mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1904080 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | ELBAZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 mars 2019 et 27 août 2020, M. B A, représenté par Me Elbaz, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2012 à 2014 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les nombreuses démarches effectuées en vue de récupérer les pièces comptables de l'ensemble des sociétés du groupe familial A, détenues par le cabinet comptable assurant la tenue de la comptabilité de ces sociétés au titre des années en litige, sont demeurées infructueuses, ce qui est assimilable à un cas de force majeur ;
- sur la base de l'exploitation des documents transmis, le 31 mars 2017, par l'ancien cabinet comptable du groupe familial A, l'expert-comptable, qui a succédé à ce cabinet, a établi des attestations accompagnées de pièces comptables justificatives, certifiant l'origine des virements qu'il a reçus de diverses sociétés du groupe familial ;
- au titre de l'année 2012, les crédits bancaires de 3 000 euros du 31 mai 2012 et de 7 000 euros du 5 juillet 2012, provenant de la société civile immobilière (SCI) Café 33 NDN, ont été taxés à hauteur d'une somme de 9 648 euros, après déduction d'une somme de 352 euros déjà prise en compte dans sa déclaration, dans la catégorie des revenus fonciers, alors que, pour son frère, Raphaël A, ces crédits ont été qualifiés de revenus d'origine indéterminés ; aucun élément comptable n'a été communiqué par l'ancien expert-comptable du groupe familial pour expliquer ces crédits bancaires ;
- en qualifiant les crédits perçus au titre des années 2013 et 2014 des sociétés civiles immobilières (SCI) Café 33 NDN, Credo et Boutique 8 bis Congrès, dont il est associé, de revenus d'origine indéterminée, l'administration fiscale a commis un détournement de procédure et une erreur de droit dès lors que l'administration fiscale n'a pas recherché si les sommes en cause provenaient d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux de ces SCI ;
- les crédits constatés en 2013 provenant de la SCI Café 33 NDN, taxés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, proviennent de transferts de fonds réalisés par la SCI Credo, dont il est également associé ;
- le versement du 29 janvier 2013 d'un montant de 10 000 euros, provenant de la SCI Café 33 NDN, est imputé comptablement dans le compte courant de sa mère et correspond probablement à un versement en sa faveur ; le versement du 17 juillet 2013 d'un montant de 3 500 euros correspond à un remboursement de compte courant imputé comme tel en comptabilité, laissant son compte courant créditeur ; le virement de 2 300 euros du 16 juillet 2013 correspond à un remboursement de son compte courant qui est devenu débiteur à hauteur de 1 800 euros, ce débit ayant été régularisé en fin d'exercice par un versement de sa mère au titre d'un prêt existant entre eux ;
- le crédit constaté en 2013 provenant de la SCI Credo, taxé dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, est relatif à la vente d'éléments d'actif de cette société ;
- le crédit du 20 novembre 2013 d'un montant de 6 500 euros provenant de la SCI Credo correspond à un prélèvement sur la quote-part des résultats de la société qui lui a été affectée ;
- le versement du 26 septembre 2014, d'un montant de 3 000 euros, provenant de la SCI Boutique 8 bis Congrès correspond à un prélèvement sur sa quote-part des résultats de la société, effectué depuis son compte courant d'associé ;
- les crédits divers constatés les 18 février 2013, 25 novembre 2013, 25 mars 2014, 2 avril 2014, 14 mai 2014 et 9 juillet 2014, taxés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, sont relatifs à des remboursements de divers organismes, les libellés figurant sur les comptes étant suffisamment explicites pour établir qu'il ne s'agit pas de revenus imposables ;
- pour les autres crédits divers, les recherches de justificatifs sont en cours ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas justifiées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 septembre 2019 et 19 avril 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement prononcé en cours d'instance pour un montant total de 12 044 euros, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle fait valoir que :
- les conclusions à fin de décharge des impositions en litige sont devenues sans objet à hauteur d'une somme de 12 044 euros, correspondant au dégrèvement des pénalités prévues par les articles 1729 et 1758-A du code général des impôts, prononcé en cours d'instance ;
- pour le surplus, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public,
et les observations de Me Olivier Elbaz, substituant Me Thierry Elbaz, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle au titre des années 2012 à 2014. Par une proposition de rectification du 6 novembre 2015, relative à l'année 2012, l'administration fiscale lui a notifié, selon la procédure contradictoire, différentes rectifications en matière de revenus fonciers et de bénéfices non commerciaux, générant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, assortis de pénalités. Par une seconde proposition de rectification du 19 avril 2016, l'administration fiscale lui a notifié, au titre des années 2013 et 2014, différentes rectifications dans les catégories des traitements et salaires, des revenus de capitaux mobiliers et des revenus fonciers, selon la procédure contradictoire, et dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, selon la procédure de taxation d'office, générant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, assortis de pénalités. Les impositions correspondantes ont été mises en recouvrement le 29 avril 2016 et 19 juillet 2016. La réclamation de M. A en date du 3 février 2017 a donné lieu à une décision d'admission partielle en date du 9 octobre 2017. La seconde réclamation de l'intéressé en date du 21 juin 2018 a fait l'objet d'une décision de rejet en date du 8 février 2019. A l'appui de sa requête, M. A demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux restant à sa charge au titre des années 2012 à 2014.
