Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société luxembourgeoise Lauda SARL d’une demande de restitution des prélèvements prévus à l’article 244 bis du code général des impôts, acquittés sur des plus-values de cessions immobilières réalisées en 2015, 2016 et 2018. Par une décision du 19 février 2025, l’administration fiscale a prononcé la restitution de la somme de 283 587 euros, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de la société au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de l’article L. 761-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 août 2023, la société de droit luxembourgeois Lauda SARL, représentée par Me Israel, Me Canetti et Me Baccara, demande au tribunal :
1°) de prononcer la restitution des prélèvements prévus à l’article 244 bis du code général des impôts auxquelles elle a été assujettie à raison des plus-values résultant des cessions de biens immobiliers réalisées en 2015, 2016 et 2018 ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 5 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 février 2025, la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par une ordonnance du 22 janvier 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 3 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Par une décision du 19 février 2025, postérieure à l’introduction de la requête, la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents a prononcé la restitution des prélèvements prévus à l’article 244 bis du code général des impôts d’un montant de 283 587 euros auxquels la société Lauda SARL a été assujettie au titre des années 2015, 2016 et 2018. Ses conclusions aux fins de restitution sont, dès lors, devenues sans objet.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par la société Lauda SARL au titre des frais exposés et non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de restitution présentées par la société Lauda SARL.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Lauda SARL et à la directrice chargée de la direction des impôts des non-résidents.
Fait à Montreuil, le 7 avril 2025.
La présidente de la 10ème chambre,
A-S Mach
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.