vendredi 28 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402077 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 mai 2024, M. B A demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023 dans les rôles de la commune de Soissons (Aisne) à raison du logement qu'il occupait au 25, rue Saint Christophe.
M. A soutient qu'il est retourné vivre chez ses parents au mois de décembre 2022 et que du fait du préavis imposé il n'a pu rendre les clefs de son appartement que le
18 janvier 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2024, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au rejet de la requête.
Elle considère que les conclusions de la requête ne sont pas fondées.
Vu les autres pièces du dossier et notamment celles enregistrées les 25 juin et
15 août 2024.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Truy a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023 à raison de l'appartement dont il disposait à Soissons (Aisne).
2. Aux termes du I de l'article 1407 du code général des impôts : " La taxe d'habitation est due :/ 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation () ". Aux termes du I de l'article 1408 de ce même code : " La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables () ". Aux termes de l'article 1415 du code précité : " La taxe d'habitation est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition ".
3. Il est constant que M. A disposait au 1er janvier 2023, à titre privatif, d'un appartement situé au 25, rue Saint Christophe à Soissons alors que son domicile fiscal se situe à Chivres-Val (02). Il n'apporte aucun élément de nature à justifier que ce local n'était pas imposable à la taxe d'habitation, s'agissant d'un bien dont il avait la libre disposition et la jouissance et doit, dès lors, être assimilé à une résidence secondaire. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées du code général des impôts, c'est à bon droit que
M. A a été assujetti à raison de son logement à la taxe d'habitation.
4. Il résulte de tout ce qui précède, dans une situation où il n'appartient pas au juge de l'impôt d'en accorder la remise, que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
G. TruyLa greffière
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301129
Le Tribunal Administratif d'Amiens a statué sur la demande de la SAS SAGEB, gestionnaire de l'aéroport de Beauvais-Tillé, en litige sur les impositions de taxe foncière, de taxe spéciale d'équipement, de taxe GEMAPI et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2019. La société requérante, après avoir abandonné ses moyens initiaux, a sollicité l'application du plancher de 80 % prévu à l'article 1518 B du code général des impôts pour le calcul de la valeur locative des biens concédés, ainsi que l'exclusion de certains biens (feux de balisage, portes automatiques, clôtures) de l'assiette de la taxe en application du 11° de l'article 1382 du même code. Le tribunal a fait droit à la demande d'exclusion des feux de balisage aéronautique, conformément à la position de l'administration, mais a rejeté les autres moyens de la requête. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, avec une réduction correspondante des impositions.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2301134
Le Tribunal Administratif d’Amiens a statué sur une requête de la SAS SAGEB, gestionnaire de l’aéroport de Beauvais-Tillé, contestant ses cotisations de taxe foncière et taxes annexes pour 2020. La société demandait notamment l’application d’un plancher de 80% sur la valeur locative des biens concédés (article 1518 B du CGI) et l’exclusion de certains équipements spéciaux (feux de balisage, clôtures) et non-valeurs. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en ordonnant l’exclusion des feux de balisage aéronautique de l’assiette, conformément au 11° de l’article 1382 du CGI, et a rejeté le surplus des conclusions, dont la demande d’application du plancher de l’article 1518 B.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2302630
Le Tribunal Administratif d'Amiens statue sur la demande de la SAS SAGEB, gestionnaire de l'aéroport de Beauvais-Tillé, en réduction de ses impositions de taxe foncière, de taxe spéciale d'équipement, de taxe GEMAPI et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2021. La société requérante, après avoir abandonné ses moyens initiaux, sollicite l'application du plancher de 80 % prévu à l'article 1518 B du code général des impôts pour le calcul de la valeur locative des biens concédés, ainsi que l'exclusion de certains biens (feux de balisage, clôtures, etc.) de l'assiette de la taxe. Le tribunal, suivant l'administration qui admet l'exclusion des feux de balisage aéronautique, rejette le surplus des conclusions de la requête.
31/12/2025
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304072
Le Tribunal administratif d'Amiens a condamné l'État à verser 100 euros à un détenu pour le préjudice moral subi lors d'une fouille à nu jugée illégale, faute de justification par un comportement suspect ou un risque pour la sécurité. La juridiction a estimé que cette fouille, non motivée par l'administration pénitentiaire, constituait une erreur d'appréciation engageant la responsabilité de l'État, en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 225-1 du code pénitentiaire. La somme allouée porte intérêts à compter de la demande préalable du requérant.
31/12/2025