LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2301475

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2301475

mercredi 18 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2301475
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème chambre - JU
Avocat requérantGENDREAU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... C... visant à obtenir une pension militaire d'orphelin majeur infirme. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement refusé cette pension, car l'infirmité permanente du requérant, bien qu'actuelle, était apparue après ses 21 ans et après le décès de son père militaire, et qu'il avait par ailleurs exercé une activité salariée. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 40 du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui subordonne le droit à pension au fait d'être atteint d'une infirmité avant 21 ans et à la charge effective du parent décédé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er juin 2023 et 31 décembre 2025, M. A... C..., représenté par Me Gendreau, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision 26 janvier 2023 par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande tendant à l’octroi d’une pension militaire d’orphelin majeur infirme ;

2°) de condamner l’Etat à lui verser la pension sollicitée à compter du décès de son père.

Il soutient qu’il remplit les conditions pour obtenir la pension demandée car l’infirmité dont il est atteint, qui est permanente et incurable, est apparue avant qu’il ait atteint l’âge de 21 ans et le met dans l’impossibilité de gagner sa vie ; il a toujours été à la charge de son père, puis de sa mère, qui est décédée en 2016, le laissant sans ressources.

Par des mémoires en défense enregistrés les 18 décembre 2024 et 30 janvier 2026, le second n’ayant pas été communiqué, la ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- il ressort du rapport d’expertise médicale que la pathologie dont est atteint le requérant est apparu en 2006, soit postérieurement à ses 21 ans et au décès de son père, qui a eu lieu en 1981 ;
- il ressort également de deux attestations de la caisse nationale d’assurances sociales des travailleurs salariés que le requérant a exercé pendant plusieurs années, postérieurement au décès de son père, une activité salariée.


M. C... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 18 août 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les litiges relevant de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme B... ;
- et les conclusions de M. Pipart, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M D... ben Tahar C..., ressortissant algérien né en 1915, a obtenu le bénéfice d’une pension militaire de retraite à compter du 1er octobre 1953. Il est décédé le 1er décembre 1981. Son fils, A... C..., qui est né le 3 avril 1962, a sollicité le bénéfice d’une pension militaire d’orphelin majeur infirme le 1er octobre 2020. Il demande au tribunal d’annuler la décision du 26 janvier 2023 par laquelle le ministre des armées a rejeté sa demande.

Sur le droit à pension :

2. Aux termes de l’article L. 47 du code des pensions civiles et militaires de retraite dans sa rédaction en vigueur à la date du décès de l’ancien militaire : « Sont applicables aux ayants cause des militaires dont les droits se trouvent régis par le présent code les dispositions du chapitre Ier du présent titre (…) ». Aux termes de l’article L. 40 du code des pensions civiles et militaires de retraite en vigueur à la même date : « Chaque orphelin a droit jusqu’à l’âge de vingt et un ans à une pension égale à 10 % de la pension obtenue par le père ou qu’il aurait pu obtenir au jour de son décès, et augmentée, le cas échéant, de 10 % de la rente d’invalidité dont il bénéficiait ou aurait pu bénéficier (…) / Pour l’application des dispositions qui précèdent, sont assimilés aux enfants âgés de moins de vingt et un ans les enfants qui, au jour du décès de leur auteur, se trouvaient à la charge effective de ce dernier par suite d’une infirmité permanente les mettant dans l’impossibilité de gagner leur vie. (…) Elle est suspendue si l’enfant cesse d’être dans l’impossibilité de gagner sa vie. / (…) ».

3. Pour refuser à M. C... le bénéfice des dispositions précitées en vue de l’obtention d’une pension d’orphelin majeur infirme, le ministre des armées s’est fondé sur l’avis de la commission consultative médicale, en date du 4 novembre 2022. Il ressort de cet avis, d’une part, que le requérant est atteint d’une pathologie permanente et incurable qui affecte sa vue et justifie un taux d’incapacité de 100%, d’autre part, que cette infirmité est apparue en 2006, après le décès de son père et alors qu’il était âgé de 44 ans, et qu’elle s’est aggravée progressivement par la suite.

4. Pour contester la décision attaquée, M. C... affirme qu’il a été atteint de cette pathologie visuelle dès sa petite enfance, mais ne l’établit pas en produisant, d’une part, un certificat médical du 16 octobre 1995, peu lisible et qui a été établi alors qu’il avait déjà 32 ans, et, d’autre part, un certificat de séjour à l’hôpital dans le service ophtalmologie du 11 au 16 septembre 1982, établi au nom de « Djarboua saci », dont la valeur probante, en l’absence d’autres éléments et de toute indication sur les motifs de cette hospitalisation, n’est pas de nature à remettre en cause l’avis de la commission, rendu sur la base du dossier médical de l’intéressé. En outre, si le requérant soutient qu’il a toujours été à la charge de ses parents, il ressort des pièces produites par l’administration en défense qu’il a été marié à deux reprises et qu’il a exercé une activité salariée pendant plusieurs années. Par suite, la ministre des armées a pu légalement rejeter la demande de pension militaire d’orphelin majeure infirme présentée par M. C....

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C... doit être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er :
La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 :
Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et à la ministre des armées.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2026.

La magistrate désignée,
Signé
I. B...
Le greffier,
Signé
S. GAGNAIRE







La République mande et ordonne à la ministre des armées en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Signé

D. MADRANGE


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions