Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de l’Oise refusant la remise matérielle de son titre de séjour pluriannuel, accordé en qualité de parent d’enfant apatride. Ce désistement fait suite à la délivrance d’un récépissé et à la mise en fabrication d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 a été rejetée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2026, Mme A... B..., représentée par Me Chartrelle, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l’Oise a refusé de lui remettre matériellement le titre de séjour pluriannuel dont la délivrance lui a été accordée en qualité de parent d’un enfant apatride par une décision du 11 juillet 2024 ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Oise de lui remettre matériellement ce titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, dès lors que la délivrance de ce titre lui a été accordé par une décision du 11 juillet 2024.
Par des mémoires, enregistrés les 9 et 20 janvier 2026, le préfet de l’Oise conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu’un titre de séjour mention "vie privée et familiale" est mis en fabrication et qu’un récépissé valable jusqu’au 23 mars 2026 a été délivré à la requérante.
Par un mémoire, présenté le 23 janvier 2026, Mme B... déclare se désister des conclusions de sa requête, à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B... a été admise à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 19 novembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Sans que cette circonstance ne constitue une renonciation à la délivrance du titre de séjour en qualité de parent d’un enfant apatride qui lui a été initialement accordé lorsque les obstacles techniques s’y opposant seront levés, Mme B..., après que la délivrance d’un titre de séjour mention "vie privée et familiale" lui ait été accordée, a déclaré se désister des conclusions de sa requête à l’exception de celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, aucune circonstance ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
2. Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme supérieure à celle qu’il est susceptible de verser au titre de sa part contributive à l’aide juridictionnelle sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension d’exécution et d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à Me Chartrelle et au préfet de l’Oise.
Fait à Amiens, le 27 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre,
Juge des référés
Signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de l’Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.