jeudi 20 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404488 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DANDALEIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés respectivement les 10 novembre 2024, 22 novembre 2024 et 2 janvier 2025, M. C A, représenté par Me Dandaleix, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Oise, ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;et,
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de l'Oise, ou au préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1, L. 412-1, L. 423-1, L. 432-2, L. 423-6, L. 423-14 et L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle révèle un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre qu'elle assortit ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L.423-23, L. 435-1, L. 412-1, L. 423-1, L. 432-2, L. 423-6, L. 251-2 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2024, le préfet de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 décembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 15 janvier 2025.
Le préfet de l'Oise a été invité le 13 février 2025, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des éléments ou des pièces en vue de compléter l'instruction.
Le préfet de l'Oise a produit des pièces le 14 février 2025, communiquées le même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, conseiller ;
- et les observations de Me Nebot Illan, substituant Me Dandaleix représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant nigérian né le 26 décembre 1970, est entré sur le territoire français le 4 janvier 2009 selon ses déclarations. Il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 octobre 2024, dont M. A demande l'annulation par la présente requête, le préfet de l'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination de la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, M. Frédéric Bovet, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, signataire de la décision contestée, disposait d'une délégation, en vertu de l'arrêté du 30 octobre 2023, régulièrement publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de l'Oise, à l'effet de signer à l'effet de signer " tout acte, arrêté () décision () relevant des attributions de l'Etat () ". Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit ainsi être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
5. M. A n'établit pas, par les pièces versées à l'instance, résider en France depuis plus de dix ans à la date de la décision litigieuse. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de l'Oise aurait dû saisir la commission du titre de séjour doit être écarté.
6. En quatrième lieu, l'autorité préfectorale ne s'est pas fondée, pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, sur les mentions figurant au fichier de traitement des antécédents judiciaires. Par suite, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 423-1 du même code : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ".
8. M. A, qui ne justifie pas être entré en France muni d'un visa de long séjour, ne remplit pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, ce moyen ne peut qu'être écarté.
9. En sixième lieu, M. A se prévaut notamment de l'ancienneté de son séjour et de ses attaches familiales en France, compte tenu de sa vie commune avec Mme B, son épouse, de nationalité française. Toutefois, si le mariage a été célébré en 2019 et si la communauté de vie n'est pas contestée par l'autorité préfectorale, il est constant que le requérant n'a pas d'autres attaches familiales en France et que le couple n'a pas d'enfants. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire le 20 janvier 2020, qu'il n'a pas exécutée. Enfin, le requérant n'exerce pas d'activité professionnelle. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
10. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Compte tenu de ce qui a été exposé au point 8, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A et n'a, par suite, pas méconnu les stipulations citées au point précédent. Pour les mêmes motifs, le préfet de l'Oise n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.
12. En huitième lieu, le requérant, qui n'a pas d'enfant, ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
13. En dernier lieu, M. A ne peut davantage utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 312-3, L. 423-1, L. 423-6, L. 423-23, L. 423-14 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir déposé sa demande de titre de séjour sur l'un de ces fondements.
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, l'arrêté de délégation cité au point 2 inclut les décisions portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision litigieuse doit, dès lors, être écarté.
15. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen complet et personnalisé de la situation du requérant avant d'édicter la décision contestée.
17. En quatrième lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux points 2 à 12, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour.
18. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 11, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation de M. A doivent être écartés.
19. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 11, le requérant ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janv.
20. En dernier lieu, M. A ne peut utilement soutenir que la décision litigieuse méconnaît les dispositions des articles L. 251-2, L. 412-1, L. 423-1, L.423-23, L. 423-6, L. 432-2, L. 435-1, et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions ne s'appliquant pas en l'espèce.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
21. En premier lieu, l'arrêté de délégation cité au point 2 inclut l'édiction de la décision attaquée. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision litigieuse doit, dès lors, être écarté.
22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
23. En dernier lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 11, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. A doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
24. En premier lieu, l'arrêté de délégation cité au point 2 inclut l'édiction de la décision litigieuse. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision litigieuse doit, dès lors, être écarté.
25. En deuxième lieu, comme exposé précédemment, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour.
26. En dernier lieu, la décision attaquée a pour objet de fixer comme pays de destination le Nigéria ou autre pays dans lequel M. A sera légalement admissible. Compte tenu de ce qui a été dit au point 11, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.
27. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 6 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Lebdiri, président,
M. Richard, premier conseiller,
M. Fumagalli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2025.
Le président,
signé
S. Lebdiri
Le rapporteur,
signé
E. Fumagalli La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512959
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que l'arrêté est régulier, suffisamment motivé et ne procède pas d'une erreur manifeste d'appréciation, en relevant que la carte de séjour sollicitée est soumise à des conditions spécifiques, notamment le maintien de la résidence habituelle hors de France, prévues à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et d'autres dispositions du CESEDA sont également écartés.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513014
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Isère, considérant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressée sous deux mois.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200418
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de trois anciens associés d'une société de traiteur. Les requérants estimaient que l'État avait commis une faute en refusant initialement l'aide du fonds de solidarité COVID-19, causant la liquidation de leur entreprise. Le tribunal a jugé que le refus initial de l'administration était justifié, car la société ne remplissait pas une condition d'éligibilité (l'absence de dette fiscale impayée au 31 décembre 2019), et que le lien de causalité entre ce refus et la liquidation n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité.
02/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203658
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société DNB Promotion, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire et l'injonction de le délivrer. La juridiction a jugé recevable le recours mais a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier agissant en vertu d'une délégation régulière. L'examen des autres moyens, notamment ceux relatifs aux conditions d'accès au projet (article 8.1 du PLUi) et à la voirie (article R. 111-2 du code de l'urbanisme), n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.
02/04/2026