Sur l'étendue du litige :
2. Par une décision du 11 septembre 2019, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise a prononcé le dégrèvement des pénalités dont les droits en litige ont été assortis pour un montant total de 12 044 euros. Les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin de décharge des impositions restant en litige :
En ce qui concerne les revenus fonciers de l'année 2012 :
3. En premier lieu, si M. A soutient qu'en imposant les crédits provenant de la SCI Café 33 NDN, soumise au régime des sociétés de personnes, selon la procédure de taxation d'office, le service vérificateur a commis un détournement de procédure, il résulte de l'instruction que les rectifications opérées au titre de l'année 2012 dans la catégorie des revenus fonciers ont été notifié à l'intéressé après mise en œuvre de la procédure de rectification contradictoire. Par suite, le moyen soulevé par le requérant ne peut qu'être écarté comme inopérant.
4. En second lieu, M. A soutient qu'au titre de l'année 2012, les crédits bancaires de 3 000 euros du 31 mai 2012 et de 7 000 euros du 5 juillet 2012, provenant de la SCI Café 33 NDN, ont été taxés à hauteur d'une somme de 9 648 euros, après déduction d'une somme de 352 euros déjà prise en compte dans sa déclaration, dans la catégorie des revenus fonciers, alors que, pour son frère, Raphaël A, ces crédits ont été qualifiés de revenus d'origine indéterminés. Toutefois, une telle circonstance est sans incidence sur le bien-fondé des impositions correspondantes, le requérant, qui précise qu'il ne dispose d'aucun élément comptable pour expliquer ces crédits bancaires, ne contestant pas sérieusement que les sommes qu'il a perçues de cette SCI au titre de l'année 2012 avaient le caractère de revenus fonciers imposables.
En ce qui concerne les revenus d'origine indéterminée des années 2013 et 2014 :
S'agissant du détournement de procédure et de la charge de la preuve :
5. Aux termes de l'article L. 69 du même livre : " () sont taxés d'office à l'impôt sur le revenu les contribuables qui se sont abstenus de répondre aux demandes d'éclaircissements ou de justifications prévues à l'article L. 16 ". Aux termes de l'article L. 193 du même livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
6. D'une part, M. A soutient que l'administration ne pouvait imposer entre ses mains dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée les sommes provenant des sociétés civiles immobilières (SCI) soumises au régime des sociétés de personnes, dont il est associé, sans rechercher si ces sommes proviennent d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux. Toutefois, alors que l'administration lui a demandé de fournir des explications quant à la nature et l'origine des sommes perçues des SCI dont il est associé, sur le fondement de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales, M. A n'a pas répondu aux demandes d'éclaircissement et de pièces justificatives qui lui ont été adressées par le service et n'a fourni aucune élément permettant d'établir que les sommes en cause correspondaient à des sommes inscrites au crédit des comptes courants d'associé ouverts dans les comptes de ces SCI ou à des prélèvements sur les résultats sociaux. Ainsi, en l'absence de tout justificatif sur la cause et la nature des versements émanant de ces SCI, l'administration fiscale pouvait mettre en œuvre la procédure de taxation d'office prévue par l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, sans avoir à rechercher si les sommes en cause provenaient d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux de ces sociétés. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en imposant ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, l'administration fiscale aurait commis un détournement de procédure ou une erreur de droit. D'autre part, dès lors que le service vérificateur a pu régulièrement mettre en œuvre la procédure de taxation d'office, prévue par l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, pour réintégrer au revenu imposable de M. A au titre des années 2013 et 2014 des crédits bancaires injustifiés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, le requérant supporte la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions supplémentaires mises à sa charge à raison de ces rectifications, en application des dispositions précitées de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales.
