vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402818 |
| Type | Ordonnance |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BIROLINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Birolini, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer, dans un délai de 7 jours à compter de la date de notification de la présente ordonnance, le récépissé portant autorisation de travail ou, à défaut, de lui délivrer une attestation de décision favorable, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que, l'absence de délivrance de ce récépissé a pour effet, d'une part, de la placer dans une situation irrégulière, alors que sa demande tend au renouvellement d'un titre de séjour et, d'autre part, de la placer dans une situation de précarité financière ;
- la mesure sollicitée est utile, dès lors que la délivrance du récépissé prévu à l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile l'autorisera à travailler en application de l'article R. 311-6 du même code ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à aucune décision administrative ;
- il n'existe aucune contestation sérieuse, dès lors qu'elle remplit les conditions pour bénéficier du renouvellement de son titre de séjour.
Vu le mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, par lequel la préfète de l'Oise conclut à ce qu'il n'y ait pas lieu à statuer sur la requête.
Elle soutient que la requérante a été mise en possession d'une attestation de dépôt, valable du 12 juillet 2024 au 11 octobre 2024, lui permettant de séjourner et de travailler sur le territoire français.
Par un mémoire, enregistré le 18 juillet 2024, Mme A déclare se désister de sa requête, à l'exception de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Le désistement d'instance de Mme A de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative est pur et simple. Aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge l'Etat une somme de 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions de Mme A présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 500 euros à Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la préfète de l'Oise.
Fait à Amiens, le 26 juillet 2024.
Le président de la 3ème chambre,
Juge des référés
Signé :
S. Thérain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.