LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2400116

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400116

jeudi 5 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2400116
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre - Juge Unique
Avocat requérantSAUTEREAU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la demande d'un contribuable visant à annuler le refus implicite de lui communiquer des documents fiscaux et à enjoindre leur communication. Le juge estime que le droit d'accès aux documents administratifs, prévu par les articles L. 311-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'à des documents existants et identifiables. Il retient que la demande, trop large et imprécise, n'a pas permis à l'administration d'identifier le requérant dans son ressort ni de localiser les multiples documents sollicités sur une longue période.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 janvier 2024 et le 12 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Sautereau, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le directeur du service des impôts des particuliers (SIP) de Fréjus a refusé de lui communiquer la copie :

- de l’intégralité des avis d’opposition administrative, avis de saisie administrative à tiers détenteur, mise en demeure, commandement de payer émis à son encontre depuis 2010, tout titre visant au recouvrement de créances, ainsi que des justificatifs de notification de ceux-ci ;

- des pièces justifiant l’émission des titres, avis et décisions précitées à l’alinéa précédent, telle que les amendes forfaitaires majorées, les avis de contravention, les jugements et ordonnances de juridictions et notamment de tribunal de police et tribunal judiciaire depuis 2010 ;

2°) d’enjoindre au directeur des finances publiques de lui communiquer l’ensemble des décisions et pièces demandées, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa demande, dans les mêmes conditions d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- il est bien fondé à obtenir la communication des documents demandés relatifs à son dossier fiscal ;
- sa demande est suffisamment précise ; son état civil, la période concernée et les documents demandés sont clairement identifiés ;
- il justifie de son intérêt à agir dès lors qu’il a reçu, par le passé, un document comptable émanant du SIP de Fréjus ;
- l’administration ne soutient ni ne démontre que les documents demandés n’existeraient pas.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 novembre 2024, le directeur départemental des finances publiques du Var conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- les moyens invoqués ne sont pas fondés ;
- le SIP de Fréjus, tout comme la commission d’accès aux documents administratifs, ont été dans l’incapacité d’identifier M. B... dans le ressort administratif visé ;
- il appartient au requérant de fournir les informations nécessaires en précisant à quel titre il saisissait le comptable de Fréjus d’une telle demande.


Un mémoire enregistré le 28 janvier 2026, présenté par le directeur départemental des finances publiques du Var, n’a pas été communiqué en application de l’article R. 611-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Montalieu pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Montalieu, conseillère,
- et les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,
- les parties n’étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B... a, par un courrier du 30 juin 2023, réceptionné le 10 juillet suivant, demandé au directeur du SIP de Fréjus de lui communiquer l’intégralité des décisions et pièces le concernant depuis 2010. En l’absence de réponse, il a saisi, le 16 septembre 2023, la commission d’accès aux documents administratifs (CADA), laquelle ne s’est pas prononcée sur sa demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration : « Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre. » Aux termes de l’article L. 300-2 du même code : « Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions. ».

3. Il résulte de ces dispositions que si une autorité administrative est tenue de communiquer les documents administratifs qu’elle détient aux personnes qui en font la demande, ce droit à communication ne s’applique toutefois qu’à des documents existants, dès lors que le code des relations entre le public et l’administration n’a ni pour objet ni pour effet de contraindre l’administration à établir un document qui n’existe pas, l’administration n’étant pas davantage tenue d’établir un document en vue de procurer les renseignements ou l’information souhaités.

4. Pour justifier le rejet implicite de la demande présentée par M. B..., le directeur départemental des finances publiques du Var fait valoir que le SIP de Fréjus a été dans l’incapacité de l’identifier dans le ressort administratif visé, en l’absence de références et de précisions suffisantes sur les multiples documents visés dans la demande. Pour contester ce motif, M. B... fait valoir qu’il a communiqué son état civil et précisé la période considérée. Il se prévaut également d’une mise en demeure de payer datée du 15 juillet 2021, émanant du SIP de Fréjus, et portant sur une imposition référencée « IR/Prélèv.sociaux 2008 Rôle 91101 » et soutient que ce document démontre que le SIP de Fréjus « est susceptible d’être en possession des documents demandés ». Toutefois, compte tenu de ces éléments, le requérant est seulement fondé à demander l’annulation la décision implicite en litige en tant qu’elle a rejeté sa demande de communication des documents relatifs à l’imposition précitée.

5. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée doit être annulée seulement en tant qu’elle refuse la communication des documents relatifs à l’imposition référencée « IR/Prélèv.sociaux 2008 Rôle 91101 ».

Sur les conclusions à fin d’injonction :

6. L’exécution du présent jugement implique nécessairement qu’il soit enjoint au directeur départemental des finances publiques du Var de communiquer à M. B... les documents relatifs à l’imposition référencée « IR/Prélèv.sociaux 2008 Rôle 91101 », dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’assortir cette mesure d’une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

7. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros à verser à M. B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D É C I D E :


Article 1er : La décision implicite par laquelle le directeur du SIP de Fréjus a refusé de communiquer les documents sollicités est annulée en tant qu’elle porte sur la communication des documents relatifs à l’imposition référencée « IR/Prélèv.sociaux 2008 Rôle 91101 ».

Article 2 : Il est enjoint au directeur départemental des finances publiques du Var de communiquer à M. B... les documents relatifs à l’imposition référencée « IR/Prélèv.sociaux 2008 Rôle 91101 », dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L’Etat versera à M. B... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au directeur départemental des finances publiques du Var.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mars 2026.



La magistrate désignée,


Signé


M. MONTALIEU
La greffière,


Signé


V. VIVES





La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions