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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2505215

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2505215

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2505215
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision de la caisse d’allocations familiales de l’Oise suspendant ses droits au revenu de solidarité active, à l’allocation personnalisée au logement et à l’allocation de soutien familial, ainsi que la notification d’un indu. Le juge a constaté que la requête n’était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 décembre 2025, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle la caisse d’allocation familiale de l’Oise a suspendu ses droits au titre du revenu de solidarité active, de l’allocation personnalisée au logement et de l’allocation de soutien familial et lui a notifié un indu ;

2°) d’enjoindre à la caisse d’allocation familiale de l’Oise de rétablir ses droits en tenant compte des pièces justificatives déjà transmises, ce dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lebdiri, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision ou de certains de ses effets lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) »..Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée (…) ». Enfin, l’article L. 522-3 du même code permet au juge des référés de rejeter par une ordonnance motivée, sans mener de procédure contradictoire et sans audience, une demande en référé notamment lorsqu’elle ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est irrecevable.

2. Il résulte de ces dispositions qu’une requête à fin de suspension est atteinte d’une irrecevabilité d’ordre public lorsque le requérant n’a pas produit la décision attaquée. Selon l’article R. 522-2 du code de justice administrative, les dispositions de l’article R. 612-1 de ce code, qui imposent au juge d’inviter l’auteur de conclusions entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.

3. La requête par laquelle Mme B... demande au juge des référés de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la caisse d’allocation familiale de l’Oise a suspendu ses droits au titre du revenu de solidarité active, de l’allocation personnalisée au logement et de l’allocation de soutien familial et lui a notifié un indu n’est pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance des dispositions précitées de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Par suite, cette requête est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions, par application des dispositions de l’article L. 522-3 du même code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Amiens, le 15 décembre 2025.

Le juge des référés,


Signé

S. Lebdiri


La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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