S'agissant du bien-fondé des rehaussements dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée :
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'au cours de l'examen contradictoire de la situation fiscale personnelle de M. A, le service vérificateur a constaté qu'au cours des années 2013 et 2014, le requérant avait encaissé sur son compte bancaire plusieurs crédits bancaires injustifiés, émanant notamment de SCI dont il était associé, en l'occurrence les SCI Café 33 NDN, Credo et Boutique 8 bis Congrès. Lors du débat contradictoire, M. A n'a pas répondu aux demandes d'éclaircissement et de pièces justificatives qui lui ont été adressées par le service et n'a produit aucun élément pour justifier de la nature et de la cause de ces versements. Il résulte également de l'instruction que les SCI concernées n'ont pas répondu aux droits de communication exercées par le service vérificateur en vue d'obtenir des éléments justificatifs. En conséquence, l'administration fiscale a imposé ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
8. D'une part, si M. A se prévaut de la défaillance du cabinet comptable assurant la tenue de la comptabilité des sociétés du groupe familial A au titre des années en litige et des démarches entreprises en vue de récupérer les pièces comptables de l'ensemble des sociétés, et en particulier celles des SCI Café 33 NDN, Credo et Boutique 8 bis Congrès, il résulte de l'instruction que les documents produits par le requérant pour attester de ces difficultés et démarches, sont tous postérieurs à la clôture des opérations de contrôle. En outre, l'administration fiscale fait valoir, sans être contestée sur ce point, qu'au cours de l'examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle, M. A n'a pas fait état de ces difficultés pour expliquer son incapacité à produire les éléments justificatifs sollicités. Par ailleurs, si par une ordonnance du 10 mars 2017, le tribunal de commerce de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'ancien comptable des sociétés du groupe A de restituer l'intégralité des pièces et documents afférents aux comptes de ces sociétés, cette ordonnance a été infirmée par un arrêt de la Cour d'appel de Paris en date du 8 juin 2018. À cet égard, il ressort de cet arrêt que les documents comptables en cause ont été restitués au nouveau comptable des sociétés du groupe A dès le 31 mars 2017 et que l'existence d'un trouble manifestement illicite qui résulterait de ce que l'ancien comptable aurait conservé par devers lui des documents qui auraient vocation à être restitués aux sociétés n'était pas établi.
9. D'autre part, si le requérant a produit, le 27 août 2020, des attestations, établies par le nouvel expert-comptable des sociétés du groupe A, ainsi que des extraits de la comptabilité des SCI Café 33 NDN, Credo et Boutique 8 bis Congrès pour établir la nature et la cause des crédits bancaires taxés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, il ressort des termes mêmes de ces attestations en date du 23 février 2020, qu'elles ont été établies sur la base d'éléments comptables qui ont été transmis par l'ancien expert-comptable du groupe familial au nouvel expert-comptable le 31 mars 2017. À cet égard, le requérant n'apporte aucune explication sur les raisons pour lesquelles il ne s'est pas prévalu de ces pièces comptables avant le 27 août 2020, date de leur production dans le cadre de la présente instance, alors au demeurant qu'il faisait valoir dans sa requête introductive d'instance, enregistrée le 31 mars 2019, soit postérieurement à la date de remise des documents comptables au nouvel expert-comptable du groupe familial, qu'il ne disposait d'aucune pièce comptable justificative. Dans ces conditions, il n'est pas démontré que les éléments comptables, produits pour la première fois le 27 août 2020, n'auraient pas été établis postérieurement aux périodes d'imposition en litige. Ainsi, les attestations produites et les éléments comptables joints ne présentent pas de valeur probante suffisante.
