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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2500084

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2500084

mardi 8 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2500084
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, qui réside en Égypte, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise portant abrogation de son visa. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas régularisé sa situation en élisant domicile sur le territoire de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le requérant s'est borné à invoquer un droit de plaider à distance, ce qui n'a pas été considéré comme une régularisation valable. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet de l'Oise portant abrogation de son visa qui lui a été notifié le 17 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 431-8 du même code : " Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires ".

3. La présente requête, déposée par M. A, qui réside en Egypte et qui n'est pas représenté dans les conditions prévues aux dispositions de l'article R. 431-8 du code de justice administrative, a pour objet l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise portant abrogation de son visa qui a été notifié au requérant le 17 décembre 2024. Par une lettre du 21 janvier 2025 adressée par communication électronique via l'application " Télérecours citoyens " et dont il a pris connaissance le même jour, M. A a été invité à régulariser sa requête, dans le délai de quinze jours, sous peine d'irrecevabilité de celle-ci, par une élection de domicile sur l'un des territoires mentionnés à l'article R. 431-8 précité. Par un courrier du 11 février 2025, le requérant a répondu à cette demande en se bornant à soutenir qu'il avait exercé son droit légal de plaider à distance. Ainsi, la présente requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Amiens, le 8 avril 2025.

Le président de la 1ère chambre,

Signé

S. Lebdiri

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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