LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2302059

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2302059

mercredi 26 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2302059
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le montant de sa pension de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), jugé dérisoire. Le requérant soutenait notamment qu'il aurait dû être informé de l'existence d'un plafond pour percevoir ses points en capital. Le tribunal a considéré ces moyens comme manifestement inopérants, rappelant que la RAFP est un régime légal et obligatoire, régi par la loi du 21 août 2003 et le décret du 18 juin 2004, ne permettant pas aux bénéficiaires de cesser d'y cotiser ou de choisir les modalités de versement. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 juillet 2023 et 3 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal de réviser la pension qui lui a été attribuée au titre de la retraite additionnelle de la fonction publique et de lui verser la somme correspondant aux 7 392 points qu’il a cumulés avant son départ à la retraite.

Il soutient que :
- le montant de 26,48 euros mensuel qui lui est versé au titre de la retraite additionnelle de la fonction publique est dérisoire au regard du montant cotisé et du coût de la vie ;
- s’il avait été informé de ce qu’il existait une limite pour percevoir la valeur des points en capital, il aurait cessé de cotiser avant de l’avoir atteinte.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 novembre 2023, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :
- le tribunal administratif territorialement compétent est celui de Paris ;
- les moyens de la requête sont infondés.

Vu l’ordonnance n° 2316951/5-1 du 1er août 2023 par laquelle la présidente de la 5ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Poitiers la requête de M. A....

Vu les autres pièces du dossier.

Vu
- la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 ;
- le décret n° 2004-569 du 18 juin 2004 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

2. M. A..., fonctionnaire territorial, a été admis à faire valoir ses droits à la retraite auprès de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités territoriale à compter du 1er février 2023. Il a également reçu de la part de l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique un titre de prestation en date du 22 juin 2023 lui attribuant une pension d’un montant brut mensuel de 31,02 euros, correspondant aux 7 392 points qu’il avait accumulés au titre de ce régime entre le 1er janvier 2005 et le 31 janvier 2023.

3. M. A... estime que le montant qui lui est ainsi versé est dérisoire et soutient qu’il aurait dû être informé de ce qu’il existait une limite pour percevoir la valeur des points en capital, afin d’être en mesure de cesser de cotiser avant de l’avoir atteinte. Toutefois, le régime de retraite additionnelle de la fonction publique, qui a été créé par l’article 76 de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites et dont les règles ont été fixées par le décret n° 2004-569 du 18 juin 2004, est un régime légal et obligatoire, qui ne permet pas à ses bénéficiaires de décider de cesser d’y cotiser ni de choisir les modalités de versement des droits qu’ils ont acquis au cours de leur carrière. Par suite, les arguments énoncés par M. A... pour contester la pension qui lui a été attribuée au titre de ce régime sont manifestement inopérants. Dès lors, la requête doit être rejetée par application des dispositions citées au point 1 du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique.

Fait à Poitiers le 26 novembre 2025


La présidente,

Signé

I. LE BRIS






La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Signé

D. MADRANGE


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions