Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme D..., agissant en qualité de tutrice de sa mère, qui contestait le refus implicite de la caisse d’allocations familiales de l’Aisne de lui accorder l’aide personnalisée au logement. La requérante n’a fourni aucune pièce justificative, notamment sur la situation financière de sa mère, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 411-1 et R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen soulevé était dépourvu des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mars 2025, Mme C... D..., agissant en qualité de tutrice de Mme A... B..., doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet par laquelle la caisse d’allocations familiales de l’Aisne a refusé de l’admettre au bénéfice de l’aide personnalisée au logement ;
2°) d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales de l’Aisne de l’admettre au bénéfice de l’aide personnalisée au logement.
Elle soutient que sa mère était éligible à cette aide depuis plus de deux ans au vu de ses revenus.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « (…) La requête (…) contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / (…) ». Aux termes de l’article R. 772-6 du même code : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / (…) ».
Mme D..., qui demande l’annulation de la décision implicite de rejet par laquelle la caisse d’allocations familiales de l’Aisne a refusé de l’admettre au bénéfice de l’aide personnalisée au logement, soutient que sa mère était éligible à cette aide depuis plus de deux ans au vu de ses revenus. Elle ne produit toutefois aucune pièce à l’appui de sa requête, notamment concernant sa situation financière. Ses moyens étant dépourvus de précisions permettant d’en apprécier leur bien-fondé, l’intéressée a été invitée, par lettre du 10 avril 2025, à régulariser sa requête à l’aide du formulaire prévu à cet effet, dans un délai d’un mois. Ce courrier a été adressé par voie dématérialisée à Mme D... qui, en vertu des dispositions de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, est réputée en avoir pris connaissance dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de sa mise à disposition, intervenue le 10 avril 2025. A l’expiration du délai d’un mois qui lui était imparti, Mme D... n’a produit, aucun document susceptible de compléter la motivation de sa demande. Par suite, sa requête, qui ne comporte qu’un moyen manifestement dépourvu de précisions permettant au tribunal d’en apprécier le bien-fondé, ne peut qu’être rejetée par application de l’article R. 411-1 et du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D....
Fait à Amiens, le 23 octobre 2025.
La présidente,
signé
F. Demurger
La République mande et ordonne à la préfète de l’Aisne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.