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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2404305

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2404305

vendredi 14 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2404305
TypeOrdonnance
Avocat requérantAKHZAM KHADIJA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B C A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve de dépôt de sa demande de titre de séjour, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2024, M. B C A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué, ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 dudit code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

2. Par courrier du 6 novembre 2024 transmis par l'application Télérecours, le greffe du tribunal a invité l'avocat de M. A, en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, à régulariser sa requête en lui demandant d'adresser dans un délai de quinze jours la preuve de dépôt de sa demande de titre de séjour auprès de la préfecture de l'Oise. Ce courrier, mis à disposition du conseil du requérant sur l'application Télérecours le 6 novembre 2024, n'a pas été consulté et est ainsi réputé notifié à l'issue d'un délai de deux jours ouvrés suivant sa mise à disposition, en application de l'article R. 611-8-6 du code précité. En dépit de cette demande de régularisation, qui précisait qu'à défaut de régularisation, la requête pourrait être rejetée comme irrecevable, M. A n'a pas communiqué au tribunal la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé. Par suite, sa requête, qui est manifestement irrecevable, ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A.

Fait à Amiens, le 14 mars 2025.

Le président de la 1ère chambre,

Signé

S. Lebdiri

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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