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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2304245

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2304245

vendredi 22 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2304245
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantSCP AUBERSON DESINGLY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2023, Mme A C, représentée par Me Desingly, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 24 novembre 2023, par laquelle le maire de la commune de Vénérolles l'a placée en congé de maladie ordinaire pour la période allant du 7 novembre 2023 au 10 janvier 2024 ;

2°) d'enjoindre à la commune de Vénérolles de reconnaître l'imputabilité de sa maladie au service à compter du 16 septembre 2022 ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée créé une situation d'urgence, dès lors que la trésorerie a interrompu le versement de son traitement à raison de son maintien en congé de maladie ordinaire et qu'elle ne peut plus faire face à ses charges de la vie courante ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de cette décision, dès lors qu'elle est entachée d'incompétence, alors que le maire de la commune de Vénérolles, dont les agissements sont la cause de sa maladie, ne pouvait se prononcer sur sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle sans méconnaître les exigences qui découlent du principe d'impartialité ;

- cette décision est insuffisamment motivée, dès lors qu'elle se borne à la placer en congé de maladie ordinaire sans évoquer l'avis du comité médical départemental et sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle ;

- elle ne pouvait être légalement placée en congés de maladie ordinaire, d'une part, compte tenu des congés précédemment accordés depuis le 16 septembre 2022 et, d'autre part, alors que son affection est d'origine professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2023, la commune de Vénérolles doit être regardée comme concluant au rejet de la requête.

Elle soutient qu'une procédure de médiation est en cours.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2304132 tendant à l'annulation de la décision attaquée du 4 décembre 2023.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Thérain, juge des référés ;

- les observations de Me Desingly, représentant Mme C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;

- et les observations de M. B, maire de la commune de Vénérolles, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été reportée au 21 décembre 2023 à 18h00.

Par un arrêté du 21 décembre 2023, enregistré le même jour au greffe du tribunal, le maire de la commune de Vénérolles a placé à titre provisoire Mme C en congé pour invalidité temporaire imputable au service durant l'instruction de sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle.

Par un mémoire, enregistré le 21 décembre 2023, Mme C déclare se désister de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, en maintenant ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le désistement d'instance de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction étant pur et simple, aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

2. Ce désistement étant la conséquence d'une mesure intervenue en cours d'instance qui n'a pas retiré à la requête l'intérêt de sa présentation au juge des référés, il y lieu de mettre à la charge de la commune de Vénérolles une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : La commune de Vénérolles versera une somme de 1 000 euros à

Mme C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et à la commune de Vénérolles.

Fait à Amiens, le 22 décembre 2023.

Le président de la 3ème chambre,

Juge des référés

Signé :

S. Thérain

La greffière,

Signé :

S. Grare

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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