vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404193 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LUDOT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 3 juin 2024, le juge des référés a, sur la requête enregistrée sous le n°2400057, présentée pour M. A E F, agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité d'héritier de feu Vanessa Moncourtois épouse E F et de feu Marceau E F et en qualité de représentant légal de l'enfant Noah E F, par Me Ludot, désigné le docteur J C en qualité d'expert, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue de déterminer les conditions et conséquences de la prise en charge de Vanessa Moncourtois épouse E F le 1er janvier 2024 ayant conduit à son décès.
Par une requête enregistrée le 20 novembre 2024 sous le n° 2404193, M. A E F, agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité d'héritier de feu Vanessa Moncourtois épouse E F et de feu Marceau E F et en qualité de représentant légal de l'enfant Noah E F demande au juge des référés de rendre communes et opposables les opérations de l'expertise prescrites par l'ordonnance du 3 juin 2024, au docteur G D en qualité de médecin régulateur.
Il est fait valoir que le docteur D est intervenu dans le cadre de son activité libérale.
Par un mémoire, enregistré le 20 novembre 2024, le centre hospitalier de Soissons, représenté par la SCP Lebègue Derbise, demande au juge des référés, de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à la demande d'extension de la mission sollicitée, de déclarer les opérations d'expertise confiées au docteur C, communes et opposables au docteur G D.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise, à
au docteur G D, au SAMU 02, et au service départemental d'incendie et de secours de l'Aisne, lesquels n'ont pas produit d'observations.
La présidente du tribunal a désigné, M. Bertrand Boutou, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
" Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". Aux termes de l'article
R. 532-3 du même code : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles ".
2. M. E F sollicite la mise en cause du docteur G D, médecin régulateur, qui serait intervenu dans le cadre de son activité libérale. Il y a lieu de faire droit à cette demande et de prolonger la durée de l'expertise dès lors que cette extension qui présente un caractère utile à la réalisation de l'expertise sollicitée, d'ailleurs non contestée par les parties, constitue une simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjugeant pas de la responsabilité d'une quelconque des parties.
ORDONNE :
Article 1er : La mission de l'expert désigné par l'ordonnance susvisée du 3 juin 2024 du juge statuant en référé, est étendue au docteur G D.
Article 2 : La date de dépôt du rapport d'expertise prévue par l'ordonnance du 3 juin 2024 est reportée au 10 mars 2025.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E F, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise, agissant par délégation de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne, au centre hospitalier de Soissons, au service d'aide médicale urgente (SAMU) de Laon, au service départemental d'incendie et de secours de l'Aisne, au docteur G D, au docteur J C, expert, au docteur H et au docteur B I, sapiteurs.
Fait à Amiens le 13 décembre 2024.
Le juge des référés,
Signé :
B. Boutou
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2404193