LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2203244

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2203244

mardi 5 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2203244
TypeDécision
RecoursQuestion préjudicielle
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantVIDAL AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 28 novembre 2022, enregistré le 9 décembre 2022, le pôle social du tribunal judiciaire de Saintes a sursis à statuer et saisi le tribunal administratif de la question de la légalité de la décision du 14 avril 2014 par laquelle le directeur général de la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) a délivré à Mme B A l'agrément à l'effet d'exercer les fonctions définies à l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale.

Par un mémoire enregistré le 20 janvier 2023, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Charente-Maritime demande au tribunal de déclarer que cette décision n'est pas entachée d'illégalité et à ce que soit mise à la charge de M. D C une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que Mme F, directrice des ressources humaines des réseaux de la CNAMTS du 1er janvier 1994 au 31 mars 2017 et qui disposait d'une délégation de signature du directeur général de cette caisse datée du 18 novembre 2009, régulièrement publiée au bulletin officiel santé-protection sociale du 15 janvier 2010, était bien compétente pour signer la décision d'agrément de Mme A.

Par ordonnance du 5 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 20 janvier 2023 en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu :

- le jugement du tribunal judiciaire de Saintes du 28 novembre 2022 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- l'arrêté du 30 juillet 2004 fixant les conditions d'agrément des agents des organismes de sécurité sociale chargés du contrôle de l'application des législations de sécurité sociale visés aux articles L. 216-6 et L. 243-9 du code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Leloup,

- les conclusions de M. François-Joseph Revel, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. Le docteur D C, médecin conventionné spécialisé en médecine vasculaire exerçant une activité libérale à la clinique Pasteur à Royan (Charente-Maritime) a fait l'objet d'un contrôle de ses actes de soins facturés à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de ce département pour la période de janvier 2017 à juin 2018. Constatant, sur la base d'un procès-verbal établi le 25 mai 2018 par Mme B A, agent assermenté de la CPAM de Charente Maritime, que l'intéressé avait réalisé, sans nécessité médicale, plusieurs échos-doppler à des dates rapprochées pour les mêmes patients au lieu de les effectuer le même jour et estimant que l'intéressé avait ainsi délibérément manqué aux règles de facturation en tarifant des actes à des dates rapprochées afin d'échapper à la prohibition du cumul d'échos-doppler prévue par l'article III-3-B-2-d des dispositions générales de la classification commune des actes médicaux, la CPAM lui a réclamé, le 27 juillet 2018, le remboursement de la somme de 9 345,53 euros correspondant aux échos-doppler surnuméraires facturés entre le 1er janvier 2017 et le 7 juin 2018 et lui a appliqué, le 25 janvier 2019, une pénalité financière de 1 000 euros. Saisi par le docteur C d'une contestation de cette demande de remboursement et de cette pénalité, le pôle social du tribunal judiciaire de Saintes a, par un jugement du 28 novembre 2022, d'une part, sursis à statuer sur l'ensemble des demandes des parties et, d'autre part, transmis au tribunal administratif de Poitiers une question préjudicielle qui, compte tenu des motifs de cette décision, qui constituent le soutien nécessaire de son dispositif, doit être regardée comme portant sur la légalité de la décision d'agrément délivrée le 14 avril 2014 par le directeur général de la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) à Mme A à l'effet d'exercer les fonctions définies à l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale.

Sur la question préjudicielle :

2. Aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale, dans sa version applicable : " Les directeurs des organismes de sécurité sociale confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. Des praticiens-conseils peuvent, à ce titre, être assermentés et agréés dans des conditions définies par le même arrêté. Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire ". Aux termes de l'arrêté du 30 juillet 2004 fixant les conditions d'agrément des agents des organismes de sécurité sociale chargés du contrôle de l'application des législations de sécurité sociale : " () II. - () Pour les agents des caisses régionales d'assurance maladie et des caisses générales de sécurité sociale qui sont appelés à effectuer des contrôles à la fois en matière d'assurance maladie ou d'accidents du travail et maladies professionnelles et d'assurance vieillesse, la demande est adressée au directeur de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés. III. - () Le directeur de la caisse nationale, ou le ministre chargé de la sécurité sociale pour les agents de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés, délivre aux agents une autorisation provisoire d'exercer leurs fonctions à réception du dossier complet de demande d'agrément. (). Le directeur de la caisse nationale peut, sous sa responsabilité, déléguer sa signature à un ou plusieurs directeurs adjoints ou sous-directeurs de ladite caisse pour la délivrance des autorisations provisoires et des agréments. () " .

3. La décision d'agrément du 14 avril 2014 délivrée à Mme A aux fins d'exercer les missions de contrôle prévues à l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale précité a été signée par Mme E F, dont il ressort des pièces du dossier qu'elle occupait les fonctions de directrice des ressources humaines des réseaux de la CNAMTS du 1er janvier 1994 au 31 mars 2017 et de directrice adjointe. Mme E F disposait, pour ce faire, d'une délégation de signature du directeur général de cette caisse datée du 18 novembre 2009, régulièrement publiée au bulletin officiel santé-protection sociale du 15 janvier 2010. Il s'ensuit que la décision d'agrément du 14 avril 2014 du directeur de la CNAMTS est légale.

Sur les frais d'instance :

4. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. C la somme demandée par la CPAM au titre des frais non compris dans les dépens

D E C I D E:

Article 1er : La décision d'agrément délivrée par le directeur de la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés à Mme B A le 14 avril 2014 est légale.

Article 2 : Les conclusions de la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente-Maritime tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au pôle social du tribunal judiciaire de Saintes, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Charente-Maritime et à M. D C.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Pipart, premier conseiller,

M. Leloup, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.

Le rapporteur,

Signé

F. LELOUP

Le président,

Signé

L. CAMPOY

La greffière,

Signé

D. GERVIER

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D.GERVIER

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02134

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02150

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03459

08/04/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03472

08/04/2026

← Retour aux décisions