Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité de 16 636,38 euros notifié par la caisse d'allocations familiales des Deux-Sèvres. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du 27 août 2025, la requérante n'a pas produit la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 août 2025, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres lui a notifié un indu de prime d'activité d’un montant de 16 636 ,38 euros.
Par une lettre du 27 août 2025, le tribunal a invité Mme A... à régulariser sa requête en produisant la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».
3. Par un jugement du 31 mars 2025, le pôle social du tribunal judiciaire de Niort a renvoyé au tribunal administratif de Poitiers la requête dont il avait été saisi par Mme A... pour y statuer en ce qui concerne la prime d'activité. Toutefois, Mme A... avait déposé cette requête sans produire la décision par laquelle la caisse d’allocation familiale des Deux-Sèvres lui avait notifié cet indu de prime d’activité. Le greffe du tribunal administratif de Poitiers l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours par un courrier du 27 août 2025, dont elle a accusé réception le 2 septembre 2025. En dépit de ce courrier, Mme A... n’a pas transmis la pièce demandée dans le délai qui lui était accordé ni à la date de la présente ordonnance. Pour cette raison, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Poitiers, le 6 janvier 2026.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé
D. MADRANGE