Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La requête, enregistrée le 26 août 2024, ne comportait que huit moyens dépourvus de toute précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, le premier vice-président a prononcé le rejet par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 août 2024, M. B... A... demande au Tribunal d’annuler l’arrêté du 25 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux années.
Vu :
- la décision du 9 décembre 2024 constatant la caducité de la demande d’aide juridictionnelle présentée par M. A... ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., ressortissant tunisien, demande l’annulation de l’arrêté du 25 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant deux années.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…), les requêtes ne comportant que (…) des moyens qui (…) ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
3. La requête de M. A... ne comporte qu’une liste de huit moyens qui ne sont manifestement assortis d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé. Dès lors, elle peut être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête susvisée de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 11 mars 2025.
Le premier vice-président,
Signé
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.