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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2403460

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2403460

mardi 22 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2403460
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantLABRIKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, Mme B A, épouse C, représentée par Me Labriki, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la préfète de l'Oise de lui délivrer sans délai un récépissé de sa demande de titre de séjour daté du 13 février 2024, de lui délivrer également sans délai ce titre de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui fixer un rendez-vous en vue de la remise de son support matériel ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'absence de délivrance de ce récépissé, d'une part, a pour effet de la placer dans une situation de précarité financière et, d'autre part, fait obstacle à la prise en charge des troubles de santé de ses enfants ;

- l'administration méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme des libertés fondamentales par un délai d'instruction excessif ;

- les mesures demandées sont utiles comme constituant l'unique moyen d'obtenir un

récépissé ou le renouvellement du titre de séjour ;

- elles ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu le mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024, par lequel la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requérante a été mise en possession d'un récépissé de sa demande de titre de séjour et qu'une décision de délivrer une carte de résident à l'intéressée a été prise, laquelle lui sera remise dès sa fabrication.

Par une décision du 30 mai 2024, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. Il résulte de l'instruction et n'est d'ailleurs pas contredit qu'après l'enregistrement de sa requête, Mme A, épouse C a été mise en possession d'un récépissé de sa demande de titre de séjour et que la préfète de l'Oise a décidé de lui délivrer la carte de résident qu'elle avait sollicitée, laquelle lui sera remise dès la fabrication de son support matériel. Il s'ensuit que les demandes présentées par l'intéressée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et tendant à ce qu'il soit ordonné à la préfète de l'Oise de lui délivrer un tel récépissé et un tel titre ou de fixer un rendez-vous en vue de la remise de celui-ci sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que Mme C présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, épouse C et à la préfète de l'Oise.

Fait à Amiens, le 22 octobre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

Juge des référés

" signé "

S. Thérain

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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