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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2303557

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2303557

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2303557
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantSCP COTTIGNIES - CAHITTE - DESMET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2023, sous le n°2303557, la commune de Péronne représentée par la Selarl Mangot, demande au juge des référés :

1°) de prescrire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise en vue de déterminer la nature et les causes des désordres constatés sur la maison de quartier située 5 rue Jules Ferry sur le territoire de sa commune, en présence de :

- la SA Groupe 1000 Picardie ;

- et la société AXA France Iard.

2°) de mettre à la charge de la SA Groupe 1000 Picardie et de la société Axa France Iard une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Il est fait valoir que :

- la commune de Péronne a décidé de la construction d'une maison de quartier située 5 rue Jules Ferry à Péronne (80200) ;

- la ville de Péronne a confié à la SA Groupe 1000 Picardie, suivant contrat de marché public, la construction de cette maison de quartier ;

- les travaux ont débuté le 29 mai 2012 et ont fait l'objet d'une déclaration d'achèvement des travaux et d'attestation de conformité de travaux du 21 octobre 2013 ;

- le courrier adressé par la ville de Péronne le 6 juin 2023, informant la société Groupe 1000 Picardie des dommages altérant une partie du bâtiment est demeuré sans réponse ;

- un procès-verbal de constat a été réalisé le 3 octobre 2023 à la demande de la ville de Péronne, et a notamment mis en évidence des traces d'humidité par remontées capillaires visibles en partie basse des murs, ainsi qu'en partie haute, principalement dans les sanitaires " ;

- la mesure d'expertise sollicitée s'avère utile pour déterminer l'origine et les causes des désordres allégués et les moyens d'y remédier.

Par des mémoires, enregistrés le 1er décembre 2023 et le 1er février 2024, la SA Groupe 1000 Picardie et la SA AXA France Iard, représentées par Me Desmet, demandent au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de constater qu'elles formulent toutes protestations et réserves sur la demande d'expertise présentée par la ville de Péronne ;

2°) de rejeter la demande de la ville de Péronne relative aux dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de rendre commune et opposable l'expertise à venir aux sociétés intervenues en qualité de sous-traitantes désignées comme suit :

- SAS EMI Génie Climatique, venant aux droits de la société SIDEM Chauffage, en charge des travaux de chauffage, ventilation, plomberie et sanitaire ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la société Sidem Chauffage Plomberie ;

- SA AXA France Iard, es-qualité d'assureur de la SARL Platrerie Clichet et associés ;

- SAS BHF Delaplace ;

- C MMA Iard Assurances Mutuelles, venant aux droits de la société Covea risks

es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- SA MMA Iard, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- Sarl Ets Gance et fils ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la Sarl Ets Gance et fils ;

- E ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la E ;

- SARL EMO Bâtiment , en charge des travaux d'assainissement et gros-œuvre ;

- SA Allianz Iard, es-qualité d'assureur de la société EMO Bâtiment ;

4°) de rendre commune et opposable l'expertise à venir à la Sarl Tetraktys Atelier, en qualité de maître d'œuvre, ainsi qu'à lala SAS Bureau Veritas Construction, en qualité de contrôleur technique ;

5°) de condamner la ville de Péronne aux dépens.

Il est fait valoir que dans la ville de Péronne a confié la mission de maîtrise d'œuvre à la société Tetraktys Atelier. La société Groupe 1000 Picardie, assurée au titre de sa responsabilité décennale auprès de la SA AXA France Iard, s'est vue confier une mission d'entreprise générale.

La mission de contrôle technique a été confiée à la société Bureau Veritas Construction. La société Groupe 1000 Picardie a confié l'exécution des travaux aux sociétés intervenues en qualité de

sous-traitantes et désignées ci-dessus. Il est ajouté que, par un avenant au contrat de sous-traitance du 9 janvier 2013, la société Colas Nord Picardie a substitué la société SCREG Nord Picardie, en ce qui concerne les travaux de VRD à compter du 1er janvier 2013. Il est également ajouté, en réponse au mémoire présenté le 25 janvier 2023 pour la société BHF Delaplace, que l'exception de forclusion qu'elle oppose n'est pas fondée, dès lors que l'article 2224 du code civil fait démarrer le délai d'action à compter du jour où le titulaire d'un droit connaît les faits lui permettant de l'exercer, et non au jour de la réception des travaux sous-traités, sous peine de priver le constructeur dont la garantie décennale est recherchée d'appeler en garantie ses sous-traitants, et que la demande d'extension à son égard est donc parfaitement justifiée.

