LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2217698

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2217698

mardi 25 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2217698
TypeDécision
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantCABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 décembre 2022, M. C Calméjane demande au tribunal d'annuler la délibération n° 9 du 11 octobre 2022 par laquelle le conseil municipal de la commune de Villemomble a cédé une parcelle de terrain sise 45 à 49 Grande Rue à Villemomble, cadastrée section R numéro 40, d'une contenance de 2 096 mètres carrés.

Il soutient que :

- l'acheteur n'est pas clairement identifié alors que le signataire du document du 7 avril 2022 ne justifie pas d'une délégation de signature et qu'il est mentionné une association avec le Dr F et de Mme A E ;

- la démolition des bâtiments laissée à la charge de la commune induit une diminution du montant de la recette pour celle-ci.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2023, la commune de Villemomble représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de

M. Calméjane une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en l'absence de moyens ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. Calméjane ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 21 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fabre, conseillère,

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public ;

- et les observations de Me Vielh, représentant la commune de Villemomble.

Considérant ce qui suit :

1. M. Calméjane, conseiller municipal de Villemomble, demande au tribunal d'annuler la délibération n° 9 du 11 octobre 2022 par laquelle le conseil municipal de la commune de Villemomble a cédé une parcelle de terrain sise 45 à 49 Grande Rue à Villemomble, cadastrée section R numéro 40, d'une contenance de 2 096 mètres carrés.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes du troisième alinéa de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales : " Toute cession d'immeubles ou de droits réels immobiliers par une commune de plus de 2 000 habitants donne lieu à délibération motivée du conseil municipal portant sur les conditions de la vente et ses caractéristiques essentielles. Le conseil municipal délibère au vu de l'avis de l'autorité compétente de l'Etat. Cet avis est réputé donné à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la saisine de cette autorité. ".

3. En premier lieu, il ressort des termes mêmes de la délibération en litige que la vente de la parcelle interviendra au profit de la maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) de Villemomble, personne morale au sens des dispositions de l'article L. 6323-3 du code de la santé publique qui propose des soins de proximité regroupant des professionnels de santé médicaux, médicaux dentaires et paramédicaux. Si M. Calméjane soutient sans autre précision que le courrier d'intention de la société MSP de Villemomble daté du 7 avril 2022 est signé du Docteur D B, sans que sa compétence ne soit justifiée, et qu'il est mentionné une association avec le Docteur F et de Mme A E, ces circonstances ne sont pas, en elles-mêmes, de nature à remettre en cause les conditions de la vente ni ses caractéristiques essentielles. Par suite, le moyen doit être écarté.

4. En second lieu, M. Calméjane fait valoir que l'opération de cession de la parcelle de terrain en litige a été sous-évaluée dans la mesure où les frais de démolition incombent à la commune et qu'il n'en a pas été tenu compte dans la valeur retenue pour le prix de cession. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la valeur de la parcelle a été réalisée sur le fondement d'un avis du Domaine n° 2022-9307763876 du 31 août 2022 qui précise que la valeur du terrain nu est estimée à 795 000 euros. Ainsi, en cédant à hauteur de 770 000 euros la parcelle, dès lors que le prix de vente est compris dans la marge d'appréciation du terrain nu et alors même que la commune devrait engager des travaux de démolition des bâtiments implantés sur la parcelle à ses frais, celle-ci n'a pas manifestement sous-évalué la valeur de la parcelle de terrain sise 45 à 49 Grande Rue à Villemomble, cadastrée section R numéro 40, d'une contenance de

2 096 mètres carrés.

5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. Calméjane doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Villemomble présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. Calméjane est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Villemomble sur le fondement des dispositions l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C Calméjane et à la commune de Villemomble.

Délibéré après l'audience du 11 mars 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Deniel, présidente,

Mme Biscarel, première conseillère,

Mme Fabre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2025.

La rapporteure,La présidente,A.-L. FabreC. DenielLa greffière,A. Capelle

La République mande et au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Décisions similaires

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02137

02/04/2026

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403399

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande en indemnité de l'association Carcassonne Olympique suite à la résiliation anticipée par la commune de Carcassonne d'une convention d'occupation de locaux. La juridiction a estimé que l'association ne justifiait pas de l'existence d'un préjudice certain et direct résultant de cette résiliation, notamment concernant les promesses d'embauche et le manque à gagner allégués. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la responsabilité administrative et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.

02/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404649

Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête en excès de pouvoir et la demande indemnitaire de riverains contestant l'emplacement d'un point de collecte de déchets. La juridiction estime que les nuisances alléguées ne constituent pas un trouble anormal de voisinage et que les requérants ont accepté ce risque en transformant un garage en habitation à proximité d'une installation préexistante. Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité administrative pour trouble anormal de voisinage.

02/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406960

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.

02/04/2026

← Retour aux décisions