LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2500442

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2500442

lundi 3 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2500442
TypeDécision

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Saint Marcel visant à désigner un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune avait déjà pris un arrêté de mise en sécurité le 13 février 2025 pour un bâtiment situé au 7 rue de l'Ormeau, ce qui rendait la demande irrecevable car cette procédure d'expertise doit être sollicitée préalablement à l'adoption d'un tel arrêté. Le juge a rappelé que le constat des risques peut également résulter d'un rapport des services municipaux, sans nécessité d'une expertise judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 511-2, L. 511-8, L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; () ". Selon l'article L. 511-8 de ce code : " La situation d'insalubrité mentionnée au 4° de l'article L. 511-2 est constatée par un rapport du directeur général de l'agence régionale de santé (). / Les autres situations mentionnées à l'article L. 511-2 sont constatées par un rapport des services municipaux ou intercommunaux compétents, ou de l'expert désigné en application de l'article L. 511-9. ". Aux termes de l'article L. 511-9 du même code : " Préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité, l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert afin qu'il examine les bâtiments, dresse constat de leur état y compris celui des bâtiments mitoyens et propose des mesures de nature à mettre fin au danger. L'expert se prononce dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa désignation. / Si le rapport de l'expert conclut à l'existence d'un danger imminent, l'autorité compétente fait application des pouvoirs prévus par la section 3 du présent chapitre ". Aux termes de l'article L. 511-19 du même code : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un délai qu'elle fixe. / Lorsqu'aucune autre mesure ne permet d'écarter le danger, l'autorité compétente peut faire procéder à la démolition complète après y avoir été autorisée par jugement du président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond ".

2. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. Il peut, à cet effet, désigner une personne figurant sur l'un des tableaux établis en application de l'article R. 221-9. Il peut, le cas échéant, désigner toute autre personne de son choix ". L'article R. 556-1 de ce code prévoit que : " Lorsque le juge administratif est saisi par le maire, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, d'une demande tendant à la désignation d'un expert, il est statué suivant la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 ".

3. Il résulte des termes mêmes de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation que si l'autorité compétente peut demander à la juridiction administrative la désignation d'un expert, une telle demande doit être présentée " préalablement à l'adoption de l'arrêté de mise en sécurité ". Or, le 13 février 2025, le maire de la commune de Saint Marcel a déjà pris un arrêté de mise en sécurité relatif au bâtiment situé au 7 rue de l'Ormeau, parcelle cadastrée section AR n° 216, par lequel il a notamment mis en demeure M. A B d'effectuer les mesures provisoires de sécurisation de ce bâtiment et les réparations de consolidation. Par suite, et alors au demeurant que le constat des risques mentionnés par le 1° de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation peut résulter d'un rapport des services municipaux et pas nécessairement d'un rapport établi par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9 de ce code, la demande présentée par le maire de la commune de Saint Marcel sur le fondement de ces dernières dispositions doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er: La requête de la commune de Saint Marcel est rejetée.

Article 2:La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Saint Marcel.

Limoges, le 3 mars 2025.

Le juge des référés,

D. ARTUS

La République mande et ordonne

au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La greffière en chef,

A. BLANCHON

TRIBUNAL ADMINISTRATIF

DE LIMOGES

____________________

COMMUNE DE SAINT MARCEL

________________

Ordonnance du 3 mars 2025

____________________

C

if

REPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Le président du

Tribunal administratif de Limoges

Juge des référés

← Retour aux décisions