés de rejeter la demande de la société Citebanche et de son assureur la SA Allianz Iard tendant à voir étendre l'expertise à son contradictoire, et subsidiairement, de lui donner acte en qualité d'assureur de la société BCE de ses protestations et réserves et de condamner la Région Hauts-de-France aux dépens.
Elle soutient que la société BCE, qui était préalablement assurée par Groupama, a été assurée par AXA France Iard entre le 12 octobre 2010 et le 31 juillet 2013, si bien qu'elle n'était son assureur ni à la déclaration d'ouverture du chantier, le 6 juillet 2009, ni au moment de la réclamation.
Par un mémoire, enregistré le 12 mars 2024, la société AXA France Iard, en qualité d'assureur de la société Margueron, représentée par Me Bourhis, demande au juge des référés de la mettre hors de cause en qualité d'assureur de la société Margueron et de rejeter en conséquence la requête de la Région Hauts-de-France en ce qu'elle est dirigée à son encontre.
Elle fait valoir que le chantier a été confié à la société Rabot Dutilleul, laquelle a sous-traité le lot charpente à la société Margueron qui était alors assurée en qualité de sous-traitante pour les dommages de nature décennale auprès de sa compagnie et ce suivant une police d'assurance du 13 mars 2007 ; la déclaration d'ouverture du chantier a eu lieu le 6 juillet 2009 et la réception le 18 octobre 2013 ; la garantie d'AXA France Iard a pris fin au 1er janvier 2019 et la société Margueron est depuis lors assurée auprès des MMA Iard ; la toiture de l'atelier nord du lycée s'est effondrée le 4 juin 2022 ; une expertise amiable contradictoire a eu lieu en mai 2023 ; la demande, s'agissant d'AXA France Iard ne saurait aboutir.
Par un mémoire, enregistré le 19 septembre 2024, la société Margueron, représentée par
Me Baclet, demande au juge des référés de constater qu'elle émet toutes protestations et réserves sur la mesure d'expertise sollicitée.
La requête a été communiquée au Bureau Veritas Construction, à la société Mutuelle des Architectes Français (MAF), à la société CTE, à la société Security et Financial Solution, à la société CFDP Assurance, et à la société MMA Iard, qui n'ont pas produit d'observations.
La présidente a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".
2. L'octroi d'une mesure d'expertise est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir. Il revient au juge des référés, pour déterminer l'utilité de la mesure d'expertise, de se prononcer sur le bien-fondé d'une irrecevabilité ou d'une prescription qui est opposée.
3. La Région Hauts-de-France est propriétaire d'un ensemble des bâtiments de la cité scolaire d'Amiens sud, dont le lycée Edouard Branly. Par un appel d'offres lancé en 2008, le conseil régional de Picardie, alors maitre d'ouvrage de cet ensemble de bâtiments, a fait réaliser des travaux de restructuration des ateliers nord du lycée Edouard Branly, et notamment en la couverture d'un ancien patio. Il résulte du cahier des clauses techniques particulières que la maîtrise d'œuvre a été confiée à Arval, architecte mandataire, et au studio Rémi Ranson, architecte associé. La société Siretec s'est vue confier la mission de bureau d'étude et le bureau Veritas a été désigné pour assurer le contrôle technique. La société Rabot Dutilleul, titulaire du marché, a sous-traité les lots " charpente " et " couverture étanchéité ", respectivement à la société Etablissements Margueron et à la société Etablissements Citebanche. La réception des travaux de couverture est intervenue le 18 octobre 2013. Lors d'un orage avec de fortes pluies et chutes de grêle, survenu le 4 juin 2022, la toiture de l'atelier nord s'est effondrée, générant des dommages conséquents au niveau des salles de classe avec infiltrations d'eau de pluie. La société Socotec a alors été missionnée par la région Hauts-de-France, avec l'accord des parties, pour réaliser une étude de la structure existante. Dans son rapport établi à l'issue de la réunion d'expertise amiable contradictoire entre les parties qui a eu lieu en mai 2023, la société Saretec conclut que le sinistre pourrait notamment résulter d'une éventuelle non-conformité du dimensionnement de la charpente. Compte tenu de tout ce qui précède, la mesure d'expertise s'avère utile pour en déterminer la nature et les causes et les moyens d'y remédier et il y a lieu de fixer la mission de l'expert ainsi qu'il sera énoncé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la demande de mise hors de cause de la société Verspieren :
4. Par un mémoire enregistré le 22 novembre 2023, la société Verspieren demande au juge des référés de prononcer sa mise hors de cause des operations de l'expertise au motif qu'elle n'est aucunement une compagnie d'assurance mais un simple courtier servant l'intermédiaire entre les entreprises assures et les compagnies d'assurances. Par consequent, il y a lieu de prononcer la mise hors de cause de la société Verspieren.
Sur les différentes mises en cause :
5. Par leur mémoire enregistré le 4 décembre 2023, la compagnie Allianz et la société Cibetanche SAS demandent au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise à venir, aux sociétés dont elle a sous-traité des prestations, ainsi qu'à leurs assureurs, à savoir :
- la société BCE, radiée et assurée par la compagnie AXA ;
- la société CTE, assurée par Elite Insurance ;
- la société Picardie Couverture, assurée par la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP).
