LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401104

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401104

lundi 25 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401104
TypeOrdonnance
PublicationC
Avocat requérantRENOULT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 mars 2024, Mme A B, représentée par

Me Renoult, demande au juge des référés :

1°) de condamner "l'administration", sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à lui verser une provision de 30 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent résultant de la maladie professionnelle dont elle est atteinte ;

2°) de condamner "l'administration" à lui verser une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les troubles dont elle est atteinte ont été reconnus comme maladie professionnelle par un arrêté du maire de la commune de Saint-Quentin du 24 juin 2020 ;

- l'expertise du praticien agréé par le comité médical du 20 avril 2023 ainsi que l'avis de cette instance du 18 décembre 2023 retiennent comme date de consolidation de son état de santé le 20 avril 2023 ainsi qu'un déficit fonctionnel permanent évalué à hauteur de 45% ;

- ce chef de préjudice doit être évalué à hauteur de 152 325 euros et elle est fondée à réclamer une provision de 30 000 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ". Selon l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

3. Enfin, aux termes de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () / 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents ".

4. Il résulte des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui sont applicables aux demandes de provision présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du même code, qu'en l'absence d'une décision de l'administration rejetant une demande formée devant elle par le requérant ou pour son compte, une requête tendant au paiement d'une somme d'argent est irrecevable.

5. Si l'intervention de cette décision en cours d'instance rend recevable tant un recours au fond qu'un référé provision et lie ainsi le contentieux, il résulte des pièces jointes à la requête que la demande préalable dont Mme B se prévaut a été réceptionnée, en admettant même que la requérante demande la condamnation de la commune de Saint-Quentin aux termes de ses écritures, le 18 mars 2024 par cette dernière et qu'aucune décision se prononçant sur le bien-fondé de cette demande, fût-elle implicite par application des dispositions citées point 3, n'est intervenue à la date de la présente ordonnance, ce qui n'est pas plus régularisable à cette même date.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

7. S'il appartiendra à Mme B de réintroduire, si elle s'y croit fondée, sa requête lorsqu'à tout le moins son administration se sera prononcée sur sa demande avant de saisir une juridiction, à plus forte raison sur le fondement d'une procédure de référé, il y a également lieu de rappeler, pour l'instant sans autre conséquence, qu'aux termes de l'article

R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Amiens, 25 mars 2024.

Le président de la 3ème chambre,

Juge des référés,

Signé :

S. Thérain

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

← Retour aux décisions