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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2504134

Tribunal Administratif d Amiens — Décision N° TA80-2504134

lundi 22 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d Amiens
SectionTribunal Administratif d Amiens
N° DossierTA80-2504134
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B... d'un recours contestant le refus de France Travail de reprendre le versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à cette allocation, qui relève du régime conventionnel d'assurance chômage, sont de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. La décision a été prise sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 27 septembre et 2 octobre 2025, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 17 juillet 2025 par laquelle France Travail Hauts-de-France lui a refusé la reprise du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi ;

2°) d’enjoindre à France Travail de procéder au réexamen de sa situation dans un délai raisonnable.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».

Aux termes de l’article L. 5312-1 du code du travail : « L’opérateur France Travail est une institution nationale publique dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière qui a pour mission de : (…) / 4° Assurer, pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage, le service de l'allocation d'assurance et de l'allocation des travailleurs indépendants et, pour le compte de l'Etat, le service des allocations de solidarité ».

Aux termes de l’article L. 5312-12 du même code : « Les litiges relatifs aux prestations dont le service est assuré par l’institution, pour le compte de l’organisme chargé de la gestion du régime d’assurance chômage ou de l’Etat sont soumis au régime contentieux qui leur était applicable antérieurement à la création de cette institution ». Il résulte de ces dispositions qu’il n’appartient qu’aux juridictions de l’ordre judiciaire de se prononcer sur les litiges relatifs à l’attribution, au calcul ou au remboursement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi ou d’aide à la reprise ou à la création d’entreprise, lesquelles relèvent du régime conventionnel d’assurance chômage dont le service est désormais confié à France Travail pour le compte de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage.

En l’espèce, M. B... conteste la décision du 17 juillet 2025 par laquelle France Travail Hauts-de-France lui a refusé la reprise du versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Toutefois, lorsqu’un litige qui oppose un particulier à France Travail est relatif au versement de cette allocation, il ne relève pas de la compétence du juge administratif mais du juge judiciaire. Par suite, la requête de M. B... ne ressortant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, il y a lieu de la rejeter en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Amiens, le 22 décembre 2025.


Le président de la 1ère chambre,


signé

S. Lebdiri


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités et des familles, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.








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