LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2503786

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2503786

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2503786
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCOMERT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait une ordonnance de saisie pénale prise par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de La Rochelle et demandait réparation des préjudices allégués. Le tribunal a estimé que la contestation de cette ordonnance relevait de la compétence de la chambre de l'instruction de la cour d'appel, et que l'indemnisation des préjudices se rattachait au fonctionnement du service public judiciaire, relevant ainsi de l'ordre judiciaire. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 novembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Comert demande au tribunal :

1°) d’annuler l’ordonnance du 30 octobre 2024 par lequel le juge des libertés et de la détention près le tribunal judiciaire de La Rochelle a ordonné la saisie pénale des sommes figurant sur son compte bancaire à hauteur de 22 500 euros ;

2°) d’ordonner le remboursement des saisies pénales sur son compte bancaire, la restitution de la voiture confisquée et la main levée de l’ensemble des saisies ordonnées ;


3°) de condamner l’Etat à lui verser une somme de 15 000 euros en réparation des préjudices causés ;


4°) mettre à la charge de l’Etat et de l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) Poitou-Charentes les frais exposés et non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
l’ordonnance du juge des libertés et de la détention du 30 octobre 2024 a été prise au terme d’une procédure irrégulière en violation de ses droits fondamentaux tels que la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable ainsi que le principe du contradictoire ;
l’URSSAF Poitou-Charentes a méconnu la procédure menant au prononcé de l’amende.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».

2. Par la présente requête, M. B... demande l’annulation d’une ordonnance de maintien de saisie pénale de sommes inscrites au crédit d’un compte bancaire, prise à son encontre le 30 octobre 2024 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de La Rochelle, et l’indemnisation des préjudices que celle-ci aurait causés. Ainsi qu’elle le mentionne, cette ordonnance est susceptible d’être déférée à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers et sa contestation échappe manifestement à la compétence de la juridiction administrative. De même, l’indemnisation des préjudices qui auraient été causés par cette ordonnance se rattache au fonctionnement du service public judiciaire et il n'appartient dès lors qu'aux juridictions judiciaires d'en connaître. Il y a lieu, par suite, en application des dispositions du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative de rejeter la requête de M. B... comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....



Fait à Poitiers, le 26 janvier 2026.


Le président,

signé


J. DUFOUR


La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière


signé

N. COLLET



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions