Requête de M. B..., ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de police du 1er août 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, les moyens invoqués étant dépourvus de toute précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2024, M. A... B..., représenté par Me Namigohar, demande au Tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet de police l’a obligé à quitter territoire français sans délai en fixant le pays de destination et l’a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux années ;
2°) d’enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 août 2024, le préfet de police, représenté par Me Cano, conclut au rejet de la requête.
Vu :
- la décision du 24 janvier 2025 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle présentée par M. B... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B..., ressortissant marocain, demande l’annulation de l’arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet de police l’a obligé à quitter territoire français sans délai en fixant le pays de destination et l’a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux années.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que (…) des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
3. La requête de M. B... ne comporte qu’une liste de six moyens qui ne sont manifestement assortis d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dès lors, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police.
Fait à Montreuil, le 26 mars 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.