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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2314706

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2314706

jeudi 27 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2314706
TypeDécision
Formation1ère chambre
Avocat requérantLESUEUR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 décembre 2023, 23 décembre 2023, 20 avril 2024 et 18 octobre 2024, Mme E C, représentée par Me Lesueur, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 avril 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de l'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle est signée par une autorité qui n'est pas habilitée ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, eu égard à son état de santé et à l'absence de disponibilité effective de traitement dans son pays d'origine ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :

- elle est signée par une autorité qui n'est pas habilitée ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle bénéficie de plein droit d'un titre de séjour en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est signée par une autorité qui n'est pas habilitée ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle est signée par une autorité qui n'est pas habilitée ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante sont infondés.

Par une décision du 5 mars 2024, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Aymard,

- les observations de Me Lesueur représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante nigériane née en 1964, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " étranger malade " sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 27 avril 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé l'intéressée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de l'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Mme C demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du 5 mars 2024, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

3. Par un arrêté du 10 mars 2023, publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. D B, chef du bureau de l'accueil et de l'admission au séjour, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, l'arrêté contesté comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé pour édicter à l'encontre de Mme C la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à l'examen de la demande et de la situation de Mme C. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté en litige que le préfet de la Seine-Saint-Denis ne s'est pas estimé en situation de compétence liée par rapport à l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / () ".

8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

9. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que, pour rejeter la demande d'admission au séjour présentée par Mme C, le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est notamment fondé sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 12 décembre 2022 selon lequel, si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il ne nécessite pas son maintien sur le territoire français, dès lors que l'intéressée peut effectivement bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié et que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque à destination de son pays d'origine.

10. Il ressort des pièces du dossier que Mme C a été infectée par le virus de l'immunodéficience humaine, ce virus étant inactif chez Mme C à la date de l'arrêté attaqué, et que l'intéressée souffre, en outre, d'hypertension artérielle nécessitant la prise d'un traitement médicamenteux et d'apnée du sommeil. Les pièces médicales dont se prévaut Mme C sont toutefois insuffisamment probantes pour remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'OFII, étant précisé que le certificat du Dr A en date du 15 octobre 2024 est insuffisamment circonstancié et conclusif et est, au demeurant, postérieur à l'arrêté en litige. Il suit de là que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait commis une erreur dans l'appréciation de son état de santé et de la disponibilité effective au Nigéria d'une prise en charge médicale adaptée, étant précisé qu'il ne ressort pas des termes de l'arrêté en litige que le préfet n'aurait pas, en l'espèce, examiné le caractère effectif de la disponibilité du traitement, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour qu'elle conteste.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours :

12. En premier lieu, l'arrêté contesté comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé pour édicter à l'encontre de Mme C la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

13. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à l'examen de la situation de Mme C. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

14. En troisième lieu, dès lors que, eu égard à ce qui précède, la décision portant refus de titre de séjour que renferme l'arrêté attaqué n'est pas entachée d'illégalité, le requérant ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour soutenir que la décision attaquée serait illégale.

15. En quatrième lieu, un étranger ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français lorsque la loi prescrit qu'il doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour. Si la requérante soutient qu'elle remplit les conditions prévues par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort toutefois des éléments mentionnés aux points 9 et 10 que la requérante n'est pas fondée à bénéficier de plein droit du titre de séjour prévu par cet article.

16. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

17. Pour les motifs exposés aux points 9 et 10, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

18. En sixième lieu, au regard de la situation médicale de Mme C telle qu'analysée précédemment aux points 9 et 10 et de sa situation personnelle, l'intéressée étant célibataire et dépourvue de charges de famille et n'établissant pas être dépourvue d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.

19. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours qu'elle conteste.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

20. Dès lors que, eu égard à ce qui précède, la décision portant obligation de quitter le territoire français que renferme l'arrêté attaqué n'est pas entachée d'illégalité, la requérante ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale.

21. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi qu'elle conteste.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :

22. En premier lieu, l'arrêté contesté comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé pour édicter à l'encontre de Mme C la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

23. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à l'examen de la situation de Mme C. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.

24. En troisième lieu, dès lors que, eu égard à ce qui précède, la décision portant obligation de quitter le territoire que renferme l'arrêté attaqué n'est pas entachée d'illégalité, le requérant ne saurait se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision pour soutenir que la décision attaquée serait illégale.

25. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

26. Pour prononcer à l'encontre de Mme C la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé sur les circonstances qu'elle se déclare célibataire et sans enfant à charge et qu'elle a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. D'une part, dès lors que, nonobstant le séjour habituel en France de Mme C, celle-ci est célibataire et sans enfant à charge et a, en outre, fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 25 février 2021, la réalité de cette mesure en date du 25 février 2021 et de sa notification en date du 11 mars 2021 n'étant pas sérieusement contestée, la requérante n'est pas fondée à soutenir que les dispositions de l'article 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auraient été méconnues. D'autre part, eu égard à la situation de Mme C telle qu'analysée au point 18, l'intéressée ne relève pas des circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code précité.

27. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans qu'elle conteste.

28. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C sont rejetées.

Sur le surplus des conclusions présentées par la requérante :

29. Dès lors que les conclusions à fin d'annulation de la requérante sont rejetées, les conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte doivent, par voie de conséquence, être rejetées. Doivent également être rejetées les conclusions formées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C tendant au bénéfice de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à Me Lesueur.

Délibéré après l'audience du 6 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Toutain, président,

M. Aymard, premier conseiller,

M. David, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2025.

Le rapporteur,

F. Aymard

Le président,

E. Toutain

La greffière,

C. Yen Pon

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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