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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2404746

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2404746

lundi 31 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2404746
TypeOrdonnance
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le président du conseil départemental de l'Aisne. Le requérant invoquait un défaut de procédure contradictoire préalable et un effet rétroactif de la sanction. Le tribunal a estimé que ces moyens étaient manifestement dépourvus de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, malgré une invitation à régulariser. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 novembre 2024, par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a confirmé la décision de suspension de ses droits au revenu de solidarité active à compter du 1er décembre 2024 ;

2°) d'ordonner au président du conseil départemental de l'Aisne de rétablir son droit au revenu de solidarité active.

Il soutient que la suspension de ses droits au RSA est intervenue en l'absence d'une procédure contradictoire préalable et constitue une sanction à effet rétroactif.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " () La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / () ".

3. M. A, qui demande l'annulation de la décision du président du conseil départemental de l'Aisne du 15 novembre 2024, portant suspension de ses droits au revenu de solidarité active, soutient que la décision attaquée est intervenue en l'absence d'une procédure contradictoire préalable et constitue une sanction à effet rétroactif. Toutefois, ses moyens étant dépourvus de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, M. A a été invité, par lettre du 8 janvier 2025, à régulariser sa requête à l'aide du formulaire prévu à cet effet dans un délai d'un mois. M. A a retourné ce formulaire au tribunal le 16 janvier 2025 sans toutefois l'accompagner d'éléments ou de pièces justificatives susceptibles de compléter la motivation de sa demande. Par suite, le moyen soulevé par M. A étant manifestement dépourvu de précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, sa requête ne peut qu'être rejetée par application de l'article R. 411-1 et du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Amiens, le 31 mars 2025.

La présidente,

Signé

F. Demurger

La République mande et ordonne à la préfète de l'Aisne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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