LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2314550

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2314550

lundi 7 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2314550
TypeDécision
Formation6ème Chambre (J.U)
Avocat requérantCOHEN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B contestant la décision 48 SI du 7 juillet 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre de l'intérieur avait retiré les décisions de retrait de points pour les infractions des 26 mars 2022 et 6 décembre 2022, et supprimé la mention de la décision 48 SI, rendant ces conclusions sans objet. Pour l'infraction restante du 1er février 2021, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que M. B, en s'étant acquitté de l'amende forfaitaire, avait nécessairement reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La requête a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2023 et un mémoire enregistré le 18 avril 2024, M. A B, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 7 juillet 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis, la décision de rejet de son recours administratif dirigé contre cette décision, ainsi que l'ensemble des décisions antérieures portant retrait de points à la suite des infractions des 26 mars 2022, 6 décembre 2022 et 1er février 2021, ensemble le rejet de son recours hiérarchique ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer ses points illégalement retirés et donc de lui restituer son permis de conduire affecté d'un capital de points ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'a pas reçu communication des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des retraits de points, dès lors qu'il ne s'est pas acquitté des amendes forfaitaires spontanément ;

- la réalité des infractions n'est pas établie, dès lors qu'une réclamation contentieuse a été formée s'agissant de l'infraction du 6 décembre 2022 et que des oppositions ont été formées à l'encontre des ordonnances pénales relatives aux infractions des 26 mars 2022 et 1er février 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision 48SI du 7 juillet 2023 ainsi que des décisions de retrait de points correspondant aux infractions commises les 26 mars 2022 et 6 décembre 2022, dès lors que l'infraction commise le 26 mars 2022 n'entraîne plus de retrait de point, les mentions relatives à l'infraction commise le 6 décembre 2022 ont été supprimées et le permis de conduire du requérant a recouvré sa validité, la mention relative à la décision 48SI ayant été supprimée ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal administratif a désigné M. Breuille pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience publique.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique, au cours de laquelle a été entendu le rapport de M. Breuille.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision référencée 48 SI en date du 7 juillet 2023, le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité du permis de conduire pour solde de points nul de M. B, lui a interdit de conduire et enjoint de restituer son titre de conduire. Le requérant demande l'annulation de cette décision et de la décision de rejet de son recours administratif, ainsi que l'annulation des décisions portant retrait de points à la suite des infractions en date des 26 mars 2022, 6 décembre 2022 et 1er février 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction, en particulier du relevé d'information intégral versé par le ministre en défense, édité postérieurement à l'introduction de la requête, que les mentions relatives à l'infraction commise le 6 décembre 2022 et la décision 48 SI contestée ont été supprimées de ce relevé. Le ministre doit être regardé comme ayant retiré ces décisions, postérieurement à la date d'introduction de la requête. En outre, il résulte de ce relevé que l'infraction du 26 mars 2022 n'a donné lieu à aucun retrait de point. Par suite, les conclusions dirigées contre ces trois décisions ainsi que contre la décision de rejet du recours administratif en tant qu'elle les concerne sont sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne le surplus des conclusions à fin d'annulation :

S'agissant du moyen tiré du défaut d'information préalable de la décision de retrait de points :

3. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". Et aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire, à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.

5. Néanmoins, l'omission de la formalité prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route est sans influence sur la régularité du retrait de points lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester. Cette dernière condition est également remplie lorsque la condamnation intervient selon la procédure simplifiée régie par les articles 524 et suivants du code de procédure pénale, qui permettent au juge de statuer sans débat préalable sur une contravention de police, mais qui réservent la possibilité, pour le prévenu, de former opposition à l'ordonnance pénale ainsi prononcée et d'obtenir que l'affaire soit portée à l'audience du tribunal de police ou de la juridiction de proximité dans les formes de la procédure ordinaire.

6. Lorsque la réalité de l'infraction a été établie par une condamnation devenue définitive prononcée par le juge pénal qui a statué sur tous les éléments de fait et de droit portés à sa connaissance et que l'auteur de l'infraction a ainsi pu la contester, l'omission de cette formalité est sans influence sur la régularité du retrait de points résultant de la condamnation. Le requérant n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que cette décision de retrait de points prise à la suite de cette infraction aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière.

7. En l'espèce, il ressort de l'instruction, notamment d'un certificat d'opposition, que le requérant a formé une opposition à ordonnance pénale s'agissant de l'infraction du 1er février 2021. M. B a ainsi pu contester l'infraction qui lui est reprochée. Par suite, le moyen tiré du manquement à l'obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code précité est sans influence sur la régularité du retrait de points correspondant à l'infraction susvisée, et ne peut, dès lors, être utilement invoqué à son encontre.

S'agissant du moyen tiré du défaut de réalité de l'infraction :

8. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de point est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. () ". Il résulte de cette disposition ainsi que de celles de l'article L. 225-1 du code de la route, combinées avec celles des articles 529 et suivants du code de procédure pénale et du premier alinéa de l'article 530 du même code, que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à estimer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou avoir formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

9. La procédure simplifiée régie par les articles 524 et suivants du code de procédure pénale permet au juge de statuer sans débat préalable sur une contravention de police, mais réserve la possibilité, pour le prévenu, de former opposition à l'ordonnance pénale ainsi prononcée et d'obtenir que l'affaire soit portée à l'audience du tribunal de police ou de la juridiction de proximité dans les formes de la procédure ordinaire.

10. Il résulte de l'instruction, notamment de la mention " 76 " figurant au relevé d'information intégral de l'intéressé, que l'infraction du 1er février 2021 a donné lieu à une condamnation pénale prononcée par le tribunal de police de Paris le 12 avril 2022. Si le requérant se prévaut d'un certificat d'opposition selon lequel il a formé opposition à cette ordonnance pénale rendue le 12 avril 2022 s'agissant de l'infraction commise le 1er février 2021, ce faisant, le requérant n'établit pas que sa réclamation aurait donné lieu à l'annulation du titre exécutoire, alors que le relevé d'information intégral mentionne que la condamnation est est devenue définitive le 5 octobre 2022. Dès lors que cette infraction a donné lieu à une condamnation pénale qui, en l'état de l'instruction, doit être regardée comme devenue définitive, la réalité de cette infraction est établie conformément aux dispositions de l'article L. 223-1 du code de la route.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions attaquées, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat sur ce fondement. Les conclusions présentées à ce titre par le requérant doivent donc être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre la décision 48 SI du 7 juillet 2023, les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 26 mars 2022 et 6 décembre 2022 et la décision de rejet du recours administratif en tant qu'elle les concerne.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 avril 2025.

Le magistrat désigné,

L. Breuille

Le greffier,

Y. El Mamouni

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305287

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D..., ingénieure territoriale, qui contestait un blâme infligé par le maire de Saint-Denis pour manquement à son obligation d'obéissance hiérarchique. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que les faits reprochés, consistant à avoir reçu un agent subordonné contre l'instruction formelle de son supérieur hiérarchique, constituaient une faute de nature à justifier une sanction. La solution retenue est fondée sur les articles L. 530-1, L. 533-1 et L. 121-10 du code général de la fonction publique.

28/11/2025

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304492

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé un arrêté du 25 janvier 2023 du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis infligeant un blâme à une agente, au motif d'un vice de procédure. La requérante n'avait pas pu consulter son dossier disciplinaire avant la sanction, en méconnaissance de l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique. Cette irrégularité a privé l'agente d'une garantie substantielle, entraînant l'annulation de la décision sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le département a été condamné à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

28/11/2025

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415762

← Retour aux décisions

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par Mme B... de deux requêtes en annulation de décisions « 48 SI » constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions « 48 SI » et certaines infractions, celles-ci ayant été retirées ou supprimées du relevé d'information par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus des conclusions, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé.

17/10/2025

TA93

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416823

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision "48 SI" du 24 octobre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable aux retraits de points, garanti par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que pour les infractions des 17 janvier 2019 et 12 mai 2020, l'administration apportait la preuve de la délivrance de cette information. Par conséquent, la procédure de retrait de points a été jugée régulière, et la requête a été rejetée dans son ensemble.

17/10/2025