Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... contestant un refus de reprise d'activité à temps partiel thérapeutique. La requête a été jugée irrecevable car elle ne formulait aucune conclusion, se bornant à exposer les faits sans demander de mesure spécifique au juge. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté l'affaire sans examiner l'urgence ou le bien-fondé, faute de conclusions.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2025, Mme B... A... saisit le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’un litige relatif à un refus de reprise d'activité à temps partiel thérapeutique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lebdiri, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heure ». L'article L. 522-3 de ce code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».
La requête de Mme A..., qui se borne à exposer que le directeur du centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle Jacques Ficheux a, par une décision du 3 novembre 2025, rejeté sa demande de temps partiel thérapeutique et lui a prescrit de reprendre ses fonctions à temps plein le 7 novembre 2025, ne formule aucune conclusion. Par suite, la présente requête est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Amiens le 12 novembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
S. Lebdiri
La République mande à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.