vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2103326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | HARMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 mars 2021, 18 février, 21 juillet et 21 novembre 2022, M. C et Mme A, représentés par Me Harmand, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel la commune de Meudon a refusé leur demande de permis de construire n°PC 92 048 20 0019, ensemble la décision du 12 janvier 2021 par laquelle la commune de Meudon a rejeté leur recours gracieux du 17 novembre 2020 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Meudon, à titre principal, de délivrer le permis de construire demandé et, à titre subsidiaire, de procéder à une nouvelle instruction de la demande de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Meudon une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une illégalité externe tirée du défaut de motivation de la décision de refus de permis de construire ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance des articles UD 6-5-3 et 6-5-4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article UD 7-1-4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article UD 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de la méconnaissance de l'article L. 152-2 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur de droit tirée de ce que le projet aurait été considéré à tort comme une construction nouvelle.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 janvier, 5 juillet 2022, 14 octobre et 28 novembre 2022, la commune de Meudon, représentée par Me Cassin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. C et de Mme A une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ausseil ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public ;
- les observations de Me Harmand, représentant M. C et Mme A ;
- et les observations de Me Menesplier, représentant la commune de Meudon.
Considérant ce qui suit :
1. Le 19 mai 2020, M. D C a déposé auprès de la commune de Meudon une demande de permis de construire pour la surélévation et l'isolation thermique extérieure d'une maison individuelle située 52 bis rue de Paris à Meudon. Par un arrêté du 5 octobre 2020, la commune de Meudon a rejeté cette demande. Par un courrier du 17 novembre 2020, M. C et Mme B A ont formé un recours gracieux rejeté le 12 janvier 2021. M. C et Mme A demandent l'annulation de ces deux décisions.
Sur les concluions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ".
3. Si les requérants font valoir que les décisions attaquées méconnaitraient les dispositions précitées en tant que la commune de Meudon se fonderait dans la réponse au recours gracieux sur de nouveaux motifs tirés, d'une part, de ce que le pouvoir de l'autorité d'urbanisme de déroger aux règles d'urbanisme dans les cas prévus à l'article L. 152-2 du code de l'urbanisme serait un pouvoir discrétionnaire et, d'autre part, que le projet contesté ne concernerait pas une construction existante, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces éléments de réponse au recours gracieux comptent parmi les motifs des décisions attaquées. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon : " () Par rapport aux autres voies publiques et privées et aux emprises publiques (hormis les emprises ferroviaires): / 6-3-1 - Dans tous les cas prévus à l'article 6-3, la construction devra respecter la règle d'implantation suivante: / La distance comptée perpendiculairement et horizontalement de tout point du bâtiment à construire au point le plus proche de l'alignement opposé, doit être au moins égale à la différence d'altitude entre ces deux points (H = L). () / 6-5-4 - La mise en œuvre d'une isolation par l'extérieur des façades ou de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades réalisés sur une construction existante à la date d'approbation de la modification n°4 du PLU (le 17/12/2015) régulièrement édifiée, qui ne respecteraient pas les règles définies aux articles 6-2, 6-3-1, 6-3-3, 6-4-2 ci-dessus peuvent être autorisés dans les limites suivantes : / - Le non-respect de la règle d'implantation ne devra pas dépasser 0,30 m, / - L'isolation ne devra pas déborder sur le domaine public. / Il doit être veillé à la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant ". Il résulte de ces dispositions qu'une construction régulièrement édifiée avant le 17 décembre 2015 peut faire l'objet d'une isolation par l'extérieur des façades dès lors que la méconnaissance des règles d'implantation ne dépasse pas 0,30 mètres, nonobstant l'éventuelle méconnaissance des règles définies aux articles 6-2, 6-3-1, 6-3-3, 6-4-2 du règlement du plan local d'urbanisme.
