mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2400357 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL GUEVENOUX-GLORIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 9 mars 2023, le juge des référés a, sur les requêtes enregistrées sous les n°s 2203866 et 2203868, présentées pour Mme J H, Mme D G et
M. F G, par Me Huglo, désigné un collège d'experts composé du professeur E C et du professeur K I, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les conditions et conséquences de la prise en charge de
Mme H par le centre hospitalier de Noyon et par le centre hospitalier universitaire Amiens Picardie à compter de la fin de l'année 2017 à l'occasion de sa grossesse.
Par une requête enregistrée le 30 janvier 2024 sous le n° 2400357, le professeur I, expert, demande au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise prescrites par l'ordonnance du 9 mars 2023, à M. A.
Il est fait valoir que lors de la première réunion d'expertise du 30 janvier 2024, l'utilité de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise à M. A en sa qualité de sage-femme ayant assuré une partie du suivi échographique de la grossesse de Mme H, exerçant au sein du centre hospitalier de Noyon Compiègne à titre libéral, a été convenue avec son co-expert.
Par un mémoire, enregistré le 15 février 2024, le centre hospitalier universitaire Amiens Picardie, représenté par Me Cantaloube, demande au juge des référés, de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la demande d'extension de la mission sollicitée.
Par un mémoire, enregistré le 5 mars 2024, le centre hospitalier intercommunal de Compiègne Noyon, représenté par la SCP Lebegue Derbise, demande au juge des référés, de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la demande d'extension de la mission sollicitée par l'expert à l'égard de M. B A, sage-femme.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise, à
Mme J H, à Mme D G et à M. F G, lesquels n'ont pas produit d'observations.
Par une décision du 25 octobre 2022, Mme J H a été admise à l'aide juridictionnelle totale.
La présidente du tribunal a désigné, M. Bertrand Boutou, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
" Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article
R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. La première réunion d'expertise qui a eu lieu le 30 janvier 2024 a fait ressortir l'utilité de rendre communes et opposables à M. B A en sa qualité de sage-femme exerçant à titre libéral au sein de la maternité du centre hospitalier de Compiègne Noyon, ayant assuré une partie du suivi échographique de la grossesse de Mme H. Il y a lieu de faire droit à cette demande et de prolonger la durée de l'expertise dès lors que cette extension, qui présente un caractère utile à la réalisation de l'expertise sollicitée, d'ailleurs non contestée par les parties, constitue une simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjugeant pas de la responsabilité d'une quelconque des parties.
ORDONNE :
Article 1er : La mission de l'expert désigné par l'ordonnance susvisée du 9 mars 2023 du juge, statuant en référé, est étendue à M. B A.
Article 2 : La date de dépôt du rapport d'expertise prévue par l'ordonnance du 9 mars 2023 est reportée au 30 octobre 2024.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme J H, à Mme D G, à M. F G, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise, au centre hospitalier universitaire Amiens Picardie, au centre hospitalier intercommunal Compiègne Noyon, à M. B A, au professeur K I et au professeur E C, experts.
Fait à Amiens le 30 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé :
B. Boutou
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2400357