6. Par un mémoire, enregistré le 31 janvier 2024, la société Cibetanche et la société Allianz, soutiennent qu'il n'est plus opportun de mettre en cause la compagnie Elite Insurance, du fait de sa radiation, mais qu'il convient de mettre en cause, en lieu et place de cette dernière, les sociétés suivantes :
- la société Security et Financial Solution ;
- la société CFDP Assurance.
7. Par un mémoire, enregistré le 12 mars 2024, la société AXA France Iard demande sa mise hors de cause des operations de l'expertise à venir, au motif qu'à la date à laquelle est intervenue la réclamation, elle n'était plus l'assureur de la société Margueron.
8. Alors que la mise en cause d'une partie à l'expertise, simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjuge pas de l'existence et de l'étendue de sa responsabilité devant le juge du fond, il apparaît utile que les sociétés citées aux points 5, 6 et7 , participent aux operations d'expertise et il n'y a pas lieu de les mettre hors de cause. Il appartiendra à l'expert, s'il l'estime pertinent, de solliciter du juge des référés, en fournissant toute justification, la mise hors de cause des parties dont la participation ne serait pas ou plus nécessaire, en application des dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Sur les réserves exprimées :
9. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
10. Aucun dépens n'a été engagé dans le cadre de la présente instance. Dès lors, les conclusions présentées à cet égard par les parties sont dépourvues d'objet et, par suite, doivent être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : M. A B exerçant 30 rue des Nonnettes à Marchiennes (59870) est désigné en qualité d'expert, avec pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux, à savoir à Cité Scolaire - ateliers nord du lycée Edouard Branly - 70 Boulevard de Saint Quentin à Amiens (80000) ;
2°) se faire communiquer tout document et entendre toute personne qu'elle estimera utile à l'accomplissement de sa mission ;
3°) décrire la nature et l'étendue des dommages et désordres évoqués ci-dessus et dont est est affecté l'ouvrage ;
4°) établir les causes et origines des désordres, en fournissant tout élément technique et de fait permettant au juge d'apprécier les responsabilités encourues, et, dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune de ces causes ;
5°) fournir tout élément technique et de fait permettant au juge d'établir si les désordres dont est affecté l'ouvrage sont de nature le rendre impropre à sa destination ou à compromettre sa solidité ;
6°) proposer, le cas échéant, les mesures conservatoires nécessaires à la sauvegarde de ces travaux et évaluer leur coût ;
7°) de manière générale, fournir tous éléments techniques et de fait, de nature à permettre à la juridiction éventuellement saisie au fond de déterminer les responsabilités encourues ;
8°) fournir au juge les éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices subis par la direction de la protection judiciaire de la jeunesse et notamment l'évaluation du coût des travaux nécessaires à réparer les désordres.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles
R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative au contradictoire, de :
- la région Hauts-de-France ;
- la société Rabot Dutilleul en qualité de titulaire du marché ;
- la société Margueron en qualité de sous-traitante de la société Rabot Dutilleul du lot charpente bois ;
- la société AXA France Iard en qualité d'assureur de la société Margueron ;
- la société MMA Iard en qualité d'assureur de la société Margueron ;
- la société Citebanche en qualité de sous-traitante du titulaire en charge du lot couverture étanchéité ;
- la société Allianz Iard en qualité d'assureur de la société Cibetanche ;
- la société Siretec Ingenierie en qualité de bureau d'études et O.P.C ;
- la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) en qualité d'assureur de la société Siretec Ingenierie ;
- la société Bureau Veritas Construction en qualité de bureau de contrôle technique ;
- la société Studio Gobe Bernier, venant aux droits du studio Ranson, architecte désigné ;
- la société Mutuelle des Architectes Français (MAF) en qualité d'assureur de la société Studio Gobe Bernier ;
- la société CTE, sous-traitante de la société Cibetanche ;
- la société Picardie Couverture ;
- la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) en qualité d'assureur de la société Picardie Couverture ;
- la société AXA France Iard, assureur de la société BCE (radiée) ;
- la société Security et Financial Solution, assureur de la société CTE ;
- la société CFDP Assurance, assureur de la société CTE.
Article 3 : Préalablement à toutes les opérations, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception quatre jours au moins avant les opérations d'expertise.
Article 5 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe du tribunal en deux exemplaires au plus tard pour le 31 janvier 2025. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la région Hauts-de-France, à la société Rabot Dutilleul, à la société Verspieren, à la société Margueron, à la société AXA France Iard, à la société MMA Iard (assureurs de la société Margueron), à la société Cibetanche, à la société Allianz Iard (assureur de la société Cibetanche), à la société Siretec Ingenierie, la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) (assureur de la société Siretec Ingenierie), au bureau Veritas Construction, à la société Studio Gobe Bernier, à la société Mutuelles des Architectes Français (MAF), assureur de la société Studio Gobe Bernier, à la société Picardie Couverture, à la société d'assurance à forme mutuelle du bâtiment et des travaux publics (SMABTP) (assureur de la société Picardie Couverture), à la société AXA France Iard (assureur de la société BCE), à la société CTE, à la société Security et Financial Solution, assureur de la société CTE, à la société CFDP Assurance, assureur de la société CTE, et à M. A B, expert.
Fait à Amiens le 15 octobre 2024.
La juge des référés,
Signé
A. Rondepierre
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.