5. D'une part, il est constant que la construction existante a été édifiée avant le 17 décembre 2015. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que l'altitude du faîtage de la construction existante au droit de la façade Nord du bâtiment est de 80,98 NGF et celle de l'alignement opposé de la sente piétonne est de 73,61 NGF, soit une différence d'altitude de 7,3 mètres pour une distance horizontale de 3,98 mètres entre ces deux points. Enfin, le projet qui prévoit la surélévation, pour isolation des façades par l'extérieur, du faîtage à 81,28 NGF, pour une distance horizontale à la sente opposée inchangée, ne modifie l'application de la règle de prospect fixée à l'article 6-3-1 que dans les limites de la possibilité de dérogation créée par l'article 6-5-4 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le motif de refus de permis de construire tiré de ce que les règles de l'article 6-3-1 du règlement du plan local d'urbanisme seraient méconnues par le projet en ce qui concerne l'altitude du faîtage est entaché d'une erreur de droit. Le moyen doit donc être accueilli.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article UD 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon : " () Dans une bande de 25 m, calculée perpendiculairement à partir de l'alignement de la voie publique ou privée ou de l'emprise publique tels que définis aux articles 6.0 et 6.1 () Les constructions peuvent s'implanter en retrait d'une ou des limites séparatives, qu'elles joignent ou non l'alignement, et devront s'écarter de ces limites conformément aux règles définies ci-dessous, qui devront être respectées simultanément. Dès lors que cette façade () ou toiture comporte au moins une baie principale (), la distance comptée perpendiculairement et horizontalement de tout point de la construction (façade, toiture, ou les garde-corps et acrotères des terrasses accessibles) au point le plus proche de la limite séparative situé sur le terrain existant du fond voisin, doit être au moins égale à la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 8 mètres (). 7-1-4 - Les constructions doivent être implantées en retrait de la ou des limites de fond dans les conditions prévues à l'article 7-1-3 à l'exception du cas suivant : / Les constructions sont autorisées sur une ou plusieurs limites de fond si : / La construction d'un bâtiment annexe et indépendant si sa hauteur maximum ne dépasse pas à l'égout 2,60 mètres par rapport au point le plus haut du terrain existant mesuré au droit de la façade concernée. Dans ce cas, la pente de toiture devra être inférieure ou égale à un angle de 45° (). / Tout bâtiment existant avant le 18 janvier 1980, date de publication du premier POS, dont l'implantation ne respecte pas cet article 7 et ne résulterait pas de l'effet d'une division en propriété ou en jouissance intervenue postérieurement à cette date, pourra faire l'objet d'une surélévation ou d'une extension dans le prolongement des murs existants. Les articles autres que l'article 7 du présent règlement devront être respectés () ".
7. D'une part, en ce qui concerne le bâtiment principal, il est constant que la construction existante a été édifiée avant le 18 janvier 1980 et peut, à ce titre, faire l'objet d'une surélévation dans le prolongement des murs existants. Par suite, la commune de Meudon a commis une erreur de droit en opposant la méconnaissance de l'article UD 7 du règlement du plan local d'urbanisme à la demande de permis de construire concernant le bâtiment principal.
8. D'autre part, en ce qui concerne le bâtiment annexe ayant la fonction d'abri de jardin, implanté en limite séparative Sud de la parcelle, il ressort des pièces du dossier que le bâtiment existant est d'une hauteur de 2,82 mètres, supérieure à la limite maximale de 2,60 mètres fixée à l'article UD 7-1-4 du règlement du plan local d'urbanisme. Or, le plan de masse annexé à la demande de permis de construire mentionne une surélévation du bâtiment portant sa hauteur à 2,92 mètres et aggravant ainsi la méconnaissance des dispositions de l'article UD 7-1-4. Si les requérants font valoir que cette information résulterait d'une simple erreur matérielle qui aurait été signalée dans le cadre du recours gracieux, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un nouveau dossier de demande de permis de construire corrigeant cette erreur aurait été déposé. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 7 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne le bâtiment annexe doit dès lors être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article UD 9-1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon " () L'emprise au sol des constructions sur une unité foncière ne pourra excéder dans les sous- secteurs suivants : a, b / () 50% () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 9-2 du même règlement : " 9-2 - Les unités foncières existantes avant la date de publication du P.O.S. rendu public le 18 janvier 1980, bénéficient de la possibilité d'une emprise prévue à l'article UD 9-1, majorée de 20%, dans la limite de 120 m² d'emprise (existante + projetée) ".
10. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, la parcelle sur laquelle s'implante le projet est une unité foncière, existant au 18 janvier 1980, d'une superficie de 199 m² et, d'autre part, que l'emprise au sol du projet litigieux est de 101,5 m² pour une emprise maximum autorisée de 119,4 m². Par suite, la commune de Meudon a commis une erreur de droit en opposant la méconnaissance de l'article UD 9 du règlement du plan local d'urbanisme à la demande de permis de construire.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article UD a 13 A du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Meudon " () Tout projet de construction entraine l'obligation de traiter en espace vert dans les sous-secteurs suivants :/ () a,b / () 40% / () au moins de la superficie du terrain () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 9-2 du même règlement : " 9-2- Les unités foncières existantes avant la date de publication du P.O.S. rendu public le 18 janvier 1980, bénéficient de la possibilité d'une emprise prévue à l'article UD 9-1, majorée de 20%, dans la limite de 120 m2 d'emprise (existante + projetée) ".
12. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse, que le projet comprend une superficie en terre plantée de 77 m². Si les requérants font valoir que cette information résulterait d'une simple erreur matérielle qui aurait été signalée dans le cadre du recours gracieux, il ne ressort pas des pièces du même dossier que les pétitionnaires auraient déposé un nouveau dossier de demande de permis de construire corrigeant cette erreur. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD a 13 A du règlement du plan local d'urbanisme doit donc être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
14. Pour apprécier si un projet de construction porte atteinte, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, au caractère des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence autres que ceux mentionnés par cet article.
15. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet contesté est situé en retrait de la voierie principale, dans une zone pavillonnaire de Meudon comprenant à la fois des habitats individuels et collectifs d'architecture hétérogène, de style traditionnel ou contemporain, avec des matériaux divers comprenant la pierre meulière, le béton et différents types de bardages.
16. D'autre part, il ressort des pièces de ce dossier que le projet en litige prévoit la surélévation et la rénovation de l'aspect extérieur d'une villa, en lien avec un projet d'isolation thermique, par le biais de bardages en bois et en zinc et la création d'un toit terrasse. En outre, il ressort des mêmes pièces que ce projet, situé en retrait de la voirie principale et desservi par une venelle, ne sera que peu visible depuis la voie publique et que la villa projetée se caractérise par un gabarit comparable aux autres constructions de la zone et par l'usage de matériaux similaires à des constructions avoisinantes. Dans ces conditions, le projet n'est pas de nature à porter une atteinte à l'intérêt ou au caractère du site et des lieux avoisinants au sens de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Par suite, le maire de la commune de Meudon a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
17. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision de refus de permis de construire serait fondée sur l'article L. 152-2 du code de l'urbanisme.
18. Il résulte de l'instruction que l'autorité administrative aurait pris la même décision de refus de permis de construire en se fondant sur les seuls motifs tirés de la méconnaissance des articles UD7 et UDa 13 A du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, les conclusions des requérants tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Meudon a refusé leur demande de permis de construire n°PC 92 048 20 0019, ensemble la décision du 12 janvier 2021 rejetant leur recours gracieux, doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions à fin d'injonction de cette même requête.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par les requérants soit mise à la charge de la commune de Meudon, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants une somme à verser à la commune de Meudon sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Meudon présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Mme B A et à la commune de Meudon.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024 , à laquelle siégeaient :
- M. Buisson, président ;
- M. Ausseil, conseiller ;
- Mme L'Hermine, conseillère ;
assistés de Mme Duroux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
M. Ausseil
Le président,
signé
L. BuissonLa greffière,
signé
C. Duroux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103326
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026