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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2500242

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2500242

lundi 2 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2500242
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLAVALETTE AVOCATS CONSEILS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la demanderesse. En effet, l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) avait, après l'introduction du recours, versé le solde de la prime contestée ("Ma Prime Rénov'"), privant ainsi la demande d'annulation et d'injonction de son objet. Le tribunal a néanmoins condamné l'ANAH, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à la requérante une somme de 1 300 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2025, Mme A... B..., représentée par Me Verger, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle l’agence nationale de l’habitat (ANAH) a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire en date du 31 mai 2024 contre la décision du 21 mai 2024 lui retirant la prime de transition énergétique dite « Ma Prime Rénov’» qui lui avait été accordée le 18 janvier 2023 ;

2°) d’enjoindre à l’ANAH de lui accorder la subvention « Ma Prime Rénov’» dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’ANAH une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la décision contestée est entachée d’un défaut de motivation en violation de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration ;
elle est entachée d’une erreur d’appréciation concernant son identité.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…), peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ».

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’agence nationale de l’habitat (ANAH) a, par un courrier du 2 octobre 2025, fait droit à la demande de Mme B... en lui versant la somme de 8 300 euros au titre du solde de prime « Ma Prime Rénov’». Par suite, les conclusions de Mme B... tendant à l’annulation de la décision lui retirant le bénéfice de cette prime, et à ce qu’il soit enjoint à l’ANAH de lui en accorder le bénéfice sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, pas lieu d’y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’ANAH, qui doit être regardée comme la partie perdante, une somme de 1 300 euros à verser à Mme B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction présentées par Mme B....

Article 2 : L’ANAH versera à Mme B... une somme de 1 300 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à l’agence nationale de l’habitat.

Fait à Poitiers, le 2 février 2026.

Le président,


signé

J. DUFOUR


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière

signé


D. BRUNET




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