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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2418184

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2418184

mercredi 26 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2418184
TypeDécision

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme C tendant à obtenir un titre de séjour était devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de sa requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré une autorisation provisoire de séjour le 13 janvier 2025. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 décembre 2024, Mme B C, représentée par Me Le Moral Renaudeau, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 25 euros par jour de retard, ou, à défaut, de lui enjoindre de lui délivrer une convocation pour un rendez-vous sous quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de la Seine-Saint-Denis) la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet sur la requête de Mme C.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () : 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761 1 () ; ".

Sur les conclusions à fin d'injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que le 13 janvier 2025, soit postérieurement à l'introduction de sa requête, les services préfectoraux ont délivré à Mme C une autorisation provisoire de séjour. Il en résulte que les conclusions de sa requête aux fins d'injonction sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (le préfet de la Seine-Saint-Denis) une somme de 800 euros à verser à Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme C.

Article 2 : L'Etat (le préfet de la Seine-Saint-Denis) versera une somme de 800 euros à Mme B C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au Ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 26 mars 2025.

Le juge des référés,

M. A

La République mande et ordonne au Ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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