LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2216235

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2216235

lundi 24 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2216235
TypeDécision
PublicationC
Formation7ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a accordé à M. A la décharge des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti au titre de l'année 2018, en droits et pénalités. Le litige portait sur le bénéfice du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR), prévu par l'article 60 de la loi de finances pour 2017. Le tribunal a jugé que M. A, bien qu'ayant déclaré ses revenus tardivement, devait être regardé comme ayant déclaré spontanément, car la mise en demeure de l'administration n'avait pas été envoyée à sa dernière adresse connue. En conséquence, il remplissait les conditions pour bénéficier du CIMR, ce qui annulait son impôt sur le revenu pour 2018. L'État a également été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires en réplique, enregistrés les 5 novembre 2022, 8 juin 2023, 29 septembre et 9 octobre 2023, M. C A, représenté par Me Yonan-Mercadier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations primitives d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2018 ;

2°) avant dire droit, " d'ordonner à l'Etat de produire sa déclaration de revenus 2019 et l'enveloppe portant le cachet d'envoi postal " ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il remplit les conditions pour bénéficier du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement au titre de l'année 2018 telles qu'elles résultent des mesures de tempérament prévues par l'instruction référencée BOI-IR-PAS-50-10-30-10 ainsi que de la réponse ministérielle référencée AN 26-1-201 n° 33962 ;

- le principe d'égalité des contribuables devant les charges publiques implique un traitement égal des contribuables dans l'application des règles liées au crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 avril 2023 et 14 septembre 2023, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de Mme Nguër, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Après le rejet des réclamations qu'il a formées afin de bénéficier du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement, M. A demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations primitives d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2018.

2. Aux termes du II de l'article 60 de la loi du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 : " - A - Les contribuables bénéficient, à raison des revenus non exceptionnels entrant dans le champ du prélèvement mentionné à l'article 204 A du code général des impôts, tel qu'il résulte de la présente loi, perçus ou réalisés en 2018, d'un crédit d'impôt modernisation du recouvrement destiné à assurer, pour ces revenus, l'absence de double contribution aux charges publiques au titre de l'impôt sur le revenu. / B. - Le crédit d'impôt prévu au A du présent II est égal au montant de l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année 2018 résultant de l'application des règles prévues aux 1 à 4 du I de l'article 197 du code général des impôts ou, le cas échéant, à l'article 197 A du même code multiplié par le rapport entre les montants nets imposables des revenus non exceptionnels mentionnés au 1 de l'article 204 A dudit code, les déficits étant retenus pour une valeur nulle, et le revenu net imposable au barème progressif de l'impôt sur le revenu, hors déficits, charges et abattements déductibles du revenu global. Le montant obtenu est diminué des crédits d'impôt prévus par les conventions fiscales internationales afférents aux revenus mentionnés au 1 du même article 204 A. () / L. () / 3. Seuls les revenus déclarés spontanément par le contribuable sont pris en compte dans le calcul du montant du crédit d'impôt prévu au A (). ".

3. M. A soutient qu'il aurait dû bénéficier du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement s'agissant des revenus perçus au titre de l'année 2018. Il résulte de l'instruction que ces revenus n'ont été déclarés qu'après l'envoi d'une mise en demeure adressée par l'administration fiscale le 11 février 2020. Toutefois, le requérant fait valoir qu'il n'a pas eu connaissance de cette mise en demeure et il résulte de l'instruction, notamment des pièces produites par l'administration elle-même, que ce document n'a pas été envoyé à la dernière adresse déclarée par l'intéressé et a été retourné au service avec la mention " présenté le 15 février " et " avisé non réclamé ". Par suite, malgré la tardiveté de sa déclaration, le requérant doit être regardé comme ayant déclaré spontanément ses revenus. Dans ces conditions, c'est à tort que l'administration a refusé de faire bénéficier M. A du crédit d'impôt sur la modernisation du recouvrement prévu par les dispositions précitées de l'article 60 de la loi du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 qui, en l'absence de revenus exceptionnels perçus en 2018, lui permettait de ne supporter aucune cotisation d'impôt sur le revenu au titre de cette année civile.

4. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander à être déchargé, en droits et pénalités, des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2018.

5. Les circonstances de l'espèce justifient que soit mise à la charge de l'Etat, partie perdante, une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est déchargé, en droits et pénalités, des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2018.

Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Charret, président,

Mme B et Mme D, premières conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mars 2025.

La rapporteure,

S. BLe président,

J. CharretLa greffière,

L. Valcy

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA31Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505581

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C... A... et Mme D... B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 30 juin 2025 leur imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent et que les décisions attaquées, prises en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des exigences de motivation et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonctions et de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.

08/04/2026

TA31Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505951

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA31Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505158

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien paraplégique. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'offre de soins dans le pays de renvoi était appropriée à l'état de santé grave du requérant. Elle a également relevé une insuffisance de motivation concernant la menace pour l'ordre public et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des mesures d'éloignement a été annulé.

08/04/2026

TA31Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505835

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'intégration réelle du requérant, caractérisée par une présence stable depuis 2018, la scolarité ancienne et assidue de ses quatre enfants en France, et ses efforts d'insertion professionnelle. Le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard notamment des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatif au respect de la vie privée et familiale.

08/04/2026

← Retour aux décisions