10. En deuxième lieu, M. A soutient, dans le dernier état de ses écritures, que le versement du 29 janvier 2013 d'un montant de 10 000 euros, provenant de la SCI Café 33 NDN, est imputé comptablement dans le compte courant de sa mère et correspond probablement à un versement en sa faveur, que le versement du 17 juillet 2013 d'un montant de 3 500 euros correspond à un remboursement de compte courant imputé comme tel en comptabilité, laissant son compte courant créditeur, et que le virement de 2 300 euros du 16 juillet 2013 correspond à un remboursement de son compte courant qui est devenu débiteur à hauteur de 1 800 euros, ce débit ayant été régularisé en fin d'exercice par un versement de sa mère au titre d'un prêt existant entre eux. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 9 du présent jugement, l'attestation de l'expert-comptable du groupe A en date du 23 février 2020 et les éléments comptables joints ne présentent pas de valeur probante suffisante et ne permettent pas d'établir la cause et la nature des versements émanant de la SCI Café 33 NDN. En outre, il résulte de l'instruction que, dans sa requête introductive d'instance, M. A faisait valoir que les crédits provenant de la SCI Café 33 NDN correspondaient à des transferts de fonds réalisés par la SCI Credo, dont il est également associé. Dans ces conditions, au regard de l'absence de valeur probante des justificatifs produits et des explications contradictoires de l'intéressé, M. A ne justifie pas du caractère non imposable des crédits émanant de la SCI Café 33 NDN.
11. En troisième lieu, M. A soutient, dans le dernier état de ses écritures, que le crédit du 20 novembre 2013 d'un montant de 6 500 euros provenant de la SCI Credo correspond à un prélèvement sur la quote-part des résultats de la société qui lui a été affectée. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 9 du présent jugement, l'attestation de l'expert-comptable du groupe A en date du 23 février 2020 et les éléments comptables joints ne présentent pas de valeur probante suffisante et ne permettent pas d'établir la cause et la nature du versement émanant de la SCI Credo. En outre, il résulte de l'instruction que, dans sa requête introductive d'instance, M. A faisait valoir que le crédit provenant de la SCI Credo correspondait à la vente d'éléments d'actif de cette société. Dans ces conditions, au regard de l'absence de valeur probante des justificatifs produits et des explications contradictoires de l'intéressé, M. A ne justifie pas du caractère non imposable du crédit émanant de la SCI Credo.
12. En quatrième lieu, M. A soutient que le versement du 26 septembre 2014, d'un montant de 3 000 euros, provenant de la SCI Boutique 8 bis Congrès correspond à un prélèvement sur sa quote-part des résultats de la société, effectué depuis son compte courant d'associé. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 9 du présent jugement, l'attestation de l'expert-comptable du groupe A en date du 23 février 2020 et les éléments comptables joints ne présentent pas de valeur probante suffisante et ne permettent pas d'établir la cause et la nature du versement émanant de la SCI Boutique 8 bis Congrès. Dans ces conditions, M. A ne justifie pas du caractère non imposable du crédit émanant de la SCI Boutique 8 bis Congrès.
13. En cinquième lieu, M. A n'apporte aucun élément permettant d'établir que les sommes provenant des SCI dont il était associé, taxés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, auraient déjà été taxées dans la catégorie des revenus fonciers.
14. En sixième et dernier lieu, d'une part, si M. A soutient que les crédits divers constatés les 18 février 2013, 25 novembre 2013, 25 mars 2014, 2 avril 2014, 14 mai 2014 et 9 juillet 2014, taxés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, sont relatifs à des remboursements de divers organismes, les seuls libellés des opérations figurant sur ses comptes bancaires ne sont pas suffisamment précis pour établir la nature et la cause des versements en cause. D'autre part, si le requérant fait valoir que, pour les autres crédits divers, les recherches de justificatifs sont en cours, il n'a apporté aucune explication ni aucun élément de nature à établir que les sommes correspondantes ne seraient pas imposables.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des impositions restant en litige.
Sur les frais liés au litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à la décharge des pénalités dont les impositions en litige ont été assortis.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Amazouz, premier conseiller,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
signé
S. AmazouzLe président,
signé
T. BertonciniLa greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Conseil d'État — N° 507200
**Solution rendue** : Le Conseil d'État rejette le pourvoi de la métropole du Grand Nancy. **Motif principal** : Aucun moyen sérieux n'est retenu, la cour administrative d'appel ayant correctement qualifié la voie d'accès d'équipement public et suffisamment motivé sa décision. **Portée** : Confirmation de la condamnation de la métropole à rembourser les frais de voirie et de signalisation imposés au pétitionnaire.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 506535
Le Conseil d’État a rejeté la requête de M. B... contre la sanction de l’AFLD. Il a jugé que la procédure était régulière et que la sanction de quatre ans était proportionnée. Cette décision confirme la rigueur de la lutte antidopage en France.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 504834
Le Conseil d'État rejette le pourvoi de M. B... contre l'ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille. Aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de droit, dénaturation des pièces) n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi. La décision confirme que la requête était manifestement dépourvue de fondement sérieux.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 508061
08/04/2026