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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2503624

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2503624

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2503624
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à contester la décision lui accordant seulement une remise partielle d'une dette de prime d'activité. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les éléments précis sur sa situation financière nécessaires pour apprécier le bien-fondé de sa demande de remise gracieuse. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, la requête ne comportant pas les précisions suffisantes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 16 octobre 2025 par laquelle la directrice de la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres ne lui a accordé qu’une remise partielle d'une dette de prime d’activité, laissant à sa charge la somme de 430,72 euros.

Par une lettre du 26 novembre 2025, Mme A... a été invitée à régulariser sa requête en complétant sa motivation, à l’aide notamment du formulaire pré-rempli prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».

3. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse de l’indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle.

4. En l’espèce, la requête présentée par Mme A... tend à l’annulation de la décision du 16 octobre 2025 par laquelle la directrice de la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres ne lui a accordé qu’une remise partielle d'une dette de prime d’activité, laissant à sa charge la somme de 430,72 euros. Toutefois, si la requérante fait état de son incapacité à payer cette dette, elle n’apporte aucun élément précis sur sa situation, notamment financière. Par un courrier du 26 novembre 2025, elle a été invitée à régulariser sa requête, dans un délai de quinze jours, à l’aide du formulaire pré-rempli prévu à cet effet, par application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Mme A..., qui a accusé réception de cet envoi le 29 novembre 2025, n’a produit, ni à l’expiration du délai qui lui était imparti ni même après celui-ci, aucun document susceptible de compléter la motivation de sa demande. Par suite, sa requête, qui ne comporte qu’un moyen qui n’est manifestement pas assorti des précisions permettant au tribunal d’en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée par application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Fait à Poitiers, le 4 février 2026.


La présidente,


Signé


I. LE BRIS



La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé

N. COLLET






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