LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2400790

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2400790

mercredi 17 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2400790
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème chambre - Juge Unique

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 mars 2024,Bella A, représenté par Me Saidani, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2024 par lequel le préfet du Var l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, a procédé à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement des entiers dépens du procès.

M. A soutient que l'arrêté pris dans son ensemble :

-est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit au titre des dispositions des articles L.611-3 et L.411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'à la date de la décision attaquée il était mineur.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 avril 2024, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Le préfet conteste chacun des moyens invoqués.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente du Tribunal a désigné M. Sauton, vice-président, pour statuer sur les requêtes présentées sur le fondement de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauton,

- et les observations de Me Saidani, représentantBella A. Après avoir prononcé la clôture de l'instruction à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 6 mars 2024, le préfet du Var a obligéBella A, ressortissant guinéen né en 2006, à quitter le territoire sans délai, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'un an et a fixé le pays de destination. Le préfet a fondé sa décision sur les dispositions, en particulier, du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'intéressé demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ". Aux termes de l'article L.611-3 du même code " l'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L.411-1 du même code " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : 1° Un visa de long séjour ; 2° Un visa de long séjour conférant à son titulaire, en application du second alinéa de l'article L. 312-2, les droits attachés à une carte de séjour temporaire ou à la carte de séjour pluriannuelle prévue aux articles L. 421-9 à L. 421- 11 ou L. 421-13 à L. 421-24, ou aux articles L. 421-26 et L. 421-28 lorsque le séjour envisagé sur ce fondement est d'une durée inférieure ou égale à un an ; 3° Une carte de séjour temporaire ; 3° Une carte de séjour temporaire ; 4° Une carte de séjour pluriannuelle ; 5° Une carte de résident ; 6° Une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ; 7° Une carte de séjour portant la mention " retraité " ; 8° L'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L.425-4, L.425-10 ou L.426-21 ".

3. En vertu de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, l'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Cette protection ne fait pas obstacle à ce qu'une mesure d'éloignement soit prise par l'autorité administrative à l'égard d'une personne dont elle estime, au terme de l'examen de sa

1.

situation, qu'elle est majeure, alors même qu'elle allèguerait être mineure. Il appartient à l'administration d'établir que l'intéressé était majeur à la date de la décision portant obligation de quitter le territoire et, en conséquence, qu'il ne pouvait bénéficier de la protection prévue par ces dispositions.

4. M. A soutient qu'il est né le 9 mai 2006 et qu'il était donc âgé de moins de dix-huit ans à la date de l'arrêté attaqué. Il ressort toutefois des pièces du dossier, d'une part, qu'il a, lors de son audition par les services de police, déclaré être né le 1er janvier 2006, d'autre part, qu'il a fait l'objet d'examens osseux afin de pouvoir établir sa minorité. Si M. A produit un extrait de son acte de naissance, ainsi qu'une copie du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu par le tribunal de première instance de Mafanco, il ressort des pièces fournis par le défendeur que suite aux examens osseux, le tribunal judiciaire de Toulon a procédé au classement sans suite de la demande de placement provisoire. En outre, le préfet du Var souligne en défense certaines incohérences dont sont entachés les actes relatifs à l'état-civil de l'intéressé. Dans ces conditions, il ressort des pièces versées au dossier que le requérant était majeur à la date de la décision attaquée. Dès lors, le préfet du Var doit être regardé comme apportant la preuve que l'intéressé n'est pas mineur et ne pouvait, par suite, bénéficier de la protection des dispositions de l'article L.611-3 précité.

6. Il résulte de ce qui précède que le préfet du Var n'a entaché sa décision ni d'une erreur manifeste d'appréciation ni d'une erreur de droit au regard des dispositions précitées. Dès lors,

M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

7. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre par M. A doivent être rejetées.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié BBella A et au préfet du Var.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

JF. SAUTON

La greffière,

Signé

I. REZOUG

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme, P/La greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2100714

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. F... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la CNRACL fixant à 15 % puis à 24 % le taux de sa rente viagère d’invalidité. Le requérant contestait l’évaluation de son taux d’incapacité permanente partielle (IPP), estimant que ses séquelles physiques et psychiatriques, imputables au service, justifiaient un taux global de 37 %. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le nouveau taux de 24 %, calculé après expertise et conformément aux règles de la fonction publique territoriale, ne révélait ni erreur de droit ni erreur d’appréciation, et que la procédure suivie n’avait pas méconnu les droits de l’intéressé. La décision s’appuie notamment sur le code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.

18/12/2025

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301585

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., adjoint technique principal, qui contestait son exclusion temporaire d’un jour pour refus d’obéissance hiérarchique. Le juge a écarté les moyens d’illégalité externe, estimant que l’auteur de l’arrêté du 24 avril 2023 bénéficiait d’une délégation de signature compétente, que la décision était suffisamment motivée et que la procédure disciplinaire était régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits reprochés étaient établis et que la sanction, relevant du premier groupe, n’était pas disproportionnée. La demande a été rejetée, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

18/12/2025

TA83
← Retour aux décisions
Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302474

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un blâme disciplinaire prononcé par la Métropole Toulon Provence Méditerranée pour manquement aux obligations professionnelles, comportement agressif et manquement au devoir de réserve. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'agent ayant été informé de son droit à consulter son dossier, sans que l'absence d'envoi d'une copie ne constitue une irrégularité. Il a également écarté le moyen tiré du manquement au principe d'impartialité, le supérieur hiérarchique s'étant limité à rédiger un rapport. La solution s'appuie sur les articles L.532-4 du code général de la fonction publique et 4 du décret du 18 septembre 1989.

18/12/2025

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301649

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite pour invalidité. La requérante demandait notamment l'intégration d'une rente viagère d'invalidité pour sa tuberculose pulmonaire et d'autres pathologies, ainsi qu'une expertise médicale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés d'erreurs de fait et de droit, n'étaient pas fondés, et a rejeté l'ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice. La décision s'appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code général de la fonction publique.

18/12/2025