vendredi 4 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2309980 |
| Type | Décision |
| Formation | 9ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 août 2023, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 août 2023 par lequel le préfet de police de Paris a prononcé la suspension, pour une durée d'un mois, de l'habilitation d'accès aux zones de sûreté à accès règlementé des plates-formes aéroportuaires qu'il lui avait délivrée le 17 juillet 2023 pour une période de trois ans.
Il soutient que l'arrêté litigieux du 14 août 2023 est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a commis aucune infraction et n'est pas connu des services de police.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 décembre 2024, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'intéressé a eu, lors des émeutes du mois de juillet 2023, un comportement incompatible avec l'exercice de ses fonctions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hégésippe ;
- et les conclusions de Mme Nour, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, agent de sûreté employé par la société Hub Safe, a obtenu le 17 juillet 2023 une habilitation d'accès aux zones de sûreté à accès règlementé des plates-formes aéroportuaires pour une durée de trois ans. Par un arrêté du 14 août 2023, le préfet de police de Paris a prononcé la suspension, pour une durée d'un mois, de son habilitation. Par la présente instance, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 6342-2 du code des transports : " L'accès à la zone côté piste de l'aérodrome et la circulation dans cette zone sont soumis à autorisation () ". Aux termes de l'article L. 6342-3 du même code : " Doivent être habilités par l'autorité administrative compétente : 1° Les personnes ayant accès aux zones de sûreté à accès réglementé des aérodromes () ". Aux termes de l'article R. 213-3-1 du code de l'aviation civile : " () II.- L'habilitation peut être retirée ou suspendue par le préfet territorialement compétent lorsque la moralité ou le comportement de la personne titulaire de cette habilitation ne présente pas les garanties requises au regard de la sûreté de l'Etat, de la sécurité publique, de la sécurité des personnes, de l'ordre public ou sont incompatibles avec l'exercice de son activité () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que pour prononcer la suspension, pour une durée d'un mois, de l'habilitation octroyée le 17 juillet 2023 à M. B, le préfet de police de Paris a estimé que l'intéressé a commis, lors des émeutes de l'été 2023, une infraction en transportant des armes ainsi que des engins incendiaires et qu'un tel comportement n'est pas compatible avec l'exercice d'une activité dans les zones de sûreté à accès règlementé des aérodromes. Cependant, alors que l'intéressé conteste la matérialité de ces faits et soutient que la garde à vue dont il a fait l'objet a été levée en raison de l'absence d'élément caractérisé à son encontre, l'autorité préfectorale ne fournit aucun élément de nature à étayer le comportement infractionnel de l'intéressé et réitère, par voie d'allégation, que M. B a eu un comportement incompatible avec l'exercice des missions envisagées. Dans ces conditions, l'intéressé est fondé à soutenir que l'arrêté litigieux, en ce qu'il ne repose sur aucun élément probant, est entaché d'inexactitude matérielle des faits.
4. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté litigieux du 14 août 2023.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 14 août 2023 pris à l'encontre de M. B est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Copie pour information sera adressée au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Robbe, président,
Mme Morisset, première conseillère,
M. Hégésippe, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2025.
Le rapporteur,
D. HEGESIPPE
Le président,
J. ROBBE La greffière,
A. KOUADIO TIACOH
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405746
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 12 février 2024, dûment motivée, s'était substituée à la décision implicite initialement contestée, rendant irrecevable le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a estimé que l'administration avait légalement justifié son refus en relevant un risque de non-retour au pays d'origine, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407604
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de regroupement familial pour un enfant. Le juge a estimé que l'autorité consulaire était fondée à refuser le visa en raison du défaut d'authenticité des actes d'état civil produits, un motif relevant de l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 434-1, L. 434-2 et D. 312-8-1.
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Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408427
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un ressortissant marocain visant l'annulation du rejet implicite de son recours contre le refus d'un visa de long séjour en qualité de travailleur saisonnier. Le tribunal estime que l'administration consulaire était fondée à refuser le visa en raison d'un risque avéré de détournement de son objet, motif qu'elle a pu retenir indépendamment de la détention d'une autorisation de travail. La décision s'appuie sur les articles L. 312-2 et D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail.
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408682
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus de visa de court séjour pour visite familiale. La juridiction a jugé que l'administration avait légalement fondé son refus sur l'absence de preuve de moyens de subsistance suffisants pour le séjour et le retour, le requérant ne contestant pas ce motif et ne justifiant pas de ressources adéquates. La décision s'appuie sur les dispositions du code frontières Schengen (règlement UE 2016/399) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
08/04/2026