LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2416942

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2416942

vendredi 14 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2416942
TypeDécision
Formation11ème Chambre (JU)

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 20 juin 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 27 novembre 2024, soit au-delà du délai de quinze jours prévu par les articles L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 777-3-1 du code de justice administrative. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens de fond soulevés par la requérante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2024, Mme C B, représentée par Me Goba, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé son transfert aux autorités portugaises, responsables de sa demande d'asile ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis ou au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Elle soutient que :

- la décision en litige est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;

- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière au motif que l'agent ayant pris ses empruntes n'a pas d'habilitation spéciale individuelle et personnelle exigée par la loi ;

- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors que l'intéressée n'a pas bénéficié de la remise des documents d'information y compris EURODACS, en méconnaissance de l'article 4 du règlement du 26 juin 2013 et de l'article R. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est intervenue au terme d'une procédure irrégulière dès lors que l'intéressée n'a pas bénéficié d'une information préalable à la prise d'empreintes, en méconnaissance de l'article 29 du règlement ;

- la décision en litige a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'article 4 de la Charte ;

- elle a méconnu les dispositions des articles L. 531-1 alinéa 3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement du 26 juin 2013.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis sollicite le rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive et, partant, irrecevable ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Khiat, premier conseiller, pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions prises en application du règlement (UE) n° 604/2013.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Khiat, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante ivoirienne, née le 16 février 1983, est entrée en France le 4 octobre 2023. Elle a présenté une demande d'asile enregistrée le 18 avril 2024 par la préfecture de la Seine-Saint-Denis. A l'issue de la procédure de détermination de l'Etat membre responsable de cette demande d'asile, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par un arrêté du 20 juin 2024, dont la requérante demande l'annulation pour excès de pouvoir, prononcé son transfert aux autorités portugaises.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis :

2. Aux termes de l'article L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté en litige : " I. -L'étranger qui a fait l'objet d'une décision de transfert mentionnée à l'article L. 572-1 peut, dans les conditions et délais prévus à la présente section, en demander l'annulation au président du tribunal administratif. () ". Aux termes l'article L. 572-5 du même code : " Lorsque la décision de transfert est notifiée sans assignation à résidence ou placement en rétention de l'étranger, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision. () ".

3. Aux termes du I de l'article R. 777-3-1 du code de justice administrative : " Conformément aux dispositions de l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une décision de transfert fait courir un délai de quinze jours pour contester cette décision. ". Aux termes de l'article R. 777-3-2 du même code : " Les délais de recours contentieux mentionnés à l'article R. 777-3-1 ne sont susceptibles d'aucune prorogation. ".

4. Il ressort des pièces du dossier, sans d'ailleurs que la requérante n'apporte de contestation sur ce point, que l'arrêté contesté daté du 20 juin 2024 a été notifié par voie administrative le même jour à Mme B. La notification de cet arrêté comporte la mention des voies et délais de recours. Or, la requête de Mme B n'a été enregistrée que le 27 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quinze jours qui lui était imparti en vertu des dispositions précitées. Il en résulte que la requête de Mme B est tardive et, par suite, irrecevable. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter l'ensemble des conclusions de la requête.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Goba, et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2025.

Le magistrat désigné,

Y. Khiat

La greffière

Mme A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522589

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d'accueil (CMA) notifié par l'OFII. Le tribunal a jugé que le directeur territorial de l'OFII à Bobigny était compétent pour signer la décision et que le refus des CMA était légal, car fondé sur le refus par le demandeur d'asile de la région d'orientation qui lui était proposée, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au défaut de motivation ou à un vice de procédure, ont été écartés.

25/03/2026

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522614

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision contestée était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen individualisé de la situation du requérant, notamment via une évaluation de vulnérabilité. Les textes principaux appliqués sont les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

25/03/2026

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522044

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à la fille de la requérante. Le juge a retenu que la décision était entachée d’un vice de procédure, notamment au regard de l’absence de preuve de la réalisation d’un entretien d’évaluation de la vulnérabilité, tel que prévu par les articles L. 522-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’administration a été enjoint de prendre une nouvelle décision dans un délai d’un mois.

25/03/2026

TA93Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522890

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de l'OFII de lui octroyer des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, notamment au regard du délai tardif de dépôt de la demande d’asile, et que la procédure d’évaluation avait été régulièrement conduite. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

25/03/2026

← Retour aux décisions