LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2218022

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2218022

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2218022
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantMERGUI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 17 décembre 2022, 9 mars 2023 et 20 juillet 2023, Mme D C, représentée par Me Mergui, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 décembre 2022 par lequel le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois l'a suspendue temporairement de ses fonctions ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois de prononcer sa réintégration ;

3°) de mettre à la charge de la commune d'Aulnay-sous-Bois la somme de 1 700 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'elle n'a pas pu préparer sa défense et que, lors de son entretien avec la direction de l'éducation, elle n'a pas été assistée d'un représentant du personnel alors qu'elle en avait fait la demande ;

- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance du principe d'égalité de traitement des fonctionnaires dès lors qu'elle a été auditionnée physiquement par la direction, alors que Mme A, qui s'est vu reprocher les mêmes faits et qui a été également suspendue de ses fonctions par un arrêté du 5 décembre 2022, n'a pas été auditionnée et a reçu notification de la mesure attaquée par la police municipale ;

- l'arrêté attaqué ne vise pas précisément le texte sur le fondement duquel il entend prononcer sa suspension, privant ainsi l'arrêté de base légale ;

- l'enregistrement, sur le fondement duquel le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois a pris sa décision, qui a été obtenu frauduleusement sans son consentement, est un mode de preuve illégal qui ne peut légalement justifier la mesure de suspension en application de l'article 226-1 du code pénal et de l'obligation de loyauté ;

- les critères de vraisemblance et de gravité des faits qui lui sont reprochés ne sont pas justifiés.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2023, la commune d'Aulnay-sous-Bois, représentée par Me Magnaval, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 4 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,

- et les observations de Me Bekpoli, substituant Me Magnaval, représentant la commune d'Aulnay-sous-Bois.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D C, agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) titulaire, est affectée à l'école maternelle Emile Zola de la commune d'Aulnay-sous-Bois depuis le 27 août 2003. Par un arrêté n° 2022/3243 du 5 décembre 2022, dont Mme C demande l'annulation, le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois l'a suspendue de ses fonctions pour une durée maximale de quatre mois.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire, auteur d'une faute grave, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. / Le fonctionnaire suspendu conserve son traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement. Sa situation doit être définitivement réglée dans le délai de quatre mois ".

3. En premier lieu, une mesure de suspension de ses fonctions prise à l'encontre d'un fonctionnaire est une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service et ne constitue pas une sanction disciplinaire. Elle n'est donc pas au nombre des décisions qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation est inopérant et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, d'une part, ainsi qu'il a été au point précédent, la décision de suspendre de ses fonctions un fonctionnaire, qui est une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, ne constitue pas une sanction disciplinaire. Une telle mesure, eu égard à sa nature même, n'est pas au nombre des décisions qui doivent être précédées d'une procédure contradictoire en application des articles L. 121-1 et suivants du même code. Par suite, elle n'est pas au nombre des décisions nécessitant que le fonctionnaire soit mis à même de présenter au préalable sa défense ou d'être accompagné d'un représentant de son choix, dans le respect du principe du contradictoire ou des droits de la défense. D'autre part, l'administration est tenue d'assortir la procédure facultative qu'elle avait décidé de suivre des mêmes garanties que celles qui s'attachent aux procédures obligatoires.

5. Mme C se prévaut de ce qu'elle n'a pas pu préparer sa défense avant son entretien par la direction de l'éducation, le 2 décembre 2022, et de ce que, lors de cet entretien, elle n'a pas été assistée d'un représentant du personnel alors qu'elle en avait fait la demande. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point précédent, il ne résulte d'aucune disposition légale ou principe général qu'avant l'édiction d'une mesure de suspension, un agent doit être entendu ou mis à même de présenter des observations orales. Par suite, le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire doit être écarté.

