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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2500038

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2500038

mercredi 2 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2500038
TypeOrdonnance

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CDAPH de Charente-Maritime de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 janvier 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 décembre 2024 par laquelle la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Charente-Maritime a rejeté sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

Par une lettre du 16 janvier 2025, le greffe du tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, en produisant soit la décision prise sur son recours préalable obligatoire, soit la preuve de la présentation d’un tel recours.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /. (…) ».

Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ». Le premier alinéa de l’article R. 412-1 du même code dispose que : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée (…) ».

En vertu de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles : « I.- La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : (…) 4° Reconnaître, s'il y a lieu, la qualité de travailleur handicapé aux personnes répondant aux conditions définies par l'article L. 323-10 du code du travail (…) ». Aux termes de l’article R. 241-35 du code de l’action sociale et des familles : « Le recours contentieux formé à l'encontre des décisions prises par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées au titre des 1° et 2° du I de l'article L. 241-6 à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé, et du 4° du I dudit article est précédé d'un recours préalable. ».

Il résulte de ces dispositions que la personne qui entend contester une décision de la CDAPH relative à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé doit obligatoirement, avant de saisir le juge, former un recours administratif préalable devant l’autorité compétente. Seule la décision prise à la suite de ce recours administratif préalable obligatoire est susceptible d’être déférée devant le tribunal, en ce qu’elle se substitue à la décision initiale.

M. B... a été invité, par un courrier du 16 janvier 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en produisant la décision prise sur son recours ou, à défaut, la preuve de l’exercice de ce recours. Ce courrier, qui a été reçu par l’intéressé le 23 janvier suivant comportait également la mention suivant laquelle la requête pourrait être rejetée comme irrecevable si la régularisation n’était pas effectuée dans le délai imparti. Le requérant n’a pas, dans le délai imparti, régularisé sa requête. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Fait à Poitiers, le 2 avril 2025.

Le président,

signé

L. Campoy


La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Signé

D. GERVIER

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