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2023, la société Colas France, venant aux droits de la société Colas Nord Est venant elle-même aux droits de la société Colas Nord Picardie, représentée par la SCP Lebègue Derbise, demande au juge des référés :

1°) de lui donner acte de ce qu'elle vient aux droits de la société Colas Nord Est, laquelle venait aux droits de la société Colas Nord Picardie, et de recevoir son intervention volontaire en lieu et place de la société Colas Nord Est ;

2°) de lui donner acte de ce qu'elle émet toutes protestations et réserves sur la mesure d'expertise sollicitée ;

3°) de limiter la mission confiée à l'expert éventuellement désigné à l'examen des huit désordres visés dans la requête ;

4°) de rejeter la demande de la commune requérante présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2023, la SARL Tetraktys Atelier, représentée par Me Abiven, demande au juge des référés :

1°) de prendre acte de ce qu'elle n'est pas opposée à la demande d'expertise présentée par la commune de Péronne et formule toutes protestations et réserves de droits sur les suites de cette expertise ;

2°) de rendre commune et opposable l'expertise à venir aux sociétés suivantes :

- SAS EMI Génie Climatique, venant aux droits de la société SIDEM Chauffage, en charge des travaux de chauffage, ventilation, plomberie et sanitaire ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la société Sidem Chauffage Plomberie ;

- SA AXA France Iard, es-qualité d'assureur de la SARL Platrerie Clichet et associés ;

- SAS BHF Delaplace, en charge du lot " menuiseries extérieures aluminium " ;

- C MMA Iard Assurances Mutuelles, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- Sarl Ets Gance et fils, en charge des lots " charpente et bardage bois " et " menuiseries intérieures ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la Sarl Ets Gance et fils ;

- E ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la E ;

- SARL EMO Bâtiment ;

- SA Allianz Iard, es-qualité d'assureur de la société EMO Bâtiment ;

- SAS Bureau Veritas Construction ;

3°) de rejeter la demande de la commune de Péronne relative aux dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative et de condamner la commune de Péronne aux dépens.

Il est fait valoir que la commune de Péronne a informé la société Groupe 1000 Picardie le

6 juin 2023 de l'apparition de désordres altérant une partie du bâtiment et y a joint un rapport de visite daté du 6 avril 2023 contenant les photographies sur lesquelles apparaissent les dommages évoqués. Une réunion d'expertise amiable s'est ensuite tenue le 27 juillet 2023 et cette procédure semble toujours en cours. Les dommages ont par la suite fait l'objet d'un procès-verbal de constat daté du 3 octobre 2023. Le 28 septembre 2023, toujours dans le cadre de l'expertise amiable, la société Equad Construction, agissant pour le compte de la société AXA France, assureur de la société Groupe 1000 Picardie, a informé la société Tetraktys Atelier d'une opération d'investigation de fuite prévue le 14 novembre 2023 au 5 rue Jules Ferry à Péronne. A ce jour, aucun rapport n'a été communiqué à la suite de ces investigations.

Par un mémoire, enregistré le 25 janvier 2023, la société BHL Delaplace, représentée par

Me Stalin, demande au juge des référés :

1°) de rejeter la requête de la ville de Péronne ;

2°) de condamner la commune requérante à lui verser ainsi qu'à la société MMA Iard une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

3°) de condamner la ville de Péronne aux entiers dépens.

Elle soutient que :

- aucun des ouvrages réalisés par la SAS BHF Delaplace ne semble mis en cause par les écritures de la commune requérante ;

- sa mise en cause est intervenue postérieurement à l'expiration du délai de garantie décennale ;

- au surplus, les désordres litigieux ne compromettent ni la destination, ni la solidité de l'ouvrage.

La requête a été communiquée à la société Emi Génie Climatique, à la société Mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), à la société MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société MMA Iard, à la société Ets Gance et Fils, à la société Emo Bâtiment, à la société Allianz Iard et à la société Bureau Veritas Construction, lesquelles n'ont pas produit d'observation.

La présidente a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ".

2. L'octroi d'une mesure d'expertise est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal appréciée en tenant compte, notamment, de l'existence d'une perspective contentieuse recevable, des possibilités ouvertes au demandeur pour arriver au même résultat par d'autres moyens, de l'intérêt de la mesure pour le contentieux né ou à venir. Il revient au juge des référés, pour déterminer l'utilité de la mesure d'expertise, de se prononcer sur le bien-fondé d'une irrecevabilité ou d'une prescription qui est opposée.

3. La commune de Péronne a décidé d'édifier une maison de quartier au 5 rue Jules Ferry sur le territoire de sa commune, dont elle a confié les travaux à la société Groupe 1000 Picardie, par un marché dont l'acte d'engagement a été notifié le 27 août 2012. Les travaux ont fait l'objet d'une déclaration d'achèvement de travaux et d'attestation de conformité des travaux, valant procès-verbal de réception sans réserve de ces travaux, à compter du 21 octobre 2013. Par un courrier du 6 juin 2023, la commune a informé la société Groupe 1000 Picardie de l'existence de nombreux désordres sur ce bâtiment et une réunion d'expertise amiable a eu lieu en présence de la commune et de la société Groupe 1000, sans que cette dernière ne propose d'intervenir pour remédier à la liste des désordres constatés. La mesure d'expertise s'avère utile pour en déterminer la nature et les causes et les moyens d'y remédier et il y a lieu de fixer la mission de l'expert ainsi qu'il sera énoncé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur les différents intervenants à mettre en cause :

4. Par leurs mémoires enregistrés les 1er décembre 2023 et 1er février 2024, la société Groupe 1000 Picardie et la SA AXA France Iard demandent au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise à venir aux sociétés intervenues en qualité de

sous-traitantes désignées comme suit ainsi qu'à leurs assureurs :

- SAS EMI Génie Climatique, venant aux droits de la société SIDEM Chauffage, en charge des travaux de chauffage, ventilation, plomberie et sanitaire ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la société Sidem Chauffage Plomberie ;

- SA AXA France Iard, es-qualité d'assureur de la SARL Platrerie Clichet et associés ;

- SAS BHF Delaplace ;

- C MMA Iard Assurances Mutuelles, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- SA MMA Iard, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- Sarl Ets Gance et fils ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la Sarl Ets Gance et fils ;

- E ;

- C mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la E ;

- SARL EMO Bâtiment la société EMO Bâtiment, en charge des travaux d'assainissement et gros-œuvre ;

- SA Allianz Iard, es-qualité d'assureur de la société EMO Bâtiment.

Elles demandent également à ce que les opérations de l'expertise soient étendues à la Sarl Tetraktys Atelier, en qualité de maître d'œuvre, ainsi qu'à la SAS Bureau Veritas Construction, en qualité de contrôleur technique.

5. Par son mémoire enregistré le 21 décembre 2023, la société Colas France entend intervenir volontairement aux opérations d'expertise à venir aux lieu et place de la société Colas Nord Est venant elle-même de la société Colas Nord Picardie. Il y a donc lieu d'accepter cette intervention et de prononcer la mise hors de cause de la société Colas Nord Est.

6. Par son mémoire enregistré le 25 janvier 2023, la société BHL Delaplace fait valoir d'une part, qu'à la lecture de la requête de la commune de Péronne, aucun des ouvrages qu'elle a réalisés ne semble être mis en cause, et d'autre part, que le délai de forclusion de la garantie décennale est expiré au jour de sa mise en cause, ainsi qu'à celle de son assureur, par la société Groupe 1000 Picardie le 21 décembre 2023.

7. En tout état de cause, pour apprécier le bien-fondé du périmètre de l'expertise, il n'appartient pas au juge des référés d'examiner si la société BHL Delaplace et son assureur, la société MMA Iard, est susceptible d'être partie au litige principal ou si sa responsabilité peut être engagée, mais seulement de déterminer si la mise en cause de cette dernière est utile à la réalisation de l'expertise pour éclairer le litige au fond actuel ou futur. En outre, il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur la mobilisation de la garantie de la police d'assurances d'un assureur.

8. Il résulte de ce qui précède, qu'en l'état de l'instruction, la mise en cause de la société BHL Delaplace et de son assureur, la société MMA Iard, ne constitue qu'une simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjugeant aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties, tous droits et moyens des parties étant réservés.