6. En troisième lieu, Mme C soutient que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance du principe d'égalité de traitement des fonctionnaires dès lors qu'elle a été auditionnée physiquement par la direction, alors que Mme A, qui s'est vu reprocher les mêmes faits et qui a été également suspendue de ses fonctions par un arrêté du 5 décembre 2022, n'a pas été auditionnée et a reçu notification de la mesure attaquée par la police municipale. Toutefois, la circonstance selon laquelle Mme C a été reçue en entretien préalable, alors que Mme A ne s'y est pas rendue, après y avoir été invitée à deux reprises, est sans incidence sur la légalité de la mesure de suspension prise à l'encontre de Mme C. Par suite, le moyen tiré de la rupture d'égalité de traitement des fonctionnaires doit être écarté.

7. En quatrième lieu, si Mme C fait valoir que l'arrêté attaqué ne vise pas précisément le texte sur le fondement duquel il entend prononcer sa suspension, toutefois, les omissions ou erreurs contenues dans les visas d'une décision administrative sont sans influence sur sa légalité. En tout état de cause, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci vise de manière suffisamment précise les textes sur lesquels il se fonde, en particulier les articles L. 531-1 à L. 531-5 du code général de la fonction publique. La circonstance selon laquelle le code général des collectivités territoriales et le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 sont visés dans leur intégralité est, ainsi qu'il a été dit, sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'absence de base légale doit être écarté.

8. En cinquième lieu, en l'absence de disposition législative contraire, l'autorité investie du pouvoir disciplinaire, à laquelle il incombe d'établir les faits sur le fondement desquels elle inflige une sanction à un agent public, peut apporter la preuve de ces faits devant le juge administratif par tout moyen. Toutefois, tout employeur public est tenu, vis-à-vis de ses agents, à une obligation de loyauté. Il ne saurait, par suite, fonder une sanction disciplinaire à l'encontre de l'un de ses agents sur des pièces ou documents qu'il a obtenus en méconnaissance de cette obligation, sauf si un intérêt public majeur le justifie. Il appartient au juge administratif, saisi d'une sanction disciplinaire prononcée à l'encontre d'un agent public, d'en apprécier la légalité au regard des seuls pièces ou documents que l'autorité investie du pouvoir disciplinaire pouvait ainsi retenir.

9. Ainsi qu'il a été dit aux points 3 à 6 du présent jugement, la décision de suspendre de ses fonctions un fonctionnaire, qui est une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, ne constitue pas une sanction disciplinaire. Ainsi, ne sont applicables au présent litige ni les dispositions de l'article 226-1 du code pénal, ni l'obligation de loyauté de l'employeur public, investie du pouvoir disciplinaire, vis-à-vis de ses agents. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que l'enregistrement du 7 octobre 2022, sur lequel le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois s'est notamment fondé pour prendre la mesure de suspension, a été réalisé non pas par l'employeur de Mme C, mais par et à l'initiative d'une animatrice issue de l'institut de formation, d'animation et de conseil (IFAC), collègue de l'intéressée, qui travaille aux côtés des ATSEM au sein de l'école Emile Zola. L'animatrice a ensuite porté l'enregistrement à la connaissance de la directrice adjointe de l'IFAC en charge des activités périscolaires du premier degré qui en a informé la direction de l'éducation de la commune. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'illicéité de la preuve doit être écarté.

10. En dernier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, citées au point 2 du président jugement, qu'une mesure de suspension de fonctions ne peut être prononcée à l'encontre d'un fonctionnaire que lorsque les faits imputables à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité et que l'éloignement de l'intéressé se justifie au regard de l'intérêt du service. Eu égard à la nature conservatoire d'une mesure de suspension et à la nécessité d'apprécier, à la date à laquelle cet acte a été pris, la condition tenant au caractère vraisemblable des faits, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de statuer au vu des informations dont disposait effectivement l'autorité administrative au jour de sa décision.

11. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il est reproché à Mme C " d'avoir commis une faute grave, d'avoir eu un comportement inadapté avec des violences verbales auprès d'enfants âgés de 3 à 5 ans, dans le cadre de ses fonctions ".

