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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2505253

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2505253

vendredi 12 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2505253
TypeDécision
PublicationC
Avocat requérantVRIONI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de sa suspension conservatoire prononcée par le groupe hospitalier public du sud de l’Oise (GHPSO). La demande a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une copie du recours en annulation au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge des référés a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Vrioni, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 20 octobre 2025 par laquelle le directeur du groupe hospitalier public du sud de l’Oise (GHPSO) l’a suspendu à titre conservatoire de ses activités cliniques et thérapeutiques et de toutes fonctions au sein du GHPSO ;

2°) d’enjoindre au directeur du GHPSO de le réintégrer immédiatement dans ses fonctions ;

3°) de mettre à la charge du GHPSO la somme de 2000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du code précité : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».

Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ». La requête de M. B... ne comporte pas de copie de son recours au fond et est par suite manifestement irrecevable. Elle doit être rejetée dans toutes ses conclusions.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Amiens, le 12 décembre 2025.

Le juge des référés,

Signé

B. Boutou

La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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