9. Dès lors, le moyen soulevé par la société BHL Delaplace tiré de ce que la forclusion du délai décennal de garantie ferait obstacle à sa mise en cause et à celle de la société MMA Iard doit être écarté.

10. Il résulte des points 4 et 7 que la mise en cause de ces intervenants présente un caractère d'utilité. Il en résulte que les opérations d'expertise seront effectuées au contradictoire des intervenants mentionnés à l'article 2 de la présente ordonnance.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes formulées sur le fondement de ces dispositions.

Sur les dépens :

13. Dans le cas d'une expertise ordonnée en référé, il appartient au président du tribunal de désigner, par ordonnance, la partie qui assumera la charge des frais et honoraires en application du premier alinéa de l'article R. 621-3 du code de justice administrative. Il n'appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d'instruction qu'il ordonne, ni de la réserver pour le futur. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.

O R D O N N E

Article 1er : M. A B domicilié 30 rue des Nonnettes à Marchiennes (59870) est désigné en qualité d'expert, avec pour mission de :

1°) se rendre sur les lieux, à savoir à la maison de quartier située 5 rue Jules Ferry à Péronne (80200) ;

2°) se faire communiquer tout document et entendre toute personne qu'il estimera utile à l'accomplissement de sa mission ;

3°) décrire la nature et l'étendue des dommages et désordres évoqués ci-dessus et dont est est affecté l'ouvrage ;

4°) établir les causes et origines des désordres, en fournissant tout élément technique et de fait permettant au juge d'apprécier les responsabilités encourues, et, dans le cas de causes multiples, évaluer les proportions relevant de chacune de ces causes ;

5°) fournir tout élément technique et de fait permettant au juge d'établir si les désordres dont est affecté l'ouvrage sont de nature le rendre impropre à sa destination ou à compromettre sa solidité ;

6°) proposer, le cas échéant, les mesures conservatoires nécessaires à la sauvegarde de ces travaux et évaluer leur coût ;

7°) de manière générale, fournir tous éléments techniques et de fait, de nature à permettre à la juridiction éventuellement saisie au fond de déterminer les responsabilités encourues ;

8°) fournir au juge les éléments lui permettant d'apprécier l'étendue des préjudices subis par la commune de Lassigny et notamment l'évaluation du coût des travaux nécessaires à réparer les désordres.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles

R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative au contradictoire, de :

- la commune de Péronne ;

- la SA Groupe 1000 Picardie ;

- la société AXA France Iard ;

- la Sarl Tetraktys Atelier ;

- la SAS EMI Génie Climatique ;

- la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la société Sidem Chauffage Plomberie ;

- la SA AXA France Iard, es-qualité d'assureur de la SARL Platrerie Clichet et associés ;

- la SAS BHF Delaplace ;

- la société MMA Iard Assurances Mutuelles, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- la SA MMA Iard, es-qualité d'assureur de la société BHF Delaplace ;

- la sarl Ets Gance et fils ;

- la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de la Sarl Ets Gance et fils ;

- D venant aux droits de la société Colas Nord Est venant elle-même aux droits de la société Colas Nord Picardie ;

- la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), es-qualité d'assureur de D ;

- la SARL EMO Bâtiment la société EMO Bâtiment, en charge des travaux d'assainissement et du gros-œuvre ;

- la SA Allianz Iard, es-qualité d'assureur de la société EMO Bâtiment ;

- et la SAS Bureau Veritas Construction.

Article 3 : Préalablement à toutes les opérations, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expert avertira les parties par lettre recommandée avec accusé de réception quatre jours au moins avant les opérations d'expertise.

Article 5 : Le rapport d'expertise sera déposé au greffe du tribunal en deux exemplaires au plus tard pour le 5 mars 2025. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Péronne, à la SA Groupe 1000 Picardie, à la société AXA France Iard, à la société Tetraktys Atelier, à la société EMI Génie Climatique, à la société mutuelle d'assurance du bâtiment et des travaux publics (SMABTP), à la société BHF Delaplace, à la société MMA Iard assurances mutuelles, à la société MMA Iard, à la société Ets Gance et fils, à la société Colas France, à la société EMO Bâtiment, à la société Allianz Iard, à la société Bureau Veritas Construction et à M. A B, expert.

Fait à Amiens le 31 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé :

A. Rondepierre

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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