LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402325

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2402325

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2402325
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision de la commission nationale indépendante (A...) qui n'avait accordé qu'une indemnité partielle de 8 000 euros à la requérante pour son séjour dans la cité de la Briqueterie. La juridiction a constaté une erreur de fait dans l'appréciation de la durée du séjour, qui doit être étendue jusqu'au 8 décembre 1970, et a enjoint à l'administration de recalculer l'indemnité dans un délai de deux mois. Cette solution s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du décret du 18 mars 2022 relatives à la réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 juin 2024 et 8 janvier 2026, Mme B... C... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision n° 2024/2219 du 11 avril 2024 de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, les autres personnes rapatriées d'Algérie anciennement de statut civil de droit local et les membres de leurs familles (A...) en tant qu’elle ne lui accorde qu’une indemnité limitée à la somme de
8 000 euros ;

2°) d’enjoindre à la A... de lui accorder une indemnité couvrant l’ensemble de la durée de son séjour dans des structures d’accueil éligibles.

Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’erreur de droit dès lors que des justificatifs de présence dans les structures d’accueil ne pouvaient légalement lui être demandés ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que l’indemnisation qui lui a été versée n’a pas été calculée en prenant en considération l’ensemble de la durée de son séjour au sein de structures d’accueil éligibles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2025, l'Office national des combattants et des victimes de guerre conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen de la requête n’est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 ;
- le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, premier conseiller,
- et les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

Mme C... a demandé à l'Office national des combattants et des victimes de guerre de l’indemniser en réparation des préjudices qu’elle a subis en raison de l'indignité de ses conditions d'accueil et de vie au sein de la cité de la Briqueterie à Amiens. Par une décision du
11 avril 2024, la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis et des autres rapatriés d’Algérie (A...) lui a accordé une indemnité de 8 000 euros à ce titre. Par la présente requête, Mme C... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler cette décision en tant qu’elle ne fait droit que partiellement à sa demande.

Sur la légalité de la décision attaquée :

D’une part, aux termes de l’article 3 de la loi du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français : « Les personnes mentionnées à l'article 1er, leurs conjoints et leurs enfants qui ont séjourné, entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975, dans l'une des structures destinées à les accueillir et dont la liste est fixée par décret peuvent obtenir réparation des préjudices résultant de l'indignité de leurs conditions d'accueil et de vie dans ces structures. / La réparation prend la forme d'une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures, versée dans des conditions et selon un barème fixés par décret. Son montant est réputé couvrir l'ensemble des préjudices de toute nature subis en raison de ce séjour. En sont déduites, le cas échéant, les sommes déjà perçues en réparation des mêmes chefs de préjudice ».

D’autre part, aux termes de l’article 9 du décret du 18 mars 2022 relatif à la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, les autres personnes rapatriées d'Algérie anciennement de statut civil de droit local et les membres de leurs familles, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : « Le montant de la réparation mentionnée à l'article 3 de la loi du 23 février 2022 susvisée comporte les éléments suivants : / 1° Une somme minimale, fixée à 2 000 euros lorsque le demandeur a séjourné dans les structures évoquées à ce même article pendant une durée inférieure à trois mois et à 3 000 euros pour une durée supérieure ; / 2° Une somme proportionnelle à la durée effective du séjour, correspondant à 1 000 euros pour chaque année passée par le demandeur au sein de ces structures, toute année commencée étant intégralement prise en compte ». L’annexe au décret du 18 mars 2022, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée, comporte la cité de la Briqueterie d’Amiens.

La liste des enfants scolarisés que Mme C... produit établit sa résidence au sein de la cité de la Briqueterie à tout le moins jusqu’à la date d’établissement de ce document, le 8 décembre 1970. La décision attaquée, qui ne retient une résidence au sein de cette structure que du 28 octobre 1965 au 10 avril 1970, est en conséquence entachée d’une erreur de fait ayant, en application des dispositions citées au point précédent, une incidence sur le montant de l’indemnisation due. Il en résulte que Mme C... est fondée à demander l’annulation de la décision attaquée en tant qu’elle ne lui accorde qu’une indemnité limitée à la somme de
8 000 euros, sans qu’il soit besoin d’examiner l’autre moyen de la requête.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

L’exécution du présent jugement implique nécessairement que la A... accorde à Mme C... une indemnité correspondant à une période de résidence dans les structures d’accueil éligibles du 28 octobre 1965 au 8 décembre 1970. Il y a lieu de l’y enjoindre dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.



































D E C I D E :


Article 1er : La décision du 11 avril 2024 est annulée en tant qu’elle limite le montant de l’indemnisation versée à Mme C... à un montant de 8 000 euros.

Article 2 : Il est enjoint à la A... d’accorder à Mme C... une indemnité correspondant à une période de résidence dans les structures d’accueil éligibles du 28 octobre 1965 au 8 décembre 1970, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C... et à l'Office national des combattants et des victimes de guerre.

Copie en sera délivrée à la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation.

Délibéré après l'audience du 20 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Lebdiri, président,
Mme Cousin, première conseillère,
M. Fumagalli, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2026.


Le président,

Signé
S. Lebdiri





Le rapporteur,

Signé

E. Fumagalli

La greffière,

Signé

S. Chatellain



La République mande et ordonne à la ministre des armées et des anciens combattants en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 507200

**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 506535

Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 504834

Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.

09/04/2026

CEPlein contentieux

Conseil d'État — N° 508061

08/04/2026

← Retour aux décisions