Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour obtenir un rendez-vous et un titre provisoire de séjour afin d'enregistrer sa demande de changement de statut. Le tribunal a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré une convocation à l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, rendant les conclusions principales sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice, faute de justificatifs.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 septembre 2025 et 9 octobre 2025, Mme A... B..., demande au juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous afin d’enregistrer sa demande de changement de statut ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, ou à défaut un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’État (préfet de la Seine-Saint-Denis) de lui verser une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que sa demande est urgente, utile et n’est pas susceptible de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Israël, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».
Le préfet de la Seine-Saint-Denis a, postérieurement à l’enregistrement de la requête, délivré à l’intéressée le 1er octobre 2025 une convocation pour le dépôt de son dossier de changement de statut le 27 octobre 2025. Dès lors, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées dans sa requête introductive au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet et il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
Par ailleurs, la requérante qui n’est pas représentée par un avocat, ne soutient ni même ne démontre avoir exposé des frais au titre de l’instance. Dès lors, il n’y a pas lieu de mettre à la charge l’Etat une somme au titre des frais du litige.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B... au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 25 novembre 2025.
Le juge des référés,
M. Israël
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.