12. Il ressort des pièces du dossier que l'école maternelle Emile Zola comprend une équipe de quatre ATSEM, dont Mme A et Mme C qui sont affectées à une classe de petite section chacune. Le 25 novembre 2022, le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois a reçu un courriel d'une représentante des parents d'élèves faisant état de ce que certains enfants de l'école Emile Zola ont fait part à leurs parents de hurlements à leur encontre, lors des repas, émanant de certaines ATSEM ou animatrices, que la représentante des parents d'élèves s'est alors rendue devant l'école plusieurs fois durant la pause de midi et a constaté que les hurlements sur les enfants étaient audibles depuis la rue. Elle atteste également que son enfant lui a indiqué s'être fait punir pour des accidents de propreté. Le directeur adjoint de l'enfance, de l'éducation et de la jeunesse au sein de la commune a alors contacté la représentante des parents d'élèves qui lui a indiqué qu'elle détenait un enregistrement audio faisant état d'attitudes et de comportements inadaptés de la part du personnel encadrant le temps de la pause méridienne. Par ailleurs, le mercredi 30 novembre 2022, la directrice adjointe du délégataire IFAC a informé la direction de l'éducation de la commune qu'une de ses animatrices lui avait transmis un enregistrement audio du 7 octobre 2022 des propos tenus par deux ATSEM, à savoir Mme C et Mme A. Il ressort de la retranscription de l'enregistrement que Mme C aurait crié sur des enfants et aurait tenu des propos agressifs et inappropriés à l'égard des enfants et en leur présence, notamment " je te préviens si tu mets des choses dans ton verre je te les fais boire () je te jure je vais lui faire boire ", puis qu'elle aurait simulé des pleurs et dit " je vais rentrer chez moi non mais c'est bon j'en ai ras le bol ". Il ressort des pièces du dossier que les représentants parents d'élèves, qui ont eu connaissance de cet enregistrement, ont alors fait part, le 1er décembre 2022, lors d'une réunion avec la direction de l'éducation, de " leurs fortes inquiétudes et de leurs peurs concernant le traitement infligé aux enfants de l'école ", qu'ils attestent avoir été témoin de comportements inappropriés et inadaptés de la part des adultes professionnelles concernées et que les parents d'élèves souhaitent qu'une action rapide de la ville soit mise en œuvre concernant l'équipe encadrante concernée. Ils ajoutent qu'ils ne souhaitent plus que Mme A et Mme C exercent au sein de l'école Emile Zola ou auprès d'autres enfants au regard de leur comportement. Si Mme C fait valoir que l'enregistrement audio et le courriel de la représentante des parents d'élèves ne permettent pas de l'identifier, il ressort au contraire des pièces du dossier que la direction de l'éducation a indiqué que la voix de Mme C était clairement audible et que les intéressées avaient été identifiées dès le 30 novembre 2022 dans le courriel de la directrice adjointe de l'IFAC. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la requérante, il ressort du rapport disciplinaire du 5 décembre 2022 que, lors de son entretien du 2 décembre 2022, Mme C, qui a écouté l'enregistrement en cause, n'a pas contesté qu'il s'agissait bien de sa voix et a affirmé qu'elle savait quel agent avait réalisé ledit enregistrement.

13. Dans ces conditions, compte tenu des fonctions d'ATSEM de l'intéressée, eu égard à la nature des faits tels que décrits au point précédent, à la perturbation du service et, à tout le moins, à l'atteinte à la réputation de la commune, les faits reprochés présentaient, à la date de la décision attaquée, un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la mesure de suspension. La circonstance selon laquelle aucune sanction disciplinaire n'aurait finalement été prise à l'issue de la période conservatoire est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Ainsi, c'est à bon droit que le maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois a prononcé la mesure de suspension attaquée à l'encontre de Mme C

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 5 décembre 2022 du maire de la commune d'Aulnay-sous-Bois, présentées par Mme C, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune d'Aulnay-sous-Bois, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme C au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions formulées par la commune d'Aulnay-sous-Bois tendant au bénéfice des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Aulnay-sous-Bois en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à la commune d'Aulnay-sous-Bois.

Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

Mme Ghazi, première conseillère,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.

La rapporteure,Le président,Mme BazinM. Truilhé

Le greffier,